#Francês da atualidade

Journal en français facile 13/01/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Il est 21 heures à Paris, une heure de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous. 

AM : Dans ce journal, au Venezuela, le président de l’Assemblée nationale a été arrêté puis libéré une heure après ce dimanche. Cesare Battisti va être renvoyé en Italie, il a été arrêté en Bolivie aujourd’hui. En France, on connaît la lettre d’Emmanuel Macron aux Français. Dedans, il donne plus de détails sur le grand débat national qui va commencer mardi. Puis, l’expression de la semaine, à découvrir à la fin de ce journal.

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MM : Au Venezuela, le président du parlement a été libéré ce dimanche.

AM : Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale a été arrêté pendant une heure par les services de renseignement. Ce vendredi il s’était dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition et avait lancé une invitation pour une grande manifestation le 23 janvier prochain. Oui, car l’opposition et une partie de la communauté internationale jugent le nouveau mandat du président Nicolas Maduro illégitime. Le récit de notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Juan Guaido a été arrêté alors qu’il sortait de Caracas pour un meeting dans une ville proche de la capitale. Sur une vidéo prise par un automobiliste, on voit plusieurs individus cagoulés le sortir de sa voiture et l’emmener dans un autre véhicule. Il a été libéré après une heure de détention. Selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, les agents qui l’ont arrêté ont agi, je cite, « de manière unilatérale et irrégulière ». Il estime que cette arrestation est une mise en scène pour décrédibiliser le gouvernement de Nicolas Maduro. Pourtant cela ressemble fort à un avertissement alors que Juan Guaido entend mener la contestation contre le président vénézuélien. L’Assemblée nationale, acquise à l’opposition, dit être le seul pouvoir légitime au Venezuela depuis la réélection contestée de Nicolas Maduro en mai dernier. Après d’être dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition vendredi, Juan Guaido avait reçu une menace de la part du gouvernement. Dans un tweet, la ministre des Prisons Iris Varela le prévenait que, je cite, « sa cellule et son uniforme étaient déjà prêts ».

MM : Il a été arrêté aujourd’hui en Bolivie…

AM : Cesare Battisti, militant italien d’extrême gauche. Il va devoir rentrer en Italie. L’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre crimes commis dans les années 70. L’écrivain italien, ancien révolutionnaire, de 64 ans s’était enfui du Brésil après la décision du gouvernement italien de le faire partir pour l’Italie. C’est le président du conseil italien Guiseppe Conte qui a prévenu sur le réseau social twitter, de son retour prochain en Italie. L’avion qui doit le transférer en Italie s’est posé en Bolivie il y a quelques minutes.

MM : Aux États-Unis, le shutdown continue. Shutdown pour signifier le blocage des activités gouvernementales américaines.

AM : Et de 23 ! 23 jours que 25 % des administrations fédérales américaines sont paralysées. Toujours pas de solution. Donald Trump veut plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais les démocrates refusent. Le président américain, qui a déclaré ce samedi que le shutdown pourrait être réglé en quinze minutes, ce sont ses mots. Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain Mike Pompéo est arrivé aujourd’hui en Arabie Saoudite. Une nouvelle étape dans sa tournée au Moyen-Orient. Riyad, où il compte bien interroger le prince héritier Mohamed Ben Salmane à propos du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, il y a trois mois, dans son consulat à Istanbul… interroger, et demander que les responsables rendent des comptes.

MM : Elle est saoudienne et elle s’appelle Rahaf Mohammed Al Qunun. Après un calvaire en Thaïlande, elle est enfin arrivée à Toronto.

AM : Et elle clamé son bonheur en arrivant ce samedi au Canada. C’est là qu’elle va entamer une nouvelle vie, après une fugue scrutée par le monde entier. Rahaf Mohammed Al Qunun affirme avoir voulu fuir la violence de sa famille. Bloquée dans un aéroport thaïlandais, elle avait d’abord demandé l’asile à l’Australie. Finalement c’est le Canada qui l’a accueillie. Sami Boukhelifa. Ce n’est pas la première fois qu’une Saoudienne prend la fuite pour les mêmes raisons.

L’histoire de Rahaf Mohammed Al Qunun en rappelle une autre, les faits sont presque similaires, mais le dénouement est dramatique. En avril 2017, Dina Ali Lasloom, une autre jeune saoudienne quitte son pays. Comme Rahaf, elle dénonce les abus physiques et psychologiques de sa famille, et comme Rahaf, elle se retrouve bloquée dans un aéroport en Asie du Sud-est et plus exactement aux Philippines. Mais c’est là que son périple touche à sa fin. Les autorités locales la remettent dans un avion. Direction : le Royaume saoudien. Manille a dû faire un choix et a finalement préféré garder de bonnes relations diplomatiques avec Riyad. Personne ne sait quel sort a été réservé à la jeune femme à son retour en Arabie Saoudite. Rahaf Mohamed Al Qunun entame quant à elle une nouvelle vie au Canada. Le pays est déjà en froid avec les Saoudiens depuis l’année dernière, et cette affaire ne devrait pas arranger la situation. D’autant que le Canada qui s’érige en protecteur des droits des femmes accueille déjà une autre saoudienne ayant fui le royaume ultraconservateur. Ensaf Badaoui, épouse du célèbre militant Raef Badaoui emprisonné dans son pays pour blasphème.

MM : En France, ça y’est, on connaît le contenu de la lettre du président français.

AM : Dans cette lettre, Emmanuel Macron donne des détails sur le grand débat prévu mardi dans le pays. Le grand débat qui est la réponse du chef de l’état au mouvement des gilets jaunes qui dure depuis près de deux mois. Le grand débat national durera donc jusqu’au 15 mars prochain. Deux mois pour 35 questions sur des sujets comme la démocratie, l’écologie ou l’immigration. Pas d’obligation, Emmanuel Macron a appelé le plus grand nombre à y participer.

MM : En Grèce, le pays s’enfonce dans la crise gouvernementale.

AM : Et ça a commencé surtout, au moment du changement de nom, de l’ancienne République yougoslave de Macédoine, devenu macédoine du nord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé un vote de confiance, après la démission du ministre de la Défense Panos Kammenos qui trouve que le terme Macédoine n’appartient qu’à la région grecque homonyme. Le fossé se creuse donc entre partenaires de coalition. Charlotte Stievenard.

Devant le palais Maximou, la résidence du Premier ministre, Alexis Tsipras a annoncé qu’il acceptait la démission de Panos Kammenos, le fondateur du parti souverainiste des Grecs indépendants. Il a rappelé que les désaccords entre les partenaires de coalition n’étaient pas un secret : « Il est connu que nous provenons de familles politiques différentes et les différences idéologiques avec Panos Kammenos étaient connues de tous. » Le Premier ministre grec a aussitôt annoncé un vote de confiance au parlement. Peu après, dans une conférence de presse, le démissionnaire, Panos Kammenos a donné la ligne à suivre aux les sept députés de son parti :" si nous lui donnons notre confiance, cela sera comme donner notre confiance à l’accord de Prespes, à l’utilisation du terme Macédoine. C’est-à-dire que nous renverserions l’âme même de notre mouvement et le mandat que nous avons reçu. » Le vote de confiance devrait avoir lieu cette semaine. Le Premier ministre grec devra rassembler 151 voix sur les 300 que compte le parlement. Le scrutin s’annonce serré ».

MM : RFI, il est 21 heures 08 à Paris.

AM : On retrouve tout de suite Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Aujourd’hui, « mener le bal ».

L’extrême-droite mène-t-elle le bal en Espagne ? C’est l’expression dont on s’est servi à RFI pour décrire la situation espagnole actuelle. En effet l’union des droites ne pourra diriger l’Andalousie, cette province du sud de l’Espagne, que si elle s’allie au mouvement Vox d’extrême-droite. Cette formation est donc en position de force, et elle peut imposer un certain nombre d’idées, de décisions, en échange de son soutien. Elle mène le bal. Ordinairement, mener le bal signifie qu’on dirige quelque chose : sans avoir forcément une position officielle, on a la possibilité de contrôler une situation qui bouge, qui évolue : on la fait aller dans la direction qu’on souhaite. On pourrait dire aussi bien qu’il mène la danse : les deux expressions existent avec à peu près le même sens. Pourquoi cette image ? On peut d’abord penser à un couple qui danse. L’un des deux partenaires en général a l’initiative. C’est lui qui décide si le couple avance ou recule, tourbillonne ou pas. Il ne s’agit pas de mener le bal, mais cette image est tout à fait présente dans la formule. On sait bien aussi qu’un bal et une réunion dansante. Et on se souvient des grands bals officiels, souvent à la cour des rois et des reines, ou dans des circonstances très officielles. Il n’y a plus vraiment quelqu’un, au sens propre, qui dirige, même si ça a pu être le cas. C’est donc un souvenir de cette époque où quelqu’un décidait dans quel ordre les danses devaient se succéder, et comment le bal se déroulait.

AM : C’était Yvan Amar sur RFI, où il est 21h10 à Paris, une heure de moins en temps universel. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi.

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