Prachanda participe à la cérémonie de jonction de l'Assemblée nouvellement élue à Katmandou le 27 mai 2008.
Prachanda participe à la cérémonie de jonction de l'Assemblée nouvellement élue à Katmandou le 27 mai 2008.
Pedro Ugarte / AFP
مقالة

Les maoïstes quittent le gouvernement

L'accalmie politique aura été de courte durée. Les maoïstes ont claqué la porte du gouvernement vendredi 20 juin 2008. Ils accusent le parti du Congrès népalais de ne pas vouloir partager le pouvoir.
بحسب RFI -

À première vue, c'est du chantage. Mais c'est un coup de semonce qui marque l'exaspération de la vie politique népalaise. Depuis leur victoire incontestable aux élections du 10 avril 2008, les maoïstes constituent en effet la première force du pays. Et on les imagine mal quittant la scène politique, moins de trois mois après leur victoire.

Certes, malgré le tiers des sièges obtenus à l'Assemblée constituante, leur poids demeure insuffisant pour former, seuls, l'équipe gouvernementale et ils n'ont jamais caché leur intention de former, si possible, un gouvernement de coalition. Mais ils font face à une ancienne direction désavouée, qui ne veut pas passer la main et s'obstine à pinailler sur chaque parcelle de souveraineté perdue.

Concrètement, c'est sur les questions importantes de savoir qui conduit les affaires, et à qui sont attribués les postes de Premier ministre et de président qu'ont buté les dernières séances à l'Assemblée. La menace d'un coup de théâtre planait sur les débats.

Le 20 juin 2008, les maoïstes ont provoqué un électrochoc. Mais l'histoire n'est pas terminée. Ils ne renoncent pas à faire de la politique, car ils savent qu'ils incarnent le changement pour lequel les Népalais ont voté. Et, après les années de guerre révolutionnaire, après avoir aboli la monarchie, il n'est pas question de renoncer au bénéfice de leur victoire. Ce dont on est sûr, en tout cas maintenant, c'est que la rédaction de la Constitution sera accouchée dans la douleur.

النشر بتاريخ 05/07/2017 - التعديل بتاريخ 11/07/2017

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