Manifestation contre les Jeux du Commonwealth, à New-Delhi.
Manifestation contre les Jeux du Commonwealth, à New-Delhi, le 30 septembre 2010.
Amit Dave/REUTERS
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Commonwealth: les «Jeux de la honte» ternissent la réputation de l'Inde

L'organisation chaotique des Jeux du Commonwealth a douché les espoirs de l'Inde de se présenter aux yeux du monde comme une puissance émergente dynamique, capable de rivaliser avec les spectaculaires jeux Olympiques de Pékin, estiment les analystes.
بحسب RFI -

AFP - L'organisation chaotique des Jeux du Commonwealth a douché les espoirs de l'Inde de se présenter aux yeux du monde comme une puissance émergente dynamique, capable de rivaliser avec les spectaculaires jeux Olympiques de Pékin, estiment les analystes.

L'organisation chaotique des Jeux du Commonwealth a douché les espoirs de l'Inde de se présenter aux yeux du monde comme une puissance émergente dynamique, capable de rivaliser avec les spectaculaires jeux Olympiques de Pékin, estiment les analystes.

L'image qui colle à la peau de l'Inde - bureaucratie inefficace, mauvaises infrastructures et pauvreté criante - a fait le tour du monde après la série de problèmes ayant entouré l'organisation de la manifestation, qualifiée de «Jeux de la honte» par la presse nationale.

L'image qui colle à la peau de l'Inde --bureaucratie inefficace, mauvaises infrastructures et pauvreté criante-- a fait le tour du monde après la série de problèmes ayant entouré l'organisation de la manifestation, qualifiée de "Jeux de la honte" par la presse nationale.

«Nous pensons que le tourisme ne va pas trop souffrir car les visiteurs s'attendent pour la plupart à voir l'Inde du passé avec ses charmeurs de serpent et sa saleté», juge Robinder Sachdev, président du cabinet de conseil Imagindia.

«Mais un grand nombre de décisions en conseil d'administration dans le domaine des affaires et des investissements sera certainement affecté par cet étalage colossal d'incompétence» tranche-t-il.

Selon les analystes, le chaos d'avant Jeux a porté un sérieux coup à l'image que le pays voulait donner de lui-même: une nation capable de respecter un calendrier et un budget pour un événement d'envergure internationale.

Les mauvaises nouvelles se sont accumulées la semaine dernière, notamment avec l'effondrement d'une passerelle menant au stade principal et les commentaires désastreux sur l'état sanitaire du village sportif, jugé «répugnant» et «inhabitable».

Par ricochet, des doutes ont surgi concernant la sécurité des autres infrastructures.

Alors que le gouvernement avait tablé en 2003 sur un coût total de moins de 100 millions de dollars, le montant final devrait avoisiner les 6 milliards de dollars.

Les Jeux auraient dû donner à l'Inde une chance de «montrer son économie florissante, le récent développement de ses infrastructures et l'amélioration de la situation dans le monde des affaires», souligne Matt Robinson, économiste pour l'agence de notation internationale Moody's.

Les Jeux auraient dû donner à l'Inde une chance de "montrer son économie florissante, le récent développement de ses infrastructures et l'amélioration de la situation dans le monde des affaires", souligne Matt Robinson, économiste pour l'agence de notation internationale Moody's.

 

Désormais, la «confiance dans les infrastructures de l'Inde et dans sa capacité à organiser de grands événements ainsi que sa réputation en tant que destination touristique sont mises en doute», estime-t-il.

Le secrétaire général de la Fédération des chambres de commerce et de l'industrie s'est lui-même déclaré «profondément préoccupé», jugeant qu'il y avait «un point d'interrogation sur la capacité de l'Inde à tenir parole».

L'Inde, qui a remporté les Jeux en 2003 mais ne s'est attelé à la tâche que début 2008, n'a «pas d'excuse» à faire valoir pour les retards de chantier, note Rajeev Sharma, responsable pour l'Inde du syndicat international de la construction et de la menuiserie.

Alors que les nuages s'amoncellent depuis des mois, le Premier ministre Manmohan Singh a seulement convoqué des réunions de crise voici quelques semaines.

Selon les analystes, le fiasco de la préparation des Jeux devrait toutefois davantage être perçu comme un signe de l'incompétence de la bureaucratie gouvernementale que comme le reflet des perspectives de l'Inde. Et cela ne devrait pas faire dérailler la croissance économique, estiment-ils.

«En dépit de la perception des investisseurs étrangers concernant la corruption et la bureaucratie, l'énorme marché intérieur est difficile à ignorer», relève Deepak Lalwani, responsable pour l'Inde de la société d'investissements basée à Londres Astaire and Partners.

«C'est particulièrement le cas dans un contexte où les économies des pays développés ont des croissances stagnantes ou anémiées», conclut-il.

Les Jeux du Commonwealth accueillent du 3 au 14 octobre 2010 à New Delhi les athlètes de 71 nations et territoires principalement issus de l'ancien empire britannique.

 

النشر بتاريخ 16/02/2017 - التعديل بتاريخ 13/04/2017

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