Des membres des Proud Boys, dont le leader Enrique Tarrio (2e G), lors d'un rassemblement d'extrême-droite à Portland, Oregon, le 26 septembre 2020.
Des membres des Proud Boys, dont le leader Enrique Tarrio (2e G), lors d'un rassemblement d'extrême-droite à Portland, Oregon, le 26 septembre 2020.
AP Photo/John Locher
L’assaut du Capitole à Washington par des milices organisées et armées témoigne de la montée en puissance des mouvements d’extrême-droite aux États-Unis, galvanisés par la présidence Trump et que la nouvelle administration Biden va devoir gérer dans un paysage politique plus que jamais divisé. Ces mouvements et milices extrémistes font partie intégrante de l’histoire américaine et prennent leurs origines à la fin de la guerre de Sécession en 1865, au sortir de la guerre civile entre les États du Nord abolitionnistes et ceux du Sud esclavagistes. Ces derniers rejettent le 13e amendement à la Constitution qui abolit l’esclavage et donne aux Afro-Américains le statut de citoyen, promulguent leurs propres lois séparatistes basées sur l’appartenance raciale et s’appuient sur le 2e amendement pour s’armer et constituer des milices pour défendre leur sécurité, tout en s’opposant farouchement au pouvoir fédéral. C’est la naissance du Ku Klux Klan, société secrète suprémaciste blanche et raciste extrêmement violente. Malgré le mouvement des droits civiques des années 1960 mettant fin aux réglementations de discrimination raciale, la nébuleuse d’extrême droite est toujours restée active. Aujourd’hui, des groupes comme les Proud Boys à l’idéologie néo-fasciste, les survivalistes du Mouvement des miliciens, les suprémacistes de l’Alt-right ou encore les conspirationnistes de QAnon poursuivent leurs mouvements et actions, dévoilant la réalité d’une Amérique profondément déchirée.

النشر بتاريخ 19/01/2021 - التعديل بتاريخ 22/01/2021

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias