#Francês da atualidade

Journal en français facile 12/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel, 22h ici à Paris, vous écoutez RFI. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec ce soir Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir.

GN : Et dans l’actualité de ce lundi, il y a : la crise politique à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie envahissent l’aéroport qui a été fermé alors que le gouvernement chinois hausse le ton.

SB : La chute de la Bourse argentine. Elle s’est effondrée de 30 % à l’ouverture après la défaite du président Macri dans une élection primaire.

GN : Un nouveau président au Guatemala. Alejandro Giamattei a été élu à sa quatrième tentative. De nombreux défis l’attendent.

SB : Et puis la situation des familles de travailleurs philippins en Israël. Une femme venue travailler dans le pays risque l’expulsion pour avoir fait un enfant.

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SB : on commence avec la crise à Hong Kong.

GN : La tension continue à monter. Tous les vols ont été annulés aujourd’hui à l’aéroport du territoire, dont le hall des arrivées a été le théâtre d’une manifestation de plusieurs milliers de militants pro-démocratie. Ils sont venus accueillir les voyageurs en leur demandant leur soutien et pour protester contre la stratégie de maintien de l’ordre, au lendemain d’un 10e week-end de protestation qui s’est terminé dimanche soir dans la violence. Les vols du 8e aéroport du monde ont donc été suspendus. Les précisions de Yelena Tomic.

Des milliers de manifestants pro-démocratie, inquiets de la répression policière toujours plus violente de ces derniers jours, ont décidé d’envahir ce lundi le principal terminal de l’aéroport. À l’exception des vols au départ dont l’enregistrement est terminé et des vols à l’arrivée qui sont déjà en route pour Hong Kong, tous les autres vols ont été annulés pour le reste de la journée. Certains observateurs s’attendent à un assaut de la police qui serait imminent pour déloger les milliers de personnes massées dans le hall du principal terminal et qui ont commencé leur sit-in il y a 4 jours. Après un week-end très violent sur l’île, 45 blessés dont deux gravement et de nombreuses arrestations, la police a sorti ce lundi les canons à eau. À Pékin la colère gronde, on parle désormais de « manifestants radicaux » et de « premiers signes de terrorisme ». Depuis quelques jours les médias chinois diffusent des images de blindés de la police en route vers la métropole de Shenzhen, aux portes de Hong Kong. Il s’agirait d’exercices d’envergures visant à impressionner les militants hongkongais, mais aussi selon les experts à empêcher une contagion à la Chine continentale.

SB : Les tensions économiques et commerciales entre la Corée et le Japon.

GN : Le gouvernement sud-coréen a retiré ce matin le Japon de sa liste « blanche » de partenaires commerciaux privilégiés, une mesure qui en pratique compliquera les exportations coréennes vers le voisin nippon. C’est le dernier épisode d’une guerre commerciale qui fait rage entre les deux pays : après que la Cour suprême à Séoul a condamné des entreprises japonaises pour travail forcé pendant la guerre, Tokyo a restreint les exportations en Corée de matières premières cruciales pour l’industrie coréenne des semi-conducteurs. Une décision qui suscite en Corée un violent sentiment de colère contre l’ancien occupant colonial.

SB : Lundi noir en Argentine.

GN : On parle de journée noire quand la bourse s’effondre. Et elle a chuté de 30 % à l’ouverture, au lendemain de la lourde défaite du chef de l’État Mauricio Macri à des élections primaires. Un scrutin vu comme un galop d’essai avant la présidentielle au mois d’octobre. Pour Nestor Sibona, éditorialiste économique du journal La Nacion, à Buenos Aires, les mauvais résultats économiques de la présidence Macri pèsent beaucoup dans le scrutin.

[Transcription manquante]

GN : Des propos recueillis par Orlando Torricelli de la rédaction espagnole de RFI.

SB : Au Guatemala, la présidence a un nouveau visage.

GN : C’est celui d’Alejandro Giammattei. Ce médecin de 63 ans, qui briguait la plus haute fonction de l’État pour la quatrième fois, a été élu ce dimanche avec 58 % des voix. Candidat du parti de centre-droit « Vamos » - Allons-y, en français -, il prendra ses fonctions le 14 janvier 2020. Et de nombreux défis l’attendent, Margot Turgy.

