#Francês da atualidade

Journal en français facile 10/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolve : Et avec moi pour présenter ce Journal en français facile, Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous.

RD : Et dans ce journal, Sébastien, nous allons parler de la Bolivie. Le président Evo Morales a décidé de convoquer une nouvelle élection présidentielle. Il y a été contraint en raison de manifestations ayant lieu depuis plusieurs semaines dans le pays. Des Boliviens estimaient qu’il avait triché lors de la dernière élection, le 20 octobre dernier. Evo Morales qui a également vu, deux de ses ministres quitter leurs postes ainsi que le président de l’Assemblée nationale.

SD : Ensuite nous évoquerons, l’Espagne. Le pays élit ses députés pour la 4e fois en 4 ans aujourd’hui. Des élections régulièrement convoquées puisqu’à l’issue de ces dernières, il n’y a pas de majorité suffisante pour gouverner.

RD : Et puis nous parlerons aussi de cette campagne de recrutement pas comme les autres en France. Les services de renseignement cherchent à recruter, c’est à dire à employer, 1200 personnes. Il y a pour cela une vaste campagne de publicité.

RD : Sans oublier l’expression de la semaine, comme tous les dimanches. Yvan Amar nous parle de l’expression « Âge mûr ».

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SD : Après 3 semaines de manifestations contre le président de la Bolivie, Evo Morales. Une nouvelle élection du président va avoir lieu. 

RD : Des milliers de personnes estimant que le président avait triché lors d’une première élection le 20 octobre dernier, sortaient dans les rues chaque jour. Ces mouvements, très important et violent, ont mis une pression sur Evo Morales. Il a donc décidé de réorganiser un nouveau scrutin. Scrutin, un autre mot pour dire élection. De son côté, l’Organisation des États américains, qui enquêtait sur l’élection du 20 octobre, a confirmé qu’il y avait eu des fraudes. Les détails à La Paz, la capitale de la Bolivie, d’Alice Campaignolle.

De nouvelles élections présidentielles auront lieu en Bolivie. Face à la pression de la rue, Evo Morales a annoncé ce matin l’organisation d’un autre vote. Dans une allocution très courte, il a affirmé qu’il était essentiel de faire baisser la tension dans le pays et de retrouver la paix sociale. « Les Boliviens ne peuvent pas s’affronter ainsi, il faut en finir avec la violence » a-t-il dit. Cette annonce est faite au moment même où un rapport préliminaire de l’OEA a été divulgué, rapport qui souligne de très nombreuses irrégularités dans le processus électoral. Les experts de l’organisation des États américains ont affirmé ne pas pouvoir valider les résultats de cette élection et ont recommandé d’en organiser de nouvelles. Si ce n’est pas encore le rapport définitif qui a été rendu, l’équipe de l’OEA est ferme : les preuves déjà découvertes sont suffisantes. À voir désormais si les citoyens de l’opposition accepteront cette solution, car ce qui est réclamé dans la rue ces derniers jours c’est une démission d’Evo Morales et non pas l’organisation de nouvelles élections. Et dans ce contexte, plusieurs proches du président Evo Morales ont décidé de démissionner. Le président de l’Assemblée nationale, le parlement. Ainsi que deux de ses ministres, celui des hydrocarbures et celui des mines.

SD : En Espagne, des élections législatives ce dimanche. Les 4es en 4 ans. Elles sont régulièrement convoquées, car, depuis 4 ans, elles débouchent sur des résultats ne donnant aucune majorité suffisante pour pouvoir gouverner.

RD : Et ces nouvelles élections des députés pourraient d’ailleurs donner lieu à un nouveau blocage. Si on regarde les premiers sondages publiés ce soir après le vote, le Parti socialiste arrive, comme lors des précédentes élections, premier, mais n’a pas assez de soutien pour obtenir une majorité absolue de députés. Mais ça ne sont que des sondages, c’est-à-dire des estimations et pas des résultats. Parmi les partis pouvant faire alliance avec le Parti socialiste, il y a le parti MAS PAIS. Le chef de Mas Pais s’appelle Iñigo Errejon et notre journaliste présente en Espagne, Juliette Geerbrandt l’a rencontré. Elle lui a demandé ce que serait pour lui un bon résultat ce soir.

[Transcription manquante]

SD : Et puis on élisait le président en Roumanie également ce dimanche.

