#Francês da atualidade

Journal en français facile 11/10 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Juliette Jacquemin :
Merci d'écouter RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure de votre journal en français facile, avec vous Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet :
Bonsoir Juliette, bonsoir à tous.

JJ :
Vladimir Poutine ne viendra pas à Paris la semaine prochaine, comme c'était prévu. Il n'est pas d'accord avec les conditions que lui impose François Hollande : ce dernier ne voulait parler que de la situation en Syrie et pas d'autre chose, pendant la visite du président russe.

SB :
Deux militaires français ont été grièvement blessés en Irak, dans une attaque du groupe État islamique. L'un d'entre eux est entre la vie et la mort.

JJ :
La guérilla de l'ELN, l'armée de libération nationale en Colombie est prête à négocier pour la paix avec le gouvernement. Et une date a même été fixée : ce sera le 27 octobre prochain.

SB :
Et puis plus aucun téléphone Galaxy Note 7 ne sera fabriqué. Samsung annonce qu'il arrête définitivement la production de ces modèles, après de nombreux défauts de fabrication.

JJ :
Les bombes continuent de tomber sur Alep, dans le nord de la Syrie. Cette journée a même été la plus violente depuis une semaine.

SB :
Dans les quartiers rebelles, 16 civils ont été tués aujourd'hui, dans des frappes du régime de Bachar al Assad et de la Russie. Et dans le sud de la Syrie, une attaque rebelle, cette fois, a tué cinq enfants dans une école.

JJ :
Face à cette violence, la communauté internationale, elle, est toujours très divisée. La Russie s'oppose aux puissances occidentales, et notamment à la France, qui demande le départ de Bachar el Assad. Justement, les relations entre les deux pays sont très tendues. Aujourd'hui, Vladimir Poutine annule sa visite à Paris... Une visite prévue le 19 octobre prochain... Les Russes ne sont pas contents des conditions imposées par la France. Muriel Pomponne :

L'information est venue de Paris, avant d'être confirmée par le Kremlin. L'Élysée avait proposé au président Poutine une réunion de travail avec pour thème unique, la situation en Syrie. François Hollande excluait « tout autre événement ». Hors de question donc que le président français se rende en compagnie de son homologue, au nouveau Centre spirituel et culturel russe que Vladimir Poutine avait prévu d'inaugurer. Manifestement cet ordre du jour ne convenait pas à Vladimir Poutine qui a souhaité « reporter » la visite. Le porte-parole du Kremlin a confirmé ce report peu après, ajoutant que Vladimir Poutine rencontrera le président français « quand celui si sera prêt ». L'inauguration par Vladimir Poutine de ce centre orthodoxe était prévue de longue date, mais entre-temps, la guerre en Syrie a considérablement tendu les relations entre Paris et Moscou. Après le véto de la Russie au projet de résolution française au conseil de sécurité le week-end dernier, le dialogue est devenu très difficile. Les Russes estiment que, pour autant, le président Poutine n'est pas isolé, contrairement à ce qu'affirment les médias français. Son agenda bien rempli en serait la preuve.

SB :
Au Royaume-Uni aussi, la politique russe en Syrie provoque l'indignation. Le ministre britannique des affaires étrangères, Boris Johnson, appelle le peuple à manifester devant l'ambassade de Russie à Londres, pour protester contre les bombardements.

JJ :
On n'avait jamais vu ce genre d'attaques : dans le nord de l'Irak, deux membres des forces spéciales françaises ont été grièvement blessés. Ils ont été attaqués par des drones, des objets volants qui portaient des explosifs.

SB :
D'après le journal Le Monde, l'attaque a eu lieu dans la région d'Erbil, dans le nord-est. L'attaque est attribuée au groupe État islamique. Mais l'état-major français n'a toujours pas confirmé l'information. Les précisions d'Olivier Fourt :

L'information a été révélée dès jeudi dernier, par le blog spécialisé Le Mamouth, qui parlait déjà de deux blessés dont un grave dans les rangs des commandos parachutiste de l'air, qui appartiennent au Commandement des opérations spéciales. Interrogé, le jour même, l'état-major à Paris s'était refusé à tout commentaire. Depuis les soldats français ont été évacués vers un hôpital militaire parisien, mais l'un d'eux serait toujours entre la vie et la mort. Ces militaires des forces spéciales, opèrent généralement à partir d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. D'ailleurs, 2 combattants Peshmergas ont également trouvé la mort le même jour. Ce Lundi, Le journal Le Monde révèle le mode d'action employé par les djihadistes de l'organisation de l'État islamique. Ils ont semble-t-il envoyé vers les lignes françaises un drone piégé. On ignore encore dans quelles circonstances l'engin artisanal porteur de la charge a explosé, mais les militaires souffriraient surtout de graves blessures aux membres inférieurs. En clair : soit c'était une bombe volante, qui n'a explosé qu'une fois au sol. Soit le drone était un « appât » destiné à attirer l'attention des parachutistes et ne s'est déclenchée qu'une fois récupérée par les soldats. Toujours selon le Monde d’autres blessés plus légers seraient à déplorer.

