#Francês da atualidade

Journal en français facile 05/10/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d’écouter RFI. Il est 22h00 à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir. 

Sylvie Berruet : Bonsoir à tous.

CP : À la une : le sommet des Balkans. Le président français Emmanuel Macron appelle les dirigeants de l'Union européenne à tirer les leçons de la crise dite des sous-marins. 

SB : Aux États-Unis, le groupe Facebook dans la tourmente. Une lanceuse d'alerte est actuellement auditionnée par le Sénat américain. Cette ancienne employée du réseau social dénonce sa dangerosité. 

CP : Les expulsions de migrants haïtiens par Washington continue de faire polémique aux États-Unis. Un deuxième haut fonctionnaire a démissionné de ses fonctions, cette semaine. 

SB : Et puis, en France : les conclusions de la « commission Sauvé » accablent l'Église. Cette enquête révèle que 216 000 personnes ont été agressées par des clercs ou des religieux depuis 1950. 

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SB : Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne sont actuellement réunis en Slovénie.

CP : Un sommet informel, organisé à quelques kilomètres de Ljubljana, la capitale slovène. Il sera question de la flambée des prix de l'énergie mais aussi de la stratégie à adopter face à la Chine et aux États-Unis. Le président français a prévu de mettre la crise des sous-marins sur la table. Emmanuel Macron veut convaincre ses homologues européennes de s'émanciper, de prendre leur indépendance, vis à vis des Américains. Il s'est exprimé dès son arrivée en Slovénie. On l’écoute. 

[Transcription manquante] 

CP : Le président français Emmanuel Macron. Propos recueillis par Julien Chavanne. 

SB : Aux États-Unis, l'entreprise Facebook passe décidément une mauvaise semaine.

CP : Après la panne géante d'hier qui a privé des millions d'utilisateurs de ses services, 
le réseau social est maintenant au cœur d'une audition devant le sénat américain. C'est une ancienne employée de Facebook qui est auditionnée. Elle s'appelle France Haugen. Elle a démissionné en mai dernier, pour devenir lanceuse d'alerte. Et devant les sénateurs, elle compare la nocivité de Facebook à celle de l'industrie du tabac. La nocivité, c'est la dangerosité, le caractère mauvais, nuisible. Explications de David Thomson. 

Comme la cigarette, Facebook est dangereux pour le public. Ses dirigeants le savent mais font tout pour le cacher. Voilà en somme ce qu’a expliqué Frances Haugen aux sénateurs américains qui tous ont salué son courage. Cette ancienne chef de produit de Facebook a fait fuiter des milliers d’études internes. Devant le sénat, elle explique qu’au lendemain de l’élection présidentielle, Facebook a supprimé les dispositifs destinés à limiter les discours de haine pendant la campagne. « Ils savaient que c’était dangereux mais ils l’ont fait pour faire plus de profit » dit-elle convaincue que cette décision a joué un rôle crucial dans l’attaque du capitole le 6 janvier. Les algorithmes de Facebook qui favorisent la division pour générer plus d’attention ont même tué des gens dit-elle citant l’exemple de la Birmanie et de l’Ethiopie. Enfin selon Frances Haugen les chiffres tenus secrets de Facebook, près de 50% des adolescents ont une expérience négative sur sa filiale Instagram. Pourtant le géant californien continue de diffuser des contenus faisant la promotion de l’anorexie augmentant les risques de dépression et de suicides. « Ces décisions sont désastreuses conclut Frances Haugan si Facebook ne fait rien dit-elle aux élus, le congrès doit réagir ! »

SB : Dans l'actualité américaine toujours, la polémique autour des expulsions de migrants haïtiens vers leur pays natal se poursuit.

CP : Un deuxième haut fonctionnaire américain a démissionné. Il s'agit de Harold Koh. Il était jusque-là conseiller juridique du département d'État. Ce juriste progressiste et ex-doyen de l'université de Yale explique sa décision dans une note de 6 pages envoyée à ses supérieurs hiérarchiques. Le média américain Politico en a obtenu une copie. Les précisions de Stefanie Schuler. 

