#Francês da atualidade

Journal en français facile 04/08/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Clément Fraioli : À l’écoute de Radio France Internationale, il est 22h à Paris, 20h en temps universel, 4h à Hong Kong. Bonsoir, et bienvenue, dans ce Journal en français facile. Pour m’aider à le présenter ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Clément, bonsoir à tous !

CF : Au sommaire de cette édition, des milliers de personnes dans les rues de Hong Kong ce dimanche. Pour le deuxième jour de suite, les manifestants réclamaient plus de démocratie. Un rassemblement marqué par l’utilisation de gaz lacrymogènes par la police.

SB : Les États-Unis endeuillés. En moins de 24h, deux fusillades meurtrières ont eu lieu. La première, à El Paso au Texas, a fait 20 morts. Le tireur a été arrêté, il risque la peine de mort. Quelques heures plus tard, un autre homme a ouvert le feu à Dayton dans l’Ohio tuant 9 personnes, avant d’être abattu par la police.

CF : Dans l’actualité également, ces nouvelles attaques du groupe État islamique en Syrie. Et puis en fin de journal vous retrouverez Yvan Amar, pour son « Expression de la semaine ».

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SB : Nouvelle journée de manifestations à Hong Kong. Et nouvelles répressions par les forces de l’ordre.

CF : Tout comme hier, la police anti émeutes a usé de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Les manifestants s’étaient rassemblés pour réclamer plus de démocratie et dénoncer l’emprise de la Chine. 

Cette fois ce sont les résidents du district de Kennedy Town, un quartier situé à l’ouest de l’île de Hong Kong, qui a appelé leurs concitoyens à se réunir, pour une nouvelle fois accentuer la pression sur le gouvernement. Précédemment je me contentais de participer à ces événements, mais je ne les organisais pas. Cette fois j’avais vraiment envie de m’affirmer, car, premièrement on ne peut pas accepter cette loi d’extradition, et puis la violence de la police ne fait qu’empirer donc c’est, je pense, pour moi le temps de m’affirmer, de faire quelque chose. Comme toujours depuis maintenant presque deux mois, les Hongkongais ont répondu présents malgré la fatigue et la lassitude. Je crois que j’ai participé à toutes les manifestations ces deux derniers mois. Je sens la différence cette fois, il y a tellement de gens d’horizons différents. Il n’y a pas que des jeunes, il y a aussi des gens qui me semblent plus conservateurs, et même eux supportent ce mouvement. En tant que Hongkongais, si on ne se bat pas pour cela, on le regrettera dans le futur. Alors que les discours n’étaient pas encore terminés, plusieurs manifestants ont pris le métro en direction du quartier commerçant de Causeway Bay pour y ériger de nouveau des barricades. À chaque nouvel arrêt, ils chantaient des slogans appelant les usagers à rejoindre la grève générale prévue demain.

CF : À la suite de ces nouveaux rassemblements, Pékin hausse le ton s’élevant contre, je cite, « les forces abjectes » et promettant de ne pas rester « les bras croisés ».

SB : Il était l’idéologue et le numéro deux du régime meurtrier des Khmers rouges au Cambodge. Nuon Chea est mort à 93 ans.

CF : On l’appelait « le frère numéro deux ». Le bras droit de Pol Pot avait été condamné à la prison à perpétuité pour « crimes contre l’humanité ». Entre 1975 et 1979, le régime des Khmers rouges a fait quelque deux millions de morts. Nuon Chea n’a jamais reconnu sa responsabilité dans ce génocide. Il est mort à l’hôpital, où il avait été transféré en juillet dernier.

SB : Aux États-Unis, les drapeaux seront en berne, c’est-à-dire qu’ils seront baissés, ce dimanche.

CF : Un hommage aux 29 personnes tuées lors de deux fusillades ce week-end. Samedi matin d’abord, un tireur sème la mort dans un centre commercial d’El Paso au Texas, tuant 20 personnes. Un crime raciste selon la police. Le tueur a été arrêté et placé en garde à vue. Il est poursuivi pour terrorisme, la peine de mort est requise contre lui. Quelques heures plus tard, à Dayton dans l’état de l’Ohio cette fois, un homme a ouvert le feu dans un quartier historique du centre-ville. Il tue 9 personnes, dont sa sœur, avant d’être lui-même abattu par la police. La maire de Dayton, Nan Whaley, visiblement très émue a donné des précisions à la presse.

À 1h07 ce matin, un événement s’est produit dans le quartier historique d’Oregon. Un suspect a ouvert le feu dans ce quartier. Il portait un gilet pare-balle et avait de nombreuses munitions de calibre 223, et des chargeurs supplémentaires. En moins d’une minute, la police de Dayton a neutralisé le tireur. C’est une journée très triste pour notre ville, mais je suis impressionnée par la réponse rapide de la police. Leur action a permis à des centaines de vies d’être épargnées. Maintenant, nos pensées vont aux familles et aux amis qui étaient juste sortis en centre-ville un samedi soir et qui pensaient rentrer chez elles normalement, mais ça n’a pas été le cas.