RD : Là encore, il ne s’agit pas de résultats, mais d’estimations. Mais le président sortant, c’est-à-dire le président qui était déjà en poste avant l’élection, Klaus Iohannis, c’est son nom, arriverait en tête du premier tour. Il obtiendrait près de 39 % des voix. Lors du deuxième tour, prévu le 24 novembre, il serait en face de Viorica Dancila qui aurait 22 % des voix. Cette dame a été Première ministre par le passé. Je rappelle que ce ne sont que des estimations et pas des résultats.  

SD : En France à présent, les services du renseignement lancent une campagne de recrutement. 

RD : Le service des renseignements en France est désigné par des initiales DGSI, c’est-à-dire les premières lettres de Direction Générale de la Sécurité Intérieure. La DGSI, qui vous l’avez dit Sébastien, veut embaucher 1200 personnes dans les 5 prochaines années. Le service fait pour cela une campagne de publicité. Comme nous en parle Simon Rozé.

Vidéo sur internet, réseaux sociaux, stands dans les salons étudiants... Rien que de très classique pour un employeur qui cherche à grossir ses rangs. Ça l’est moins, quand cet employeur, c’est la DGSI, le renseignement intérieur français. 1 200 embauches dans les 5 prochaines années, tous les profils sont concernés, du simple agent, à l’analyste de données. La raison ? Il s’agit d’une réponse à l’évolution des menaces qu’il s’agisse du terrorisme, des cyber-attaques, ou de la protection des intérêts économiques de la France. Mais cette fois donc, la DGSI a décidé de faire savoir qu’elle avait besoin de renforts. Il faut dire que l’organisme a de la concurrence pour attirer les candidats les plus expérimentés, qu’il s’agisse de cryptologie, de spécialistes des relations internationales ou encore de linguistes. La concurrence du secteur privé capable d’offrir des ponts d’or pour attirer les meilleurs profils. La DGSI qui doit également séduire, car son processus de recrutement est lourd : tous ses employés sont en effet habilités secret défense. Les éventuelles recrues doivent donc passer par un processus de sélection rigoureux, une année au total, pour s’assurer que toutes les conditions de sécurité sont remplies.

RD : L’expression de la semaine maintenant avec Yvan Amar. Il a retenu l’expression « Âge mûr ».

On sait que les titres de presse, à peu près dans tous les pays, aiment les effets, les phrases-chocs. Et souvent on obtient ces chocs avec des jeux de mots, des façons de détourner des expressions toutes faites, de les employer en leur donnant un nouveau sens. Et j’ai relevé il y a quelques jours ce titre dans Libération, l’un des quotidiens français qui s’est fait une spécialité de ces calembours, la formule « l’âge mûr ». Une façon d’annoncer une série d’articles sur l’histoire de la l’Allemagne depuis trente ans ! Et c‘est bien trouvé ! On comprend qu’on va parler du Mur et de ses suites. L’âge du mur, ou plutôt de sa chute : trente ans depuis qu’il est tombé. Et puis tout ce temps passé à reconstruire une Allemagne réunifiée, différente de ce qu’elle était auparavant. En donnant l’impression d’un temps long écoulé : Cette Allemagne unie, elle n’est plus toute jeune, elle a une histoire et un passé. C’est bien ce qui est évoqué par cette expression l’âge mûr, avec ce circonflexe sur le « u » qui montre qu’il ne s’agit pas d’une construction, mais de cet adjectif qui indique la maturité. Mûr s’emploie d’abord à propos d’un végétal, un fruit ou un légume qui est arrivé au point où on peut le manger : il a fini sa croissance, mais si on attend trop, il va pourrir. S’il est bien mûr, c’est juste le bon moment. Mais l’adjectif sert aussi pour des humains. Et là il sert souvent d’euphémisme, pour parler de celui ou de celle dont la jeunesse est passée. On ne dit pas qu’il est vieux. Et souvent d’ailleurs, on ne le pense même pas. Mais on dit qu’il est mûr ce qui indique qu’il n’est plus jeune : cette période est finie. Mais l’adjectif mûr n’est pas péjoratif, négatif : il porte souvent avec lui l’idée d’une certaine expérience, et pourquoi pas d’une certaine sagesse. Et parfois on doit l’avouer, il sert de manière ironique à éviter de dire de quelqu’un qu’il est vieux. Si on parle d’un homme ou d’une femme d’âge mûr, c’est parfois avec un petit sourire intérieur. Et il faut également préciser que ce mot mûr est parfois en concurrence avec un autre, de la même famille : mature. 

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