#Francês da atualidade

Journal en français facile 05/08/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GAZA : Plusieurs tirs de roquettes ont été signalés en direction d'Israël ; et autres nouvelles.

Transcription 

Clémentine Pawlotsky : Merci d'écouter RFI, il est 20h00 en temps universel, 23h00 à Gaza et Tel Aviv.   

Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !   

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clémentine, bonsoir à toutes et à tous.  

CP : Une nouvelle poussée de violence au Proche-Orient. Israël a lancé cet après-midi une opération militaire dans la bande de Gaza. Plusieurs tirs de roquettes sont signalés ce soir en direction de l'État hébreux.  

ZK : La Russie et la Turquie renforcent leur coopération. Les dirigeants des deux pays se sont retrouvés, aujourd'hui, à Sotchi. En revanche, la France n'est « pas un pays ami ». C'est le porte-parole de la diplomatie russe qui l'affirme. Nous l'entendrons dans ce journal.  

CP : En Inde, les arrestations se multiplient au sein du principal parti d'opposition. Ses membres dénoncent une répression politique de la part du pouvoir.  

ZK : Et puis, on terminera ce journal en musique, avec le nouvel album du collectif à succès : Kokoroko.  

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ZK : Plus de 100 roquettes ont été tirées, ce soir, de la bande de Gaza vers Israël. 

CP : Oui, il s'agit de tirs de représailles, c’est-à-dire de tirs de vengeance. Après les frappes meurtrières menées par l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Ces frappes, elles visaient le Jihad islamique. Selon l'ONU, aux moins dix palestiniens ont été tués. On en parle avec vous Guilhem Delteil, bonsoir. Cette opération de l'État hébreux dans la bande de Gaza, elle s'appelle « Aube naissante », et elle a été lancée cet après-midi, alors qu'une médiation égyptienne était en cours. 

Oui, après quelques jours d'une tension sans violence, les armes ont finalement été utilisées ce vendredi. Dans l'après-midi, l'armée israélienne a bombardé un quartier résidentiel dans le centre de la ville de Gaza. Pour l'armée israélienne, il s'agissait de frappes « préventives », c'est-à-dire avant une attaque sur son territoire. Israël affirme avoir tué quinze combattants du Jihad islamique. Le ministère de la Santé à Gaza évoque, lui, dix victimes, des civils dont une petite fille de cinq ans. Mais l'un des chefs du Jihad islamique a aussi été tué : Tayssir al-Jabari, dont les funérailles dans la soirée ont attiré des centaines de personnes. Quelques heures plus tard, des roquettes ont été tirées vers le territoire israélien, vous le disiez, « plus de 100 » selon le Jihad islamique. Alors, signes que les combats pourraient se poursuivre : l'armée israélienne a déjà donné un nom à son opération, « Aube naissante », vous l’évoquiez. Et le Jihad islamique affirme, lui, que les tirs de roquette étaient une « première réponse », uniquement. 

CP : Merci beaucoup Guilhem Delteil, journaliste au service international de RFI. 

ZK : Dans l’actualité également, Clémentine, la Russie qui accuse l'Ukraine de « terrorisme nucléaire ». 

CP : Moscou rejette toute responsabilité dans les frappes menées près d'un réacteur nucléaire de Zaporijia, en Ukraine. L'armée russe accuse le régime du président ukrainien Volodymyr Zelensky d'en être responsable. Le dirigeant ukrainien estime de son côté que la Russie doit « porter la responsabilité » de cet « acte de terreur ».  

ZK : Et dans ce contexte, la Russie resserre ses liens avec la Turquie. 

CP : Moscou et Ankara vont notamment renforcer leur coopération énergétique et économique. C'est ce qui ressort de la rencontre entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants se sont retrouvés aujourd'hui à Sotchi, en Russie, sur les rives de la mer Noire. Correspondance à Moscou, d'Anissa El Jabri.  