CF : Nan Whaley, la maire de Dayton dans l’Ohio.

SB : Dans l’actualité africaine, le calendrier de la transition politique se précise au Soudan.

CF : Une autorité civile, chargée de piloter cette transition, sera formée le 18 août prochain. Une étape cruciale, importante, dans ce pays gouverné pendant 30 ans par un régime autoritaire et secoué depuis plusieurs mois par une contestation populaire inédite. En décembre dernier, des manifestations avaient débuté contre la hausse du prix du pain. Manifestations qui s’étaient rapidement transformées en mobilisations contre le pouvoir en place, et avaient abouti à la chute du président Omar El Béchir le 11 avril dernier.

SB : De nouvelles attaques du groupe État Islamique en Syrie.

CF : Le groupe djihadiste a lancé une série d’attaques contre des positions de l’armée syrienne, et de ses alliés. Des attaques situées à l’ouest de l’Euphrate dans la province de Deir Eizzor. 10 soldats syriens ont été tués, 3 autres ont été enlevés, tandis que 5 jihadistes ont été abattus. Les précisions de Paul Khalifeh.

L’attaque la plus meurtrière a eu lieu près de la ville de Bou Kamal, à la frontière syro-irakienne. Des combattants du groupe État islamique ont lancé des assauts simultanés contre des positions de l’armée syrienne et de ses alliés. De violents combats ponctués de tirs de roquettes et d’obus de mortier ont duré des heures. Dans la ville d’al-Mayadeen, plus au nord, le groupe État islamique a usé d’une ruse pour enlever des miliciens proches de l’Iran. Les jihadistes ont allumé un feu non loin d’une base des troupes gouvernementales et ont capturé trois miliciens pro-iraniens envoyés en éclaireur. Malgré les renforts dépêchés par l’armée syrienne, les trois prisonniers ont été exfiltrés vers le désert de la Badia. Le groupe État islamique reste très actif sur les deux rives de l’Euphrate. Ses cellules dormantes harcèlent les Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis à l’est du fleuve, et attaquent les troupes gouvernementales à l’ouest. L’Observatoire syrien des droits de l’homme affirme que 210 soldats syriens et 72 jihadistes ont été tués depuis le mois de mars. Des membres des Gardiens de la révolution iranienne des combattants du Hezbollah libanais et des soldats russes ont aussi péri dans cette zone désertique appelée le triangle de la mort. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

CF : La deuxième tentative aura été la bonne. Franky Zapata est parvenu à traverser la Manche à bord de son « Flyboard » ce dimanche. Sur cette plateforme volante, propulsée par des réacteurs, le Français a donc relié la plage française de Sangatte aux côtes britanniques en un peu plus de 20 minutes. La première tentative fin juillet c’était soldé par un échec. À peine cet exploit réalisé, Franky Zapata a fait part de ces prochains défis : voler à 2000 mètres au-dessus des nuages ou encore terminer son prototype de voiture volante. 22h08 à Paris, l’heure de retrouver « L’expression de la semaine » d’Yvan Amar. Et aujourd’hui, il nous parle de l’expression « la nuit du 4 août ».

Nous voici au bord de la nuit du 4 août. Et cette expression, la nuit du 4 août, est importante dans l’histoire de France, et en particulier dans l’histoire de la Révolution. Pas autant que le 14 juillet évidemment. Mais c’est juste après, à peine deux semaines plus tard, que l’histoire accélère et prend ce tournant décisif : à l’Assemblée Constituante, on va voter l’abolition des privilèges. Pendant l’Ancien Régime, à l’époque de la royauté, les nobles et les gens d’Église avaient des avantages sur tout le reste de la population. Ils pouvaient par exemple percevoir des impôts, et eux n’en payaient pas. Et bien tout ça est aboli. C’est-à-dire qu’on supprime ces dispositions cette organisation. C’est bien ça une abolition : un peu comme une abrogation, cet autre mot existe : on abolit ou on abroge. Mais quand on parle d’abolition, c’est encore plus fort : on balaye tout ça. On ne fait pas comme si ça n’avait jamais existé : ça n’est pas possible, mais on l’annule de fond en comble. Souvent le mot s’applique aux pratiques qu’on trouve infamantes. Et il est même intéressant de voir à quels moments de l’histoire il a été le plus utilisé : trois moments clés. L’abolition des privilèges, durant la grande Révolution française. Celle de l’esclavage. Et l’abolition de la peine de mort.

CF : C’était « L’expression de la semaine » signée Yvan Amar. C’est la fin de ce journal en Français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter.

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