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Journal en français facile 15/04/2018 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Édouard du Penhoat : Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel, merci d’avoir choisi RFI. Soyez les bienvenues dans ce Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Édouard, bonsoir à tous.

ÉDP : Le retour à la diplomatie, en Syrie : les Français, les Britanniques et les Américains veulent de nouveau négocier la paix avec Bachar el-Assad. Une résolution dans ce sens va être déposée demain à l’ONU, plus de deux jours après les frappes internationales contre les sites chimiques syriens. « Ça n’était pas une déclaration de guerre », dit le président français. Emmanuel Macron assure ce soir que l’opération militaire est un succès. À suivre encore, l’armée israélienne assure qu’un tunnel clandestin a été détruit près de sa frontière avec la bande de Gaza. Le tunnel était creusé non loin de l’endroit où se réunissent depuis deux semaines plusieurs milliers de Palestiniens.

SB : Et enfin dans dix minutes on retrouvera en direct Thomas de Saint-Léger depuis le stade du Parc des princes, le Paris Saint-Germain est en train de filer sans obstacle vers le titre de champion de France de football. Après les frappes militaires menées en Syrie, les pays occidentaux veulent désormais remettre en avant la diplomatie.

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ÉDP : Les frappes ne sont pas amenées à se répéter tout de suite. Voilà ce que semblent dire plusieurs chancelleries occidentales. Dès demain, la France doit proposer une résolution au conseil de sécurité des Nations Unies, elle est soutenue par la Grande-Bretagne et par les États-Unis. Les trois pays veulent convaincre la Syrie de négocier la paix, mais l’objectif, déjà, semble très difficile à atteindre Léa Duperrin.

Une chose est sûre : les négociations s’annoncent compliquées. La résolution, portée par la France et soutenue par le Royaume-Uni et les États-Unis doit être présentée lundi. Le texte propose notamment un cessez-le-feu et exige de Damas la relance des négociations avec les rebelles. Un dernier point, sensible, aborde la création d’un organisme indépendant pour enquêter sur l’arsenal chimique du régime syrien. Mais il faudra pour cela convaincre la Russie, fermement opposée, qui a déjà usé de son droit de veto sur le sujet. Pendant ce temps-là, le président syrien Bachar el-Assad continue de dénoncer les frappes occidentales qu’il qualifie d’« agressions ». Du côté de la coalition occidentale, chacun a su remplir son rôle. Mais c’est désormais une autre partie qui se joue. Paris, Londres et Washington doivent rester unis. La France veut à tout prix éviter une escalade de la violence. Le président Emmanuel Macron sera en visite à Moscou au mois de mai avec un objectif : faire pression sur la Russie pour convaincre Damas de s’ouvrir aux négociations.

ÉDP : Le terrain d’entente avec Moscou pourrait être d’autant plus difficile à trouver que les États-Unis préparent de nouvelles sanctions contre la Russie. Déclaration tout à l’heure de l’ambassadrice américaine à l’ONU. Nikki Haley confirme que de nouveaux intérêts économiques russes vont être visés, des entreprises soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien. Le secrétaire au Trésor Steve Mnunchin pourrait en dire davantage dès demain matin. Lui aussi est très critique envers l’attitude des Russes, le président français Emmanuel Macron. Il donne ce soir un long entretien où il revient sur la manière dont les frappes ont été décidées, sans que la Russie ait son mot à dire. Pour le chef de l’état, Moscou porte en effet une grande responsabilité sur la situation qui règne dans le pays.

« Les Russes ont, en novembre 2017, bloqué le mécanisme d’attribution de l’Organisation internationale de lutte contre les armes chimiques, ne permettant plus à la communauté internationale de s’organiser ! Ils l’ont “impuissantée” » ! Donc, ils sont complices, Emmanuel Macron ? « Bien sûr qu’ils sont complices. Je l’ai dit, et j’ai eu Vladimir Poutine le matin. Ils n’ont pas, eux, utilisé le chlore, mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’armes chimiques ». Ils sont donc complices, c’est ce que vous avez dit à Vladimir Poutine ? « C’est ce que je lui ai dit, je lui ai dit que par le non-respect de la résolution des Nations unies, manifeste, nous mettions en situation la communauté internationale de ne plus faire respecter le droit humanitaire en Syrie. »

ÉDP : Emmanuel Macron tout à l’heure sur BFMTV et sur Mediapart.

SB : Quant aux frappes proprement dites, le président français déclare que l’opération militaire était une réussite, et que les capacités de production d’armes chimiques par la Syrie ont été détruites. Il ne s’agit pas pour autant d’une « déclaration de guerre », dit-il, au régime de Bachar el-Assad.

ÉDP : Enfin et pour refermer ce sujet, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a commencé ses travaux à Damas. Elle enquête sur cette attaque chimique justement qui a causé la riposte militaire internationale. Les experts de l’OIAC ont reçu ce matin des officiels du régime de Damas.

SB : Un tunnel clandestin entre la bande de Gaza et Israël aurait été mis hors d’usage par l’armée israélienne.

ÉDP : C’est ce qu’elle a annoncé aujourd’hui, la destruction de ce tunnel qui aurait été construit par le Hamas pour relier la bande de Gaza et le territoire israélien. Ce serait en tout cas le 8e tunnel détruit en 6 mois, alors qu’à la frontière justement, la tension est toujours aussi importante. RFI à Jérusalem, Guilhem Delteil.