Le premier défi, c’est la lutte contre la corruption. Alejandro Giammettei entend le relever sans la Cicig - la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala. Cette mission de l’ONU a été expulsée en janvier par le président sortant Jimmy Morales, pour une enquête sur le financement de sa campagne électorale. Aujourd’hui, Alejandro Giammettei, qui a connu la prison en 2010, veut la remplacer par un organisme national. L’autre défi majeur, c’est la lutte contre la violence qui gangrène le pays. Pour lui, la solution est simple : il faut rétablir la peine de mort. Quant à la lutte contre la pauvreté, Alejandro Giammettei promet de créer un million d’emplois en quatre ans, sans donner de détails sur la façon d’y parvenir. Corruption, violence et pauvreté poussent les Guatémaltèques à émigrer vers les États-Unis. C’est là que se joue le défi majeur d’Alejandro Giammettei. Un accord vient d’être soutiré au président sortant par Donald Trump, qui classe le Guatemala comme un « pays tiers sûr ». Les migrants doivent désormais y demander l’asile en premier. Mais le pays a déjà du mal à nourrir ses propres habitants. Alejandro Giammettei avait qualifié cet accord de « mauvaise nouvelle ». Il n’a pour l’instant pas indiqué s’il comptait s’y plier.

SB : Semaine décisive pour l’Italie en pleine crise politique.

GN : Les chefs des groupes politiques du Sénat étaient réunis aujourd’hui pour se prononcer sur la date du vote de la motion de censure du gouvernement, déposée par la Ligue. La décision a été repoussée à demain. Matteo Salvini a fait éclater la coalition Ligue/Mouvement 5 étoiles, il souhaite de nouvelles élections au plus vite. Les tractations vont bon train à Rome. L’enjeu est de savoir si les Italiens retourneront aux urnes dès l’automne comme le souhaite la Ligue ou si une majorité de circonstances pourrait soutenir un gouvernement technique et repousser le scrutin de plusieurs mois.

SB : On parle maintenant de la situation des travailleurs étrangers en Israël.

GN : Une travailleuse philippine et son fils de 13 ans, né en Israël, étaient sur le point d’être expulsés hier soir, mais selon une association ils restent finalement à l’aéroport dans une zone de détention. La jeune femme, Rosemarie Perez et son fils Rohan symbolisent le cas de centaines de femmes venues légalement en Israël pour travailler, mais à qui on interdit d’avoir des enfants, sous peine d’être expulsés. Beth Franco, porte-parole de l’association United Children of Israël jointe par Murielle Paradon.

« Rohan est un enfant né d’une mère qui est venue en Israël pour travailler et s’occuper de personnes aggers 24h sur 24, six jours par semaine, un travail que personne ne veut faire. Et Rohan son fils est né ici, il a étudié ici, il a grandi ici, a la mentalité d’ici, il est complètement Israélien. » Quand ces femmes viennent en Israël, elles n’ont pas le droit de fonder une famille ? « Exactement, elles signent un contrat selon lequel elles n’ont pas droit d’avoir un enfant en Israël. Si c’est le cas, elles doivent l’envoyer dans leur pays, sinon elles perdent leur visa. Elles deviennent illégales automatiquement. Mais que pouvez-vous attendre de jeunes femmes qui arrivent ici pour travailler ? Elles sont jeunes, elles sortent, elles tombent amoureuses... Avant de faire venir des gens en Israël, il fallait penser à l’avenir. Maintenant les autorités essaient d’expulser ces femmes et leurs enfants et en même temps elles font venir de nouveaux travailleurs tous les jours, quelle est la logique ? »

SB : L’affaire Epstein et ses conséquences.

GN : Après la mort en prison de Jeffrey Epstein, financier américain poursuivi pour des agressions sexuelles sur mineures, deux ministres français demandent l’ouverture d’une enquête en France pour éclaircir les causes des allers-retours en France de celui qui possédait un immeuble dans un quartier huppé de la capitale française. La ministre de la Justice Nicole Belloubet rappelle qu’il n’appartient pas au gouvernement de décider des poursuites. Jeffrey Epstein a été retrouvé mort en prison. Il s’est apparemment suicidé, mais ses nombreuses connaissances dans les milieux politiques américains ont donné lieu à de nombreuses théories du complot.

La mort d’une vedette de la musique ivoirienne. DJ Arafat était notamment très apprécié des amateurs de coupé-décalé. Il est décédé ce lundi des suites d’un accident de la circulation. Il a apparemment percuté une voiture alors qu’il circulait à Moto la nuit dernière à Abidjan. DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier était âgé de 33 ans. DJ Arafat avait été désigné" meilleur artiste de l’année" aux Awards du coupé décalé en 2016 et 2017.

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