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Journal en français facile 02/03/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loic Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc, bonsoir à tous.

LB : La crise du coronavirus. Le Covid 19 qui progresse désormais plus vite hors de Chine selon les chiffres de l’OMS. En France, le dernier bilan fait état de 191 contaminations.

ZK : Nous irons en Israël également, dans quelques instants. Israël qui organise ses 3es élections législatives en moins d’un an. Les bureaux de vote ferment à l’instant. Nous serons en ligne avec notre envoyé spécial à Tel-Aviv pour les premières tendances.

LB : Et puis nous reviendrons également sur cette décision de la Turquie d’ouvrir sa frontière avec la Grèce pour y laisser passer les migrants. Ankara qui tente de faire pression sur ses voisins européens pour obtenir du soutien dans ses opérations en Syrie.

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ZK : Direction Israël pour débuter cette édition. Le pays vote pour la troisième fois en moins d’un an pour des élections législatives.

LB : Puisqu’aucune majorité stable ne s’était dégagée des deux premiers scrutins. On retrouve tout de suite Guilhem Delteil en direct de Tel-Aviv, précisément au QG de campagne du parti Bleu-Blanc. Les bureaux de vote viennent tout juste de fermer, les premières tendances de sorties des urnes commencent à circuler.

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ZK : À la une également, l’épidémie de Covid19. Elle progresse désormais moins en Chine que dans le reste du monde.

LB : Il y a eu, au cours des dernières 24h, « Près de neuf fois plus de cas signalés en dehors de la Chine qu’en Chine » souligne le directeur de l’OMS. L’Organisation mondiale de la santé qui se dit particulièrement inquiète de la situation en Corée du Sud, en Iran, au Japon et en Italie. L’Italie où la barre des 50 morts est franchie ce soir tandis qu’en France, les autorités revoient également les chiffres à la hausse : il y a eu 191 cas confirmés de contamination depuis la mi-janvier.

ZK : Au-delà du bilan sanitaire, le coronavirus a aussi des conséquences sur l’économie mondiale en particulier en Chine.

LB : On savait Pékin durement touchée, la situation est en fait pire que ce que l’on pensait. Les indicateurs publiés aujourd’hui par un cabinet indépendant confirment un effondrement des indices de tous les pans de l’activité économique du pays avec des niveaux encore inférieurs à ceux enregistrés lors de la grave crise financière de 2008. Les précisions de David Baché.

Production, commandes, exportations, emplois : tous les indicateurs sont au plus bas. L’étude du cabinet IHS Markit, réalisée pour le groupe de médias Caixin, calcule de manière indépendante un « indice des directeurs d’achat », fondé sur les données d’un vaste échantillon d’entreprises... Qui font donc le constat que leur activité va au plus mal. La contraction, en février, est même supérieure à celle constatée lors de la crise mondiale de 2008. Depuis plus d’un mois, la Chine est soumise à d’importantes mesures de confinement et de restriction de circulation. Pour tenter de limiter la propagation du virus, Pékin a contraint à l’arrêt les usines situées dans les zones à risque... ce qui a aussi provoqué des ruptures d’approvisionnement chez les autres. Outre l’activité manufacturière, les services -60 % du produit intérieur brut chinois- sont également frappés : transports, tourisme, divertissement : autant d’activités mises à mal par les restrictions de déplacement et la peur d’être contaminé. Le travail a progressivement repris, et la plupart des analystes estiment que le pire est a priori passé. Mais tous attendent de voir quelles mesures politiques seront prises par Pékin pour remettre à flot la deuxième économie mondiale.

ZK : La fin de la trêve partielle en Afghanistan, ce sont les talibans qui l’annoncent aujourd’hui.

LB : Cette décision intervient deux jours après la signature d’un accord historique avec les États-Unis à Doha. Les talibans justifient leur décision par le refus du président afghan de libérer 5000 prisonniers talibans.

ZK : Aux États-Unis, la course à l’investiture démocrate perd un nouveau candidat.

LB : Après Pete Buttigieg, c’est au tour de la sénatrice Amy Klobuchar d’annoncer son retrait. Elle se rallie dans le même temps à la candidature de l’ancien vice-président Joe Biden. Une décision qui intervient à la veille du Super Tuesday, lors duquel 14 États américains se prononceront dans la primaire démocrate.

ZK : ça se passe également aux États-Unis. L’État de New York devient ce week-end le 3e État à interdire les sacs en plastique après la Californie et l’Oregon.

LB : La loi est entrée en vigueur ce dimanche. Les autorités espèrent ainsi faire baisser les quantités de sacs en plastique qui se retrouvent souvent dans les eaux des rivières ou pris dans les arbres. Les New-Yorkais, surtout les commerçants vont devoir s’adapter. Reportage Loubna Anaki.

Dans ce supermarché de Manhattan, les sacs en papier remplacent déjà ceux en plastique. « On a commencé il y a un mois pour nous préparer petit à petit à la transition. Et là, on devrait avoir écoulé notre stock de plastique dans quelques jours ». Et même s’ils disent être prêts, il y a encore quelques ajustements. « Pour les produits qui sont humides, ou les surgelés. Notre solution pour le moment, c’est de doubler les sacs ». Car depuis ce dimanche, l’utilisation des sacs fins en plastique est interdite dans tout l’état de New York sous peine d’une amende de 250 dollars. Seules exceptions les sacs pour la vente de viande ou de poisson, ou encore dans les restaurants pour la nourriture à emporter. New York espère faire baisser ses déchets. Car jusque-là, les habitants de l’état consommaient plus de 23 milliards de sacs en plastique chaque année. Si la plupart des habitants saluent cette loi comme un pas en avant dans la protection de l’environnement, certains commerçants s’inquiètent, comme dans ce magasin de bricolage où certains produits sont trop larges ou trop lourds pour des sacs en papier. « C’est un problème et on ne sait pas ce qu’on va faire. Peut-être demander aux clients d’apporter leurs propres grands sacs, ou peut-être attacher la marchandise avec une corde. Ce n’est pas l’idéal, mais on n’a pas le choix ». Les associations de protection de l’environnement qui ont milité pour cette interdiction, elles, espèrent que cette loi permettra un changement plus profond du mode de consommation des New-Yorkais.

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