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Journal en français facile 08/12/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Adrien Delgrange : RFI, 21h à Paris, 20h à Dakar. Ravi de vous retrouver pour vous présenter le Journal en français facile en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zephyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien, et bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de ce journal du 8 décembre.

ZK : 2 jours après l'annonce de Donald Trump de déménager l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Des manifestations aujourd'hui dans de nombreux pays musulmans. À Gaza il y a eu un mort.

AD : Le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est consommé! Aujourd’hui Londres et Bruxelles ont réussi à se mettre d'accord sur une partie des négociations.

ZK : Avant l'hommage au chanteur Johnny Hallyday demain à Paris, une cérémonie d'adieu à l'écrivain Jean D’Ormesson avait lieu aujourd'hui dans la capitale française. Voilà pour les titres, bienvenues à tous !!

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ZK : Un vendredi de la colère aujourd'hui en Palestine !

AD : Après l'annonce de la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël. Des affrontements ont opposé aujourd'hui des milliers de Palestiniens aux forces israéliennes, il y a des dizaines de blessés et un mort, le premier depuis le début de la protestation, un homme, palestinien a été tué à Gaza par un Israélien. Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes ont aussi manifesté dans différents pays musulmans, de l'Iran à la Malaisie, ainsi qu'au Proche-Orient et en Turquie. Un peu partout, les protestataires ont brûlé ou piétiné des portraits du président Donald Trump.

ZK : C'est un très proche de Donald Trump, Rex Tillerson était à Paris ce vendredi

AD : Le secrétaire d'État américain a rencontré - son homologue français - le MAE Jean Yves Le Drian L'annonce du déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem a été évoquée entres 2 hommes. Rex Tillerson temporise, il essaye de calmer les esprits. Il explique que l’ambassade ne devrait pas bouger avant au moins deux ans.

« Cela va prendre du temps. Nous devons acheter un terrain, élaborer des plans de construction, obtenir les autorisations...bien que je ne prévoie pas de difficultés sur ce point...et ensuite construire cette ambassade. Ce n'est donc pas quelque chose qui va se produire cette année, et probablement pas l'an prochain non plus. Mais le président veut que nous agissions d'une manière très concrète et résolue pour que l'ambassade soit située à Jérusalem, dès que ce sera possible. Je pense qu'en ce qui concerne le reste de Jérusalem, le président a indiqué dans sa déclaration que sa décision de reconnaître la ville comme la capitale d'Israël et sa demande au Département d'État d'engager le processus de transfert de l'ambassade, ne préjugeait pas du statut final de Jérusalem. En réalité, le président a été, je crois, très clair sur le fait que le statut final de la ville et ses limites est un sujet qui doit être négocié et décidé entre les parties prenantes. »

AD : Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat américain aujourd'hui à Paris. Propos recueillis par Marie Normand.

ZK : Et puis sur le plan diplomatique, nous l'apprenons ce soir

AD : Les Palestiniens annoncent ne plus discuter avec les États-Unis tant que Donald Trump ne sera pas revenu sur sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, a déclaré Saeb Erekat, négociateur en chef des Palestiniens.

ZK : Les autorités marocaines sont allées chercher aujourd'hui 235 de ses ressortissants en Libye. 235 migrants clandestins qui voulaient rejoindre l'Europe, étaient bloqués depuis plusieurs semaines à Zouara, une ville du nord-ouest de la Libye.C'est un avion de la compagnie nationale marocaine a qui les a rapatriaient ce matin à Casablanca. Le maire de Dakar a-t-il piqué dans la caisse ?

AD : La justice sénégalaise se demande si Khalifa Sall, maire de Dakar, et quatre de ses collaborateurs, n'ont pas voler de l'argent, « détourné des fonds publics » à hauteur de 2,7 millions d'euros. Leur procès débutera jeudi 14 décembre.

ZK : Le Brexit ! Le Royaume-Uni et la Commission européenne sont parvenus aujourd'hui à un compromis pour se séparer.

AD : Après des mois de difficiles négociations. Londres et Bruxelles sont tombés d'accord, sur 3 points. Les citoyens de l'Union européenne qui vivent au Royaume-Uni conserveront les mêmes droits après le divorce. Pas de poste frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et Londres accepte le règlement financier de sortie...environ 50 milliards d'euros. C'est donc un premier pas, mais tout n'est pas fini. Laxmi Lota.

Après le divorce, Londres souhaite rester en bons termes avec son ancien partenaire Theresa May, la Première ministre britannique. « Je suis très enthousiaste à l'idée des prochaines négociations concernant notre future relation ! Pour parler des échanges commerciaux, de la sécurité de notre future relation que j'imagine positive et ambitieuse. Je l'ai souvent répété : nous souhaitons vraiment une relation spéciale avec nos partenaires de l'Union. Je suis optimiste quant à nos discussions à venir ! » Les Britanniques veulent une période de transition de deux ans après le 29 mars 2019, date où le Brexit sera officiel. Transition durant laquelle, ils souhaitent rester membres du marché unique. Les contours de cette future relation restent flous pour l'instant et l'UE prévient qu'elle a ses conditions : le Royaume-Uni devra respecter les lois européennes, et toutes les décisions seront prises a 27. À l'opposé de l'enthousiasme de Theresa May, le président du Conseil, Donald Tusk, affiche prudence et réalisme. « Nous savons tous que divorcer, c'est difficile. Mais le plus dur reste a faire : arriver a construire une nouvelle relation... » Ces discussions commenceront en début d'année prochaine. Certains pays veulent faire payer leur sortie aux Britanniques. Mais d'autres envisagent de maintenir une relation privilégiée avec Londres, notamment en matière de sécurité.

ZK : « C'est un grand jour pour nous », a déclaré aujourd'hui Vladimir Poutine !

AD : Nous parlons d'énergie. Le président russe s'est réjoui de la première cargaison de gaz naturel liquéfié a quitté ce vendredi la Sibérie à bord d'un bateau. Ce projet gazier doit permettre de produire 16 millions de tonnes de GNL, gaz naturel liquéfié par an. Explications et précisons de Francine Quentin.

À 2 500 kms de Moscou, au bord de l'Arctique, la péninsule de Yamal abrite un gigantesque site gazier et une usine de production de GNL. Un investissement de 27 milliards de dollars porté par le groupe privé russe novatek à 50 %, le français Total, 20 %, et le groupe pétrolier chinois CNPC, 20 %. La production devrait attendre 16 millions et demi de tonnes de GNL par an à partir de 2019. Mais dans des conditions climatiques extrêmes, jusqu'à moins 50 degrés. Un défi technique donc, qui porte tant sur le fonctionnement de l'usine que sur l'acheminement du gaz en empruntant le passage du nord-est. Cette voie maritime qui relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en longeant la côte nord de la Sibérie est le chemin le plus court entre l’Europe et l’Asie. Il est devenu un axe militaire et commercial stratégique, car de plus en plus accessible avec le réchauffement climatique. Le russe Novatek est confiant dans l'avenir : déjà le projet Arctique 2 sur la péninsule voisine de Gydan devrait voir le jour en 2022.

ZK : C'était un grand écrivain français, de part son âge et son talent ! Les obsèques de Jean D’Ormesson ont lieu aujourd'hui aux invalides lors d'un hommage national présidé par EM. Pour RFI, Pierre Olivier nous raconte la cérémonie.

Une cérémonie que beaucoup d'invités ont préféré qualifier de « fête en larmes ». Référence à l'un des romans de l'écrivain et clin d'œil à la joie de vivre de Jean d'Ormesson. Lors de cet hommage, pas moins de 3 présidents de la République étaient réunis : Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy. Dans un cadre très solennel : la cour d'honneur des Invalides, ceinte de ses bâtiments d'un blanc-ivoire, Emmanuel Macron a prononcé un éloge funèbre juste et émouvant. En évoquant notamment la mémoire d'« un homme à la grâce lumineuse et contagieuse ». Puis de façon assez inattendue, le Président a déposé un crayon à papier, comme ceux des écoliers, sur le cercueil de l'écrivain. Un cercueil recouvert du drapeau bleu blanc rouge en face duquel le chef de l'État s'est incliné en fermant les yeux. Partout autour, plus de 150 invités avaient bravé le froid pénétrant. De nombreux académiciens, mais aussi des politiques et des personnalités médiatiques. Enfin c'est au son d'un concerto pour piano de Mozart joué par l'orchestre de la Garde Républicaine que le cercueil de Jean d'Ormesson a quitté les Invalides, suivi par Emmanuel et Brigitte Macron ainsi que par la famille de l'académicien.

AD : C’est la fin de ce Journal en français facile. 

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