Pauvreté extrême, violence des gangs armés, instabilité politique accrue après l’assassinat du président, tremblement de terre, tempête tropicale : « Haïti est un cauchemar humanitaire ». Harold Koh ne mâche pas ses mots. En renvoyant les migrants haïtiens chez eux, estime ce haut fonctionnaire du département d’État, l’administration Biden viole le droit international. Harold Koh fustige notamment le titre 42 qui autorise le renvoi immédiat de demandeurs d’asiles et de migrants aux frontières sous le prétexte du Covid-19 et des enjeux sanitaires de la pandémie. Un dispositif « illégal » et « inhumain », martèle ce juriste considéré comme l’un des plus brillants de sa génération. « Cette politique malheureuse ne peut être gravée dans le marbre » poursuit Harold Koh. Il réclame que l’administration Biden évalue la situation de chaque migrant haïtien, vérifie si ces migrants ont de la famille dans d’autres pays mais surtout que les expulsions vers Haïti soient immédiatement suspendues. Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations 57 vols en provenance des États-Unis ont atterri en Haïti entre le 19 septembre et le 1er octobre, renvoyant 6213 migrants chez eux.

CP : Et avant Harold Koh, c'est Daniel Foote, l'émissaire spécial américain pour Haïti qui avait présenté sa démission. 

SB : Les pays occidentaux exigent des explications de la Russie, au sujet de l'opposant emprisonné Alexei Navalny.

CP : Un groupe de 45 pays dont la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Canada dont demandé aujourd’hui devant l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques que la Russie fournisse des explications après l'empoisonnement en 2020 d'Alexeï Navalny. Moscou dispose de 10 jours pour répondre aux questions posées par les pays, conformément aux règles de l'organisation basée à La Haye. C'est ce qu'ont déclaré les représentants des 45 États en question. Pour les experts occidentaux, l'opposant au Kremlin a été victime en août 2020 de l'agent neurotoxique Novit'chok conçu à l'époque soviétique. « Il est donc essentiel que la Russie expose en détails les mesures prises pour enquêter et faire la lumière sur l'utilisation d'une arme chimique sur son territoire » ,peut-on lire dans un extrait de la déclaration des 45 pays, publié sur Twitter par la délégation britannique.

SB : Taïwan met en garde contre des « conséquences catastrophiques » si l'île tombait aux mains de la Chine.

CP : La présidente taiwanaise, Tsai Ing-wen, promet de « faire tout ce qu'il faut » face aux menaces de Pékin. Ces déclarations interviennent alors que près de 150 avions chinois ont fait des incursions, ont pénétré, dans ce qu'on appelle la zone d'identification de défense aérienne de Taiwan. À noter qu'une zone d'identification de défense aérienne est un espace aérien dans lequel un État souhaite identifier et localiser les appareils aériens pour des raisons de sécurité nationale. Les incursions de l'aviation chinoise dans cette zone se sont multipliées depuis deux ans. 

SB : L'Église catholique française accablée par un rapport.

CP : En France une commission a enquêté sur la pédo-criminalité au sein de l'Église, depuis 1950. Les conclusions de cette enquête sont sans appel : 216 000 personnes ont été agressées par des clercs ou des religieux au sein de l'Église. Pierre Olivier.

Ce chiffre, a indiqué Jean-Marc Sauvé, le président de la commission peut varier de plus ou moins 50 000 personnes ! Car il s'agit en fait d'une estimation, d'une extrapolation établie sur plusieurs milliers de victimes qui se sont fait connaître et ont témoigné auprès de la commission.  Mais bien évidemment, toutes n'ont pas souhaité libérer leur parole. Vous l'avez dit, il ressort de ces 2 ans d'enquête ce chiffre : 216 000 mineurs agressés par des religieux entre 1950 et 2020. Un chiffre qui grimpe même à 330 000 si l'on ajoute les agresseurs laïcs travaillant dans les institutions de l'église catholique comme les aumôniers, ou encore les enseignants des écoles catholiques. Alors après avoir dressé ce constat, toute la question est maintenant de savoir comment l'Église va reconnaître sa responsabilité. Car pour près de 9 agressions sur 10, les faits ne peuvent plus être traduits en justice pour cause de prescription. C'est donc à l'Église et à elle seule de trouver un moyen de parler à ces victimes.

CP : Le pape François a fait part de son « immense chagrin » face dit il à « l'effroyable réalité » dévoilée par cette commission indépendante.

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