Qatar: l’émir qui avait renversé son père laisse la place à son fils
Le cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani.
AFP
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Qatar: l’émir qui avait renversé son père laisse la place à son fils

Il y a du changement à la tête du pouvoir au Qatar. Les services du Palais de l’émirat ont annoncé le lundi 24 juin 2013 que les Qatariens devaient désormais prêter allégeance au prince héritier comme nouvel émir. Cette annonce entérine la passation de pouvoir entre Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui était émir du Qatar depuis 1995, et son fils Cheikh Tamim. Une décision confirmée par al-Thani lui-même ce mardi, dans un discours devant la nation.
بحسب Laxmi Lota -

Avec notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

Le palais royal du Qatar a annoncé, ce lundi 24 juin dans la soirée, que le prince héritier, cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, allait être nommé émir. Les quelque 150 000 Qatariens sont appelés, ce mardi 25 et mercredi 26 juin à « prêter allégeance à Son Altesse cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, comme émir du pays. »

Ce mardi 25 juin a été décrété jour férié par le Palais royal du Qatar. A Doha, tout le monde attend le discours de l'émir, programmé à 8 h locales (6h TU).  Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani a 61 ans. Il est arrivé au pouvoir en 1995, après avoir renversé son père, profitant d'un voyage de ce dernier en Suisse.

C'est peut-être pour éviter d'être évincé à son tour que l'émir a décidé de prendre les devants. Ce lundi, il a réuni la famille royale et des membres importants de la société qatarienne pour leur parler de ses projets.

Son fils, Cheikh Tamim, 33 ans, est connu pour être un passionné de sport. Francophone, il a fait ses études en Europe, et avait déjà été nommé vice-commandant en chef des forces armées au Qatar. Comme son père, il est partisan des reformes, et c'est donc tout naturellement qu'il reprend le flambeau.

Une transition inédite dans les monarchies du Golfe

Dans l'après-midi de ce lundi 24 juin, plusieurs scénarios avaient été évoqués, selon des sources diplomatiques. Soit l'émir abdiquait, soit il nommait son fils, Cheikh Tamim, Premier ministre, pour commencer. C'est la première option qui a donc été choisie. En décidant de se retirer de son vivant et de son plein gré, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani crée un précédent dans les monarchies du Golfe. 

La transition se fera en tous cas en douceur. Selon un responsable qatarien, « l'émir restera influent en coulisse ». Et pour cet analyste, Cheikh Tamim ne devrait pas décider de changements importants sans consulter son père.

النشر بتاريخ 31/03/2016 - التعديل بتاريخ 01/04/2016

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