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Journal en français facile 07/03/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Présenté ce soir ne compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. 

RA : À la une de l’actualité ce soir : le Liban en défaut de paiement. Cela veut dire que le pays ne peut plus rembourser ses dettes. C’est le Premier ministre Hassan Diab qui l’a annoncé dans un discours retransmis à la télévision. Le Liban qui traverse depuis plusieurs mois une grave crise économique.

SB : L’épidémie de coronavirus. La barre des 200 morts a été franchie en Italie. Et demain dimanche le pape François fera sa traditionnelle prière par vidéo et non en public depuis sa fenêtre donnant sur la place Saint-Pierre de Rome.

RA : L’épidémie de coronavirus qui a inspiré Yvan Amar pour son mot de la semaine. Le mot « confinement ». Rendez-vous à la fin de cette édition.

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SB : C’est un discours qui était très attendu. Le Premier ministre du Liban s’est exprimé aujourd’hui à propos de la situation économique du pays.

RA : Hassan Diab a dû prendre une décision forte, car le Liban traverse une très grave crise économique. Il annonce en effet que son pays est en défaut de paiement, c’est une première dans l’histoire du Liban et cela veut dire que le Liban ne va pas pouvoir payer une dette qui arrive à échéance dans deux jours. La dette publique du pays qui est énorme : 92 milliards d’euros, cela représente 170 % du produit intérieur brut selon l’agence Standard and Poor’s. Et la particularité du Liban, c’est que cette dette est détenue principalement par des Libanais. C’est ce que nous explique Alexandre Kateb, président du cabinet Compétence Finance.

[Transcription manquante]

RA : Le Liban officiellement en défaut de paiement. C’était Alexandre Kateb, président du cabinet Compétence Finance. Au téléphone d’Agnieszka Kumor.

SB : La crise migratoire entre la Turquie et l’Union européenne. Le Président turc tente d’apaiser le ton.

RA : Souvenez-vous vendredi dernier Recep Tayyip Erdogan avait dit qu’il était prêt à ouvrir les frontières avec l’Union européenne pour laisser passer les migrants. Allant ainsi à l’encontre d’un accord conclu avec Bruxelles en 2016. Depuis plusieurs milliers de migrants sont massés à la frontière dans l’espoir de la traverser, ce qui provoque régulièrement des échauffourées. Mais ce samedi le Président turc a donné l’ordre aux garde-côtes d’empêcher les migrants de traverser la mer Égée, car ce serait trop dangereux. Explications avec la correspondance d’Anne Andlauer.

Dans une série de messages publiés sur son compte Twitter, le service des garde-côtes turcs fait donc une mise au point : « sur ordre » de Recep Tayyip Erdogan, tous les départs vers les côtes grecques seront stoppés en mer Égée. Le communiqué officiel invoque « les dangers » que cette traversée fait courir aux migrants. Il précise toutefois que ces annonces ne changent rien – je cite – « au principe consistant à ne pas intervenir pour empêcher les migrants de quitter la Turquie ». Cette semaine, déjà, le président turc avait laissé entendre que sa nouvelle politique de « portes ouvertes » concernait en priorité la frontière terrestre. En réalité, ces derniers jours, le flux semble s’être tari face aux heurts à répétition avec les forces grecques. Alors qu’il doit se rendre à Bruxelles lundi, le président turc pourrait vouloir se ménager une marge de négociation avec les dirigeants européens. La présidence turque précise qu’il entend notamment discuter d’une « mise à jour de l’Union douanière » entre la Turquie et l’UE et « de l’ouverture de nouveaux chapitres des négociations d’adhésion ». Autant de promesses sans lendemain qui figuraient dans le pacte migratoire signé en 2016, et que Recep Tayyip Erdogan espère peut-être encore voir se concrétiser. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

SB : L’épidémie de coronavirus. Et la situation de l’Italie qui continue d’inquiéter.

RA : La barre des 200 morts liés à la maladie a été franchie ce samedi. Et illustration de l’ampleur de l’épidémie, demain le pape fera sa traditionnelle prière du dimanche par vidéo et non en public depuis sa fenêtre donnant sur la place Saint-Pierre de Rome. L’Italie qui est le deuxième pays pour le nombre de décès lié au coronavirus. C’est en Chine que la situation est la plus alarmante avec plus de 3000 morts (sur 3500 décès au niveau mondial). En Chine où un hôtel qui servait de lieu de lieu quarantaine s’est effondré. On met en quarantaine tous ceux qui ont été en contact avec des personnes contaminés par le coronavirus. L’hôtel s’est donc écroulé, laissant 70 personnes sous les décombres, une trentaine a pu être secourue pour le moment. Cela s’est passé dans la province du Fujian, dans l’est du pays. Correspondance d’Angélique Forget.

L’une des premières vidéos prises sur le lieu de la catastrophe montre un amas de tôle, de fer et de béton. Des secouristes, équipés de lampes frontales progressent difficilement dans les décombres. Autour, de nombreux camions de pompiers et des ambulances. Il était 19h30 heure locale lorsque l’hôtel de 6 étages et 80 chambres s’est effondré. Des riverains disent avoir entendu un bruit sourd, comme une explosion. Selon la presse officielle chinoise, 70 personnes se trouvaient à l’intérieur. Le bâtiment avait été réquisitionné récemment pour placer en quarantaine des personnes qui avaient eu des contacts étroits avec des malades atteints du coronavirus. Dans quel état se trouvait l’édifice ? Pourquoi s’est-il effondré ? Aucune réponse pour le moment. D’après les autorités, cet hôtel était ouvert depuis juin 2018. Angélique Forget Shanghai RFI.

RA : Et puis une information concernant l’épidémie de coronavirus en France. Demain dimanche un nouveau Conseil de défense se tiendra autour du Président Emmanuel Macron. En France où 11 personnes sont mortes de la maladie.

SB : Également en France la journée marquée par les aveux de Michel Fourniret.

RA : Ce tueur en série âgé de 77 ans a reconnu sa participation pour l’enlèvement et le meurtre en 2003 d’Estelle Mouzin alors âgée de 9 ans. C’est le parquet de Paris qui l’a annoncé aujourd’hui. Ce sont des faits pour lesquels il était mis en examen, mais des faits que jusque-là il refusait de reconnaître.

RA : 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar dans le Journal en français facile. Comme chaque samedi c’est le mot de la semaine. Et ce soir il s’agit du mot « confinement ».

La lutte contre l’extension du coronavirus se poursuit, et on sait qu’elle passe souvent par le confinement des malades, ou des porteurs du virus. On parlait il y a quelques jours de quarantaine, un mot très entendu, et qui porte encore le souvenir du nombre quarante. On entend aussi beaucoup le mot quatorzaine, qui montre bien que le compte des jours de cette mise à l’écart est important. Mais on parle tout autant de confinement, pour éviter les contacts avec le reste de la population. Confiner quelqu’un, on sent bien que cela signifie l’enfermer : on lui interdit de sortir d’un certain espace clos ! Et le mot est spécialement utilisé dans ce vocabulaire médical, alors qu’on trouve d’autres mots dont le sens est proche, mais qu’on utilise dans d’autres situations. Assigner par exemple : le mot est plus judiciaire ou policier, comme dans l’expression assigner à résidence. Et c’est un ordre qu’on donne à quelqu’un s’il est assigné à résidence : il a l’obligation d’obéir. Mais c’est la loi. Alors que si l’on parle de séquestrer, on a l’idée qu’on maintient quelqu’un enfermé de force, et contre la loi. Et si l’on dit interner, le contexte est encore différent : la plupart du temps, la raison qu’on met en avant est psychiatrique : on interne ou fait interner quelqu’un lorsqu’on le prive de sa liberté pour le placer dans un centre de soins. Quant au verbe cloîtrer, il a encore un écho vaguement religieux : un cloître est une partie d’un monastère. Des moines peuvent y vivre, ou des religieuses qui ne vivent pas avec le reste du monde : ils sont donc cloîtrés. Et parfois ces décisions d’isolement sont prises par les personnes qui s’isolent – même s’il y a parfois des pressions. C’est pourquoi certains de ces verves s’emploient couramment à la forme pronominale, c’est-à-dire avec « se » : on se cloître, on se confine, on s’isole. Et c’est souvent au sens figuré : on se confine dans une certaine solitude. Mais cette forme pronominale n’est pas en usage avec tous les verbes qu’on a mentionnés : on ne se séquestre pas, on ne s’interne pas soi-même.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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