#Francês da atualidade

Journal en français facile 11/07/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Johanne Burgell : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue, voici votre Journal en français facile. Avec la Une :
- Le 25e anniversaire du massacre de Srebrenica commémoré en Bosnie. 8 000 musulmans tués par les forces du général Ratko Mldadic.
- Aux États-Unis, la première exécution fédérale depuis 17 ans est temporairement bloquée, mais un tribunal d'appel pourrait changer les choses.
- Et puis en France, une manifestation en Alsace contre la construction d'un immense entrepôt d'Amazon.

-----

JB : C’était il y a 25 ans, le massacre de Srebrenica en Bosnie. Le 11 juillet 1995, 8 000 hommes et garçons musulmans avaient été tués par les forces serbes de Bosnie du général Mladic. Un épisode reconnu comme un génocide par la justice internationale. C'est le pire massacre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. La commémoration ce samedi, dans le Centre mémorial de Srebrenica, s'est pourtant tenue dans des circonstances très particulières en raison de la pandémie de coronavirus. Reportage sur place de notre envoyé spécial Laurent Rouy.

Sur l’immense espace du cimetière de Potocari, les groupes clairsemés semblent perdus au milieu des plus de 6 000 stèles de pierre blanche. Ils sont à peu près 1 500 à être venus. C'est très peu. Une surprise pour Fatima, une étudiante de Sarajevo : « Il y vraiment moins de monde. C'est sûrement les conséquences de cette pandémie et de ce virus. L'année dernière, quand je suis venue pour la première fois, il y avait vraiment beaucoup, beaucoup plus de monde. » Chaque personne doit se laver les mains et passer sous une brume désinfectante. La majorité des présents porte le masque. Surtout, les frontières de la Bosnie sont fermées et beaucoup de Bosniaques de l’étranger n'ont pas pu faire le voyage. Cette ambiance plus calme convient à Hussein, 11 ans à l'époque, encore vivant parce que trop jeune au moment de la séparation des hommes et des femmes par les hommes du général Mladic : « J'ai attendu 25 ans pour retrouver et enterrer ce cousin. J'ai enterré ici mon père en 2015 et un autre parent en 2003, lors de la toute première cérémonie de commémoration. » Alors que 35 dirigeants internationaux ont exprimé, par vidéo, leur deuil face au massacre, le leader des Serbes de Bosnie Milorad Dodik continue de nier l'évidence. Il vaut créer une commission vérité à sa botte pour réécrire les événements de 1995. Une insulte, pour les Bosniaques. Laurent Rouy, Srebrenica, RFI.

JB : Le pouvoir malien fait arrêter des figures de la contestation, au lendemain d'une manifestation de grande ampleur à Bamako. Après Issa Kaou Djim et Clément Dembélé hier, deux autres leaders du M5, le Mouvement du 5 juin, ont été interpellés ce samedi. La manifestation d'hier contre le président Keïta, a été marquée par des violences, et le Premier ministre Cissé a confirmé la mort de quatre personnes. Le gouvernement se dit une nouvelle fois prêt au dialogue et promet prochainement un gouvernement ouvert.

Aux États-Unis, l'exécution d'un suprématiste blanc qui devait avoir lieu ce lundi est suspendue. Décision d'un tribunal fédéral. Daniel Lee a été condamné il y a plus de 20 ans à la peine de mort, pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de 8 ans. Il devait s'agir de la première exécution fédérale depuis 17 ans. Quatre autres étaient programmées cet été. Marie Normand, il y a près d'un an, le président Trump avait promis de les relancer.

La plupart des crimes sont jugés au niveau des États, qui appliquent ou non la peine de mort, et dans ceux qui l’autorise la tendance est à la baisse des exécutions. Mais les tribunaux fédéraux peuvent aussi être saisis des crimes les plus graves : les meurtres de premier degré, l'espionnage, les crimes de guerre. Aucune exécution depuis 2003, un moratoire officieux avait été mis en place, mais Donald Trump a promis de les relancer, notamment pour les meurtriers d'enfants et de policiers. Mais son administration s'est d'abord heurtée à la question du produit utilisé lors des injections létales. La justice a finalement autorisé le mois dernier l'usage du pentobarbital de sodium. Mais la famille d'une des victimes du suprématiste blanc Daniel Lee est parvenue à retarder l'exécution prévue lundi. Elle s'y est toujours opposée pour des raisons religieuses. Cette fois, elle invoque les risques liés au coronavirus qui l'empêcherait d'assister aux derniers moments du condamné. Un tribunal fédéral lui a donné raison, tout en soulignant que le gouvernement avait un intérêt légitime à ce que l'exécution se déroule rapidement. Le département de la Justice a fait appel. Le bras de fer continue donc pour le cas de Daniel Lee. Mais plusieurs autres exécutions sont toujours programmées pour ces prochaines semaines.