L’entrée du tunnel se trouve dans le secteur de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza et le tracé le fait passer à proximité de l’un des cinq « camps du retour » installés par les organisateurs de la Grande Marche entamée le 30 mars dernier, dit l’armée israélienne. Mais la construction de cette infrastructure n’est pas liée à ce qu’Israël voit comme des tentatives d’attaque de sa frontière sous couvert des manifestations. Elle avait commencé après la dernière guerre, en 2014, affirme l’un des porte-parole de l’armée, précisant qu’Israël surveillait l’avancée de ce tunnel. La construction n’était pas terminée : le tunnel n’avait pas encore de sortie. Mais il avait atteint le territoire israélien. Et ce week-end, l’armée a décidé de le combler avec des matériaux qui le rendent inutilisable. Il s’agissait du tunnel « le plus long et le plus profond » s’est réjoui le ministre de la Défense, Avigdor Libermann : il faisait plusieurs kilomètres de long selon les estimations de l’armée. A l’ouverture du Conseil des ministres ce dimanche, le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a affirmé qu’Israël « continuera à lutter contre les menaces souterraines ». Le gouvernement a d’ailleurs lancé la construction d’un mur souterrain avec la bande de Gaza pour empêcher les incursions sur le territoire israélien. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

SB : Paris, 22h06, prenons la direction du Parc des princes !

ÉDP : Voilà un peu plus d’une heure que le PSG reçoit Monaco. C’est évidemment du football, 33e journée de Ligue 1. Thomas de Saint-Léger vous êtes en direct avec nous, Paris peut être champion de France dès ce soir. C’est très très bien parti Thomas !

Oui Édouard, je crois qu’on peut le dire sans trop prendre de risques. Comme Manchester City en Angleterre, Paris sera sacré champion de France ce soir, et avec la manière ! Paris régale ! On est à la mi-temps de ce match, on attend d’ailleurs les Parisiens pour le coup d’envoi de la seconde période et le PSG mène 4 buts à 1. Quatre buts marqués en quinze minutes, quatre buts magnifiques dans la construction, dans la finition également tous marqués, ces buts, par des Sud-Américains : lo Celso l’Argentin, Cavani l’Uruguayen, Di Maria, encore un Argentin, et puis lo Celso, encore lui, sur un superbe centre extérieur du pied de Pastore. Les Monégasques ont réduit l’écart une dizaine de minutes avant la pause par Lopes, le brésilien… Mais franchement, franchement, on les voit mal revenir dans ce match. À signaler aussi un fait de jeu : la sortie sur blessure et sur civière de Djibril Sidibé, le latéral de Monaco et de l’équipe de France, visiblement touché à la jambe droite. On va rester prudent bien sûr, mais c’est évidemment inquiétant pour les Bleus à maintenant deux mois du coup d’envoi de la Coupe du monde en Russie !

ÉDP : Merci beaucoup Thomas de Saint-Léger, en direct du Parc des princes. Et justement, puisqu’on parle de Monaco, on va voir pourquoi on appelle parfois ses habitants « le Rocher », c’est l’expression de la semaine avec Yvan Amar !

Les Héraultais ont bien défendu leur terrain et les Biterrois ont su se montrer agressifs. Mais on peut entendre dire aussi que les attaquants parisiens doivent faire preuve de conviction face aux défenseurs du Rocher. Voilà quelques expressions d’un style spécial qu’on entend presque uniquement dans la littérature sportive, dans les commentaires sportifs. Pour éviter les répétitions, en effet on parle des attaquants biterrois plus que des attaquants de Béziers, surtout si on a déjà dit deux fois ou trois fois ce nom Béziers. Mais quand on parle des Héraultais, pour les habitants de l’Hérault qui est un département du sud de la France, eh bien là on est sur qu’on est dans un commentaire sportif. On ne parle comme ça que quand il s’agit de sport. Ça fait partie du plaisir, et ça fait partie aussi du folklore. Et on sait que ce dimanche, les footballeurs du Paris Saint Germain doivent bien se tenir face aux joueurs du Rocher. Qu’est-ce que c’est que ça ? Eh bien c’est encore différent. Le Rocher, c’est Monaco. Et les joueurs de l’équipe sont les Monégasques. Il y a une réalité géographique : la ville de Monaco est une avancée qui surplombe la mer juste à côté de la frontière italienne. Elle est située sur un petit pic rocheux qui en faisait une citadelle plus facile à défendre. Mais lorsqu’on parle de rocher, on pense bien sûr à un promontoire un peu aride, à un roc, des cailloux où peu de choses peuvent pousser. Alors qu’on est aujourd’hui face à l’une des cités les plus riches d’Europe. Et puis quand on parle du Rocher, on pense au football, mais il est vrai qu’on pense aussi aux actualités mondaines : Monaco est dirigée par un prince. Et la famille princière a très souvent été imaginée, commentée et rêvée pour sa vie privée par la presse à scandales qui vendait ses journaux en évoquant les amours des princes charmants, des actrices et des bergères.

ÉDP : Merci, Yvan Amar, et merci Sylvie Berruet et Claude Batista ! 

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