SB :
Le bilan s'alourdit en Afghanistan, après une attaque contre des musulmans chiites dans une mosquée. D'après les derniers chiffres, il y a eu au moins 14 morts et 36 blessés.

JJ :
L'attaque a eu lieu à Kaboul, la capitale, au moment de la fête de l'achoura, la plus grande fête du monde chiite. Pour l'instant, on ne sait pas exactement combien il y a eu d'agresseurs. D'après le porte-parole du ministère, il y en a eu un seul, qui a ensuite été tué par la police, mais selon des médias ils étaient plusieurs.

SB :
En Colombie, les négociations de paix entre le gouvernement et la guérilla de l'ELN, l'armée de libération nationale, commenceront le 27 octobre à Quito, en Équateur...

JJ :
L'ELN a fait cette annonce hier, après avoir entretenu le suspense. Il s'agit de la deuxième guérilla du pays, moins importante que les FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie. Ces dernières ont signé un accord de paix avec le gouvernement cet été, mais l'ELN n'avait pas participé aux négociations.

SB :
Maintenant, donc, elle accepte de discuter, avec le gouvernement du président, Juan Manuel Santos, le nouveau prix Nobel de la paix. Et parmi les questions qui vont être posées, pendant ces négociations, il y a celle de la participation de la société colombienne, Domitille Piron.

Après 30 mois de discussions l'ELN et le gouvernement colombien ont annoncé l'ouverture des négociations le 27 octobre à Quito. Le président Santos évoque l'espoir d'une « paix complète » avec l'ELN qui compte plus de 1500 combattants dans ses rangs. Juan Manuel Santos précise le contenu des discussions : « Nous avons décidé de commencer les négociations en discutant simultanément deux points : la participation citoyenne et les gestes et actions humanitaires pour aider à construire la paix. » En mars, une première annonce avait été faite, mais Juan Manuel Santos avait posé en préalable l'arrêt des enlèvements par l'ELN et la libération de tous leurs otages. Ce que le porte-parole de l'ELN, Pablo Beltran, s'est engagé à faire hier.
« Nous allons commencer le processus de libération des détenus... il s'agit encore de deux personnes qui seront libérés avant le 27 octobre. » Selon certains analystes, si ces négociations s'accélèrent aujourd'hui c'est parce que la victoire du non au referendum sur l'accord de paix avec les FARC, a fait comprendre aux guérilleros de l'ELN que le processus de négociations ne serait plus envisageable en 2018, si l'opposition d'Alvaro Uribe remportait les élections.

JJ :
Hier l'entreprise Samsung annonçait qu'elle suspendait pour un certain temps la production de ses téléphones Galaxy Note 7... Eh bien aujourd'hui, elle va plus loin : elle ne fabriquera plus jamais de Galaxy note 7.

SB :
Elle arrête donc totalement la production de ce modèle... Alors qu'il a été mis en vente il y a moins de deux mois. En effet, les téléphones avaient des défauts très graves : leurs batteries explosaient à cause d'un problème de fabrication.

JJ :
En tout cas, cet échec pourrait coûter une fortune à Samsung. D'ailleurs, juste après l'annonce, aujourd'hui, le titre a plongé de 8% à la bourse. Les explications de Clémence Denavit.

Au début de l'été, le Galaxy note 7 phablette, moitié téléphone moitié tablette, était attendue comme aucun autre. Les stocks sont épuisés avant même le début des ventes prévue mi-aout, soit quelques semaines avant la sortie de l’iPhone 7 que Samsung espère enfin détrôner. Dans cette course, le sud-coréen aura été plus rapide, trop sans doute. Le 2 septembre, la marque signale des problèmes de batterie, certaines prennent feu, explosent. Samsung rappelle les quelques 2 millions et demi d'appareils déjà vendus. Une opération inédite pour une erreur, rectifiée pensait-on, mais qui se répète sur les modèles échangés et modifiés. Le géant de Séoul décide donc d'arrêter les frais et la production de l'appareil dont le seul rappel a déjà couté près d'un milliards de dollars à Samsung, et qui pourrait couter 10 fois plus au final, sans compter les dégâts faits à son image. Inévitables. Irréparable ? Qui sait. Samsung en tout cas aura fort à faire pour renverser la tendance, rassurer ses clients, restaurer sa réputation, et redevenir un rival pour ses concurrents chinois et américains sur ce marché.

JJ :
Les explications de Clémence Denavit. RFI, il est 22h10 ici à Paris, 20h10 en temps universel. Merci Sylvie Berruet.

SB :
Merci Juliette Jacquemin.

JJ :
Merci également à Claude Battista. Vous pouvez relire et réécouter ce journal en français facile sur notre site internet RFI savoirs. Belle soirée à tous sur la radio du monde..

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