Au début de la rencontre, Vladimir Poutine avait déjà souligné ces données : le chiffre d'affaires commercial russo-turc a augmenté de 57% en 2021. Il a doublé entre janvier et mai cette année. Il pourrait bien s'envoler les prochains mois. Transport, industrie, agriculture, tourisme, haute technologie, construction... Des accords ont été trouvés dans presque tous les secteurs annonce la Russie. Points majeurs pour Moscou, et là-dessus on attend encore des précisions concrètes, dans les secteurs aussi de la finance et de la banque. Dans l’énergie aussi, la Turquie accepte ainsi le paiement du gaz russe en roubles. Vladimir Poutine avait aussi promis de n’éluder aucune des questions liées à la Syrie. Dossier majeur pour Recep Tayyip Erdogan qui cherche depuis des mois à lancer une opération militaire dans le nord de la Syrie. Les deux dirigeants ont, sur ce dossier, signé une déclaration conjointe. Elle reprend dans une même phrase les deux priorités des deux parties. D'un côté, la Russie et la Turquie se disent attachées à l'unité politique et à l'intégrité territoriale de la Syrie ; de l'autre, elles réaffirment, je cite, « leur détermination à coordonner étroitement leurs efforts pour lutter contre les organisations terroristes ». Anissa El Jabri, Moscou, RFI. 

ZK : Et en en vient à cette question, Clémentine : les présidents russe et français sont-ils en froid ?  

CP : Ça fait en tout cas deux mois que Vladimir Poutine et Emmanuel Macron n’ont pas eu d'entretien téléphonique. Et voici pourquoi, selon Moscou : la France est tout simplement un pays « inamical » avec lequel les discussions ne sont actuellement « pas nécessaire ». C’est une déclaration du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov : 

« Eh bien, tout d'abord, la France est un État inamical au regard des actions qu'elle prend concernant notre pays. Ils ne s'appellent pas parce qu'ils estiment que le moment n'est pas venu, et qu'actuellement ce n'est simplement pas nécessaire. Si la nécessité se fait sentir, ils peuvent s'appeler à tout moment. » 

CP : En Inde, les arrestations d'opposants se multiplient. Le principal parti d'opposition, le Congrès, est visé par une large enquête. Elle porte sur de supposées transactions illégales. Mais les élus de l'opposition y voient le signe d'une répression politique. Ils accusent le parti nationaliste au pouvoir d'en être responsable. À New Delhi, Sébastien Farcis.  

Les deux dirigeants historiques du parti du Congrès, Rahul Gandhi et sa mère, Sonia, ont été interrogés pendant des jours par l’Agence de répression des fraudes, et des perquisitions sont menées dans une dizaine de locaux du Congrès. Ceci, dans une enquête sur des transactions douteuses de plusieurs millions d’euros. Cette même agence fédérale, très puissante, a aussi récemment placé en détention provisoire un député fédéral d’opposition et deux ministres régionaux de Delhi et Bombay, privant ces partis de membres essentiels. Les officiers démentent toute influence politique, mais l’opposition condamne le fait qu’aucun membre du parti au pouvoir n’est jamais visé par ce genre d’enquête, et que les politiciens cessent même d’être inquiétés dès qu’ils rejoignent cette formation du Premier ministre. Pour le député du Congrès, Rahul Gandhi, l’opposition est muselée : « Nous assistons à la mort de la démocratie en Inde. Tout ce que le pays a construit depuis près d’un siècle est en train d’être détruit. À la place s’élève une dictature, dans laquelle toute personne qui s’oppose au pouvoir est attaquée et emprisonnée. » Le parti du BJP rejette ces accusations, et affirme que le parti du Congrès essaie seulement ainsi d’empêcher que cette enquête embarrassante ne soit menée jusqu’au bout. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI. 

ZK : Un peu de musique pour finir. Le collectif britannique Kokoroko présentait aujourd'hui son tout dernier album. 

CP : Un album intitulé Could We Be More. Mais le collectif aux influences africaines n'en est pas à son coup d'essai. Il recueille déjà 60 millions d'écoutes sur la plateforme Spotify et tous ses singles ont déjà remporté un vif succès. Marine Salaville.  

C'est de la musique à écouter autour d'un verre entre amis, en début de soirée ou encore pour se détendre. Quelques notes aux sonorités funk à la guitare électrique, des percussions, mais surtout des cuivres, beaucoup de cuivres. C'est la marque de Kokoroko. D'ailleurs, la leader du groupe, Sheila Maurice-Grey, est une trompettiste renommée. Elle est aussi connue sous le pseudo Mrs Maurice. Malgré cette constante cuivrée, les morceaux se suivent, mais ne se ressemblent pas. La plupart ont un rythme tranquille, d'autres sont plus enlevés, comme We Give Thanks, que le groupe a pensé spécialement pour la scène. Pour cet album, Kokoroko s'inspire de ses origines africaines et caribéennes. Quinze pistes inspirantes avec quelques interludes. 

CP : Voilà, c’était le tout dernier album de Kokoroko sur RFI.  

C’est ainsi que se referme ce Journal en français facile. Merci à vous de l’avoir suivi et très belle soirée sur RFI. 

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