JB : Marie Normand.

L'épouse du président brésilien, Michelle Bolsonaro, est testée négative au coronavirus. Tout comme ces deux filles. Jair Bolsonaro a annoncé mardi qu'il était malade du Covid-19, affirmant qu'il était en bonne santé. La pandémie est en forte progression au Brésil, avec plus de 70 000 morts. Des experts de l'OMS sont attendus ce samedi en Chine. Une mission pour préparer l'enquête de l'Organisation mondiale de la santé sur l'origine du virus.

Et puis toujours au sujet de la pandémie, le Pérou a ordonné ce vendredi l'arrêt de la vente du dioxyde de chlore, en raison de ses effets dangereux pour la santé. Ce dérivé de la javel, habituellement utilisé comme désinfectant ou dans le blanchiment des textiles, est vendu notamment sur internet par certains laboratoires du pays comme un médicament contre le coronavirus. Pourtant le dioxyde de chlore n'est absolument pas un médicament, comme le rappelle le professeur Olivier Bouchaud, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Avicenne de Bobigny.

(Transcription manquante)

JB : Propos recueillis par Laura Martel.

En France, une manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes dans le village alsacien de Barr dans le nord-est du pays, pour s'opposer à la construction d'un entrepôt d'Amazon. Le projet du géant du commerce en ligne est énorme, un bâtiment de 150 000 m2, de 24 mètres de haut et, avec ce centre, les allers-retours d'un millier de camions par jour. 60 associations se mobilisent contre ce projet qu'elles jugent destructeur, malgré la promesse d’Amazon de créer 1 000 emplois sur place. Reportage, Angélique Férat.

Cette plateforme de distribution serait installée à Dambach-la-Ville un petit village coquet aux maisons à colombages, colorées. Florain Beck Hartweg et Yann Durrmann, deux jeunes agriculteurs qui habitent ces villages du centre de l’Alsace, ont lancé une pétition qui a réuni 20 000 signatures : « On a quand même des villages qui sont très beaux dans la zone. C’est des villages anciens, très préservés, avec des maisons à colombages. On a le vignoble juste au-dessus du village avec des très belles vues. Et juste en dessous de ça, un bâtiment qui fait quand même 24 mètres de haut. Cela ferait vraiment, une grosse verrue dans ce paysage qui, pour l’instant, est magnifique. » « Il y a aussi l’argument du trafic routier. Il y a un gros problème de pollution de trafic routier en Alsace. Et donc, ce flux en plus de camions, de pollution, c’est quelque chose qui ne peut que nous nuire. » Le maire du village concerné soutient le projet et il met en avant les 1 000 emplois promis. Yeliz Gencer du collectif le Chaudron des alternatives répond mais quels emplois ? : « Les 1 000 emplois ne seront sans doute pas 1 000. Puisqu’on a bien vu à Uzès, ils en ont promis 600, il y en a 150 effectifs. Un emploi Amazon détruit 2,2 emplois dans la région. Nous ce qu’on aimerait, c’est préserver l’emploi local et nos commerces locaux. » Amazon a deux projets sur cet axe rhénan en Alsace. La compagnie américaine semble avoir du mal à implanter de nouveaux centres en Allemagne et en Suisse à cause de l’opposition des populations, les projets alsaciens pourraient donc servir à des livraisons des deux côtés de la frontière. Angélique Ferat, Strasbourg, RFI.

JB : Le nouveau ministre français de l'Intérieur était à Bayonne cet après-midi. Une visite de Gerald Darmanin, au lendemain de la mort d'un chauffeur de bus, roué de coup il y a cinq jours pour avoir voulu contrôler le ticket une personne et pour avoir demandé à trois autres passagers de porter le masque. Gerald Darmanin a promis des mesures pour les chauffeurs de toute la France et a qualifié ces actes d'odieux et de barbares.

C’est la fin de votre Journal en français facile. Merci à vous de votre fidélité. Vous pouvez le retrouver dans la rubrique RFI Savoirs.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias