#Francês da atualidade

Journal en français facile 07/05/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolve : Dans ce journal nous évoquerons la France.
- Le pays va, à partir de lundi prochain, commencer à sortir du confinement imposé pour lutter contre le Coronavirus. Un déconfinement progressif. Il se fera en plusieurs phases et sous conditions. Nous en parlerons dans quelques instants.
- Nous parlerons aussi d'économie, puisque la crise du Covid-19 engendre des conséquences très importantes dans certaines secteurs. Nous nous pencherons sur le cas d'AirFrance-KLM. la compagnie aérienne a perdu près de  2 milliards d'Euros au début de cette année.
- Et puis nous irons aussi en Asie du Sud-Est, ou les tests de malades sont rendus plus compliqués qu'ailleurs. Le coronavirus pouvant parfois être confondu avec la Dengue.
- Et puis enfin nous évoquerons l'Irak. Nous ne parlerons pas du coronavirus mais du nouveau gouvernement approuvé hier. Nous nous demanderons s'il peut répondre à la grave crise qu'a connu le pays en début d'année.

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RD : Nous commençons donc ce journal en évoquant la crise du coronavirus. Elle a fait, à ce jour, plus de 260 000 morts dans le monde. Allons en France, où les mesures décidées pour lutter contre la circulation du virus vont bientôt être assouplies. C'est à dire, devenir moins strictes. Le confinement, l'obligation de rester dans sa maison, va être moins important à partir de lundi prochain. Le premier ministre français, Edouard Philippe l'a confirmé ce jeudi. Alors, Marie Casadebaig, lundi qu'est ce qui va changer pour les français ?

Et bien d’abord, ils vont pouvoir sortir de chez eux et se déplacer sans attestation sauf pour profiter des 100 km de distance qui leurs seront désormais permis. Reprendre pour beaucoup aussi une activité professionnelle puisque 400 000 entreprises commerciales vont rouvrir ; salons de coiffure, boutiques d’habillements, fleuristes ou encore centres commerciaux, sauf en Ile de France. Les cafés, restaurants, salles de spectacles et de sports, en revanche resteront fermés. Les écoles primaires vont aussi rouvrir mais pour un nombre d’élèves limité, à partir de mardi ou mercredi selon les villes. Et le 18 mai, seuls les collèges de la zone verte, qui exclut donc un grand quart Nord-Est, pourront faire leur rentrée.Les transports urbains vont augmenter leurs capacités. Mais à 50% au maximum. Dans les transports parisiens, la fréquentation ne pourra pas dépasser les 15%, afin de permettre la distanciation. Aux heures de pointes, les travailleurs possédant une attestation de leur employeur seront prioritaires. Tous les usagers, en tout cas, devront obligatoirement porter un masque. Les transports inter régionaux, maintenant, seront volontairement restreints et réservés aux déplacements professionnels ou pour motifs impérieux. Pour beaucoup de français, lundi ne marquera pas un grand changement, puisque le gouvernement appelle tous ceux qui le peuvent à poursuivre le télétravail. Pour éviter une surcharge des transports et du trafic automobile. Et pour ce qui est de la vie sociale, elle restera réduite puisque seuls les rassemblements de moins de 10 personnes seront autorisés.

RD : Et précisions qu'un département français n'est pas concerné par ces allègements du confinement. Mayotte, dans l'océan pacifique, où le coronavirus est encore trop présent. Pour rappel, on compte actuellement près de 26 000 morts du Covid-19 en France, dont 178 ces dernières 24 heures.

La crise sanitaire en France provoque également une crise économique. Un secteur subit beaucoup les conséquences de la pandémie, c'est le secteur aérien. Les vols ne sont presque plus autorisés et ainsi la grande compagnie aérienne Air France-KLM vit de grande difficultés financières. Le groupe a perdu près de 2 milliards d'euros au début de l'année 2020. L'entreprise a déjà prévu de supprimer des emplois. La situation est grave et ne devrait pas s'arranger tout de suite. Les précisions de notre journaliste Ariane Gaffuri.

Air France-KLM est en pleine chute. Ses pertes ont plus que quintuplé au premier trimestre par rapport à la même période, l’année dernière. Sa perte nette de 1 milliard 800 millions euros au premier trimestre, n’est que le début. Le groupe a perdu 35 % de sa capacité en mars. Il prévoit un effondrement de 95 % de sa capacité pour le deuxième trimestre et de 80% pour le troisième. Air France, qui a mis ses employés au chômage partiel, devrait recevoir une aide de l’Etat de 7 milliards d’euros. Mais la compagnie prévoit une réduction des vols intérieurs qui aura un coût social, de l’aveu du patron du groupe, Benjamin Smith. Il doit se réunir prochainement avec les syndicats pour envisager des suppressions d’emplois, sur la base de départs volontaires. La compagnie emploie 53 000 salariés dont près de 19 000 ont plus de 50 ans. Une situation qui inquiète les marchés. Le titre Air France-KLM était en baisse de 3,70% ce jeudi matin à la Bourse de Paris. Air France n’est pas la seule compagnie à souffrir des conséquences de la pandémie. Les plan sociaux se multiplient partout dans le monde : 12 000 suppressions d'emplois chez British Airways, 5 000 chez SAS Scandinavian Airlines, 2 000 chez Icelandair, ou encore 3 000 chez Ryanair.

RD : Dans l'actualité non-liée au coronavirus à présent, la fin de la plus longue crise politique vécu par Israël. Le parlement, la Knesset, a approuvé ce jeudi matin, la formation d'un gouvernement d'union entre les formations, pourtant rivales, du Likoud et Bleu Blanc. C'est le leader du Likoud et premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu qui a été chargé par le président de former cette future équipe dirigeante.

Fin de blocage politique en Irak aussi. Le pays a, depuis hier, un nouveau gouvernement. Un nouveau premier ministre aussi. Il s'appelle Moustafa al-Kazimi. Cet homme de 53 ans est un ancien chef du renseignement irakien. Il succède donc à Adel Abdel Mahdi, qui avait démissionné il y a 5 mois après des manifestations très importantes. Des milliers de personnes sortaient, à l'époque, dans la rue pour demander du changement dans la classe politique mais aussi la fin de l'intervention de pays étrangers dans la politique irakienne. Alors ce nouveau gouvernement est-il capable de répondre aux demandes des manifestants. Elément de réponse avec Ihassan Shamary, professeur de sciences politiques à l'université de Bagdad. Il a été contacté au téléphone par Sami Boukhelifa.

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