Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, prend la parole lors du premier Forum sur l'Arctique, à Moscou le 23 septembre 2010.
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, prend la parole lors du premier Forum sur l'Arctique, à Moscou le 23 septembre 2010.
Dmitry Kostyukov / AFP
مقالة

Forum international sur l'Arctique à Moscou

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, s'est exprimé le 23 septembre 2010 devant un forum international sur l'Arctique à Moscou, au lendemain d'un appel à mettre un terme aux tensions autour de cette région stratégique, riches en hydrocarbures. Il a demandé aux pays riverains de l'Arctique de coopérer pour que cette région reste une « zone de paix », écartant les scénarios de « bataille ». 
بحسب RFI -

Très convoitée par les cinq pays riverains (États-Unis, Russie, Canada, Norvège et Danemark), la région pourrait receler 13 % des réserves de pétrole et 30 % des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète, selon les géologues de l'Institut de surveillance géologique des États-Unis (USGS). De quoi donc aiguiser les convoitises : chacun des cinq pays a des revendications empiétant sur le territoire d'un autre !

Mettant en exergue les « intérêts économiques et géopolitiques très sérieux qui s'entrecroisent dans l'Arctique », Vladimir Poutine a déclaré : « Nous entendons souvent des prédictions futuristes de menace de bataille pour l'Arctique, mais nous voyons clairement que la majorité de ces scénarios effrayants sont sans fondement », se montrant résolument convaincu que « tous les problèmes existant dans l'Arctique peuvent être résolus dans une atmosphère de partenariat ».

S'exprimant au premier jour du forum (1) (en anglais), le président de l'Islande, Olafur Ragnar Grimsson, a estimé que l'époque « de la guerre froide -lorsque l'Arctique était une région de tensions- est révolue ».

Le Premier ministre russe a cité l'exemple de coopération entre la Russie et la Norvège qui ont signé un accord sur la délimitation de leur frontière maritime, mettant un terme à un différend de plusieurs décennies. Les deux pays vont ainsi lever le moratoire de 30 ans sur l'exploitation de gisements gaziers et pétroliers du plateau continental arctique sur un territoire litigieux de quelque 176 000 kilomètres carrés.

Selon Vladimir Poutine, qui s'est prononcé devant plusieurs centaines de personnes hommes politiques, diplomates et chercheurs, les priorités dans l'Arctique sont, « en premier lieu de créer des conditions de vie confortables pour les gens qui y vivent et respecter les traditions des ethnies minoritaires ». Ensuite, a-t-il considéré « il faut soutenir les nouvelles possibilités de croissance économique et attirer d'importants investissements », aussi bien de Russie que de l'étranger.

L'économie russe dépend fortement de cette région, a observé pour sa part le conseiller du président russe pour le climat, Alexandre Bedritski : « Le secteur russe de l'Arctique, où vit près de 1,5 % de la population russe, correspond à 22 % du volume total des exportations russes », a-t-il souligné, estimant que l'Arctique concentre environ 20-25 % des réserves mondiales d'hydrocarbures, dont la Russie est l'un des plus grands producteurs de la planète.

 

(1) Mise à jour 19/09/19. Depuis sa création en 2010 le Forum international sur l'Arctique « Arctique : territoire de dialogue » est organisé tous les deux ans.

النشر بتاريخ 06/06/2019 - التعديل بتاريخ 20/09/2019

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