#Francês da atualidade

Journal en français facile 12/10/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : les bombardements turcs sur le nord de la Syrie. Ils se poursuivent sans discontinuer depuis 4 jours. Objectif pour Ankara : tenter de prendre des villes proches de la frontière entre les deux pays. 

ZK : En France, l’homme arrêté hier soir à Glasgow n’est pas Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté du meurtre de sa femme et de ses 4 enfants en 2001, il a été innocenté par les tests ADN.

LB : Et puis l’exploit sportif d’Eliud Kipchoge. Le Kényan devient le premier homme à passer sous la barre des deux heures au marathon.

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ZK : Tout d’abord l’offensive turque dans le nord de la Syrie. Elle se poursuit, pour le 4e jour consécutif ce samedi malgré les menaces de sanctions internationales.

LB : Selon diverses sources, les militaires turcs, aidés par leurs supplétifs seraient parvenus à prendre la ville frontalière de Ras Al Aïn. Ce que démentent des civils du côté syrien de la frontière. Le point sur la situation avec Romain Lemaresquier.

La situation ne change pas à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Tirs nourris de l’artillerie lourde, raids aériens incessants, l’armée turque continue d’avancer au même rythme, même s’il est difficile de confirmer quelles sont les zones conquises. La ville frontalière de Ras Al Aïn en est le parfait exemple. Si le ministère turc de la Défense a salué la prise de cette ville par ses forces, du côté syrien de la frontière, cela ne semble pas si évident. Mais face à la puissance de l’armée turque, les FDS, les Forces démocratiques syriennes, ont du mal à résister et accumulent les pertes. Des soldats turcs figurent également parmi les victimes. Des bilans difficiles à confirmer, car là aussi les versions divergent qu’elles proviennent de sources officielles ou pas. Environ 100 000 personnes ont quitté la zone frontalière avec la Syrie. Des réfugiés qui ne savent pas où se diriger et si un jour ils pourront revenir chez eux. Face à cette situation les forces kurdes en Syrie ont appelé ce samedi Washington à, je cite, « assumer ses responsabilités morales » et à « respecter ses promesses ». Les États-Unis qui sont accusés d’avoir abandonné leurs alliés suite à, je cite, « une décision injuste de retirer leurs troupes de la frontière turque ».

LB : Ce soir, la France fait savoir qu’elle suspend tout projet d’exportation vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d’être employés dans le cadre de l’offensive en Syrie ». Décision à effet immédiat précisent les ministères français des Armées et des Affaires étrangères. La France où des manifestations de soutien aux Kurdes de Syrie ont eu lieu, aujourd’hui. Des rassemblements pour dénoncer l’offensive turque. À Marseille, Strasbourg Lyon ou Bordeaux, mais aussi à Paris, des milliers de personnes ont répondu à l’appel de plusieurs associations et notamment du Conseil démocratique du Kurdistan. 

ZK : Toujours en France, des centaines de militants de l’ONG Attac mobilisés dans plusieurs villes de France.

LB : Pour dénoncer « l’impunité » des multinationales comme Amazon, Total ou BNP Paribas. Dès le matin, un groupe d’une trentaine d’activistes, certains vêtus de combinaisons blanches, a aspergé de peinture noire le siège du groupe pétrolier et gazier Total dans le quartier d’affaires de La Défense.

ZK : Et puis cette autre mobilisation, celle des Gilets Jaunes, 48e samedi de manifestations.

LB : A Metz, Lille, Bordeaux, Paris ou encore Toulouse, désignée pour l’occasion « capitale nationale » et où le rassemblement a été émaillé d’échauffourées avec les forces de l’ordre.

ZK : L’actualité en France, encore, où Xavier Dupont de Ligonnès est toujours introuvable.

LB : L’homme arrêté à hier à l’aéroport de Glasgow n’est pas le suspect de la tuerie de Nantes il y a 8 ans. Il avait été interpellé sur la base d’une « dénonciation anonyme », ses empreintes digitales semblaient correspondre avec celles de Xavier Dupont de Ligonnès, selon la police écossaise le test ADN a infirmé cette information.

ZK : On part pour la Hongrie à l’occasion des élections municipales. 

LB : Un scrutin où pour la première fois l’opposition espère pouvoir répondre à la domination écrasante du Fidesz, le parti au pouvoir à tous les échelons de la vie politique à Budapest, mais aussi à Petch à un peu plus de 200 km au sud de la capitale. Petch où comme souvent ailleurs en Hongrie la presse régionale indépendante a beaucoup de mal à exister. Reportage Anissa el Jabri.

Attablé à une terrasse de café ensoleillée du centre-ville, Attila Babos fait une pause dans l’écriture de ses articles sur la campagne municipale, ce métier il a pourtant failli l’abandonner, c’était il y a 3 ans un oligarque proche du pouvoir venait de racheter le journal où il travaillait : « on savait tous que quand le journal allait tomber entre les mains des proches du pouvoir, ils se débarrasseraient des journalistes indociles qui refuseraient de faire de la propagande. Donc soit je n’avais plus de travail et je partais à l’étranger, soit je respirais un grand coup et je lançais mon propre média. C’est ce que j’ai fait ». Aujourd’hui les pages politiques du site d’information qu’il dirige c’est 10 à 15 000 lecteurs par jour, 20 % de plus que son ex journal et pourtant : « tous les élus du camp du pouvoir refusent de nous parler, toutes les mairies ignorent nos questions ». Attila Babos a été nommé par le journal Forbes parmi les 25 Hongrois les plus courageux de l’année 2018. Son site d’information primé cette année par la presse hongroise, il n’a pourtant que très peu d’annonceurs, aucun investisseur, sa survie économique reste fragile. Pecs, Anissa el Jabri, RFI.

ZK : Les sports avec l’exploit d’Eliud Kipchoge. 

LB : Le Kényan devient le premier homme à passer sous la barre des deux heures au marathon aujourd’hui à Vienne. En 1 h 59 min 40 sec -un temps non homologué par la Fédération internationale d’Athlétisme, car il s’agissait d’une course non officielle. C’est 2 min de moins que l’actuel record du monde -dont il est le détenteur. Christophe Diremszian.

Eliud Kipchoge était déjà bardé de titres, champion olympique 2016, vainqueur de tous les marathons les plus prisés du calendrier, recordman du monde officiel. Mais à 34 ans, il voulait être aussi un pionnier. Tout avait été organisé dans les moindres détails sur ce circuit de 9,9 km tracé dans une ancienne réserve de chasse dans le centre de Vienne, à parcourir un peu plus de 4 fois. De conditions météo minutieusement étudiées, 41 lièvres de luxe qui se relaient par groupes de 7 pour maintenir l’allure idéale (2 minutes 50 maximum) et protéger Kipchoge du vent, une route asphaltée sans imperfection. Des conditions parfaites, trop parfaites aux yeux de la fédération internationale qui ne validera pas ce record. L’opération a d’ailleurs été critiquée sur la forme pour son côté commercial (elle est notamment sponsorisée par Ineos, géant de la pétrochimie de plus en plus présent dans le sport à travers déjà l’équipe cycliste d’Egan Bernal, dernier vainqueur du Tour de France). Mais qu’importe pour Kipchoge, car l’essentiel pour lui est ailleurs. Il a accolé son nom à un exploit historique, semblable avait-il dit, au fait de « marcher sur la Lune » pour la première fois, et montrée que les limites physiques ne sont pas encore atteintes. 

LB : Fin de ce journal. Tout de suite on retrouve Yvan Amar pour son mot de la semaine. 

[Transcription manquante]

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