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Ville fantôme

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Lagos ville morte titre RFI. Lagos bien sûr, cette mégapole bouillonnante à l’ordinaire, mais bien d’autres aussi, et pas seulement en Afrique. Partout où la vie se faisait entendre, où les gens sortaient, où les rues étaient animées et bruyantes, partout – ou presque – on a aujourd’hui le désert et le silence à cause de ce confinement sûrement très nécessaire et qu’il faut respecter… mais bien triste quand même ! Les capitales, comme les bourgs ou les villages sont silencieuses été incroyablement peu peuplées. Désertées peut-on dire, c’est-à-dire transformées en désert. L’image est figurée bien sûr : ce ne sont pas de vrais déserts. Mais la comparaison est parlante ! Les rues sont vides ou presque et les rares passants se parlent à peine. Des villes mortes. Un peu, mais cette expression a un autre sens. On parle d’une ville morte, lorsque de façon délibérée, en le faisant exprès, les habitants réduisent leur activité : fermeture des commerces, interruption des services. Et en général, ce genre d’action est utilisé pour se faire entendre, pour montrer son mécontentement, pour donner une forme à une certaine colère sociale et forcer un pouvoir à réagir. Les villes mortes ne le sont que pour exprimer quelque chose et faire pression : c’est une mort partielle, volontaire et provisoire. 

Derrière tout mort ne se cache pas un fantôme, mais cette expression existe aussi : on parle de ville fantôme. S’agit-il de ville morte qui ont quand même une activité fantomatique ? Non ! On parle de ville fantôme quand les villes existent encore mais que la vie les a quittées. Les activités se sont arrêtées, les habitants sont partis .Il reste les structures déshabitées : les rues, les maisons, éventuellement les anciennes boutiques… tout est encore debout, mais ne sert plus à rien ni à personne. Alors il est bien rare de trouver de vraies villes-fantômes. Mais on se sert de cette expression à propos de celles dont l’activité a considérablement décliné, et qui sont muettes par rapport à ce qu’elles étaient. Le mot fantôme, et l’idée qu’il porte sont donc assez différent de ce qu’on peut trouver dans d’autres exemples : une absence de vie et non pas une vie terrifiante, qui resurgit d’outre-tombe et fait peur aux vivants ordinaires. Ce qu'on trouve par exemple quand on parle de vaisseau-fantôme. Un navire qui aurait fait naufrage, mais que son équipage, fait de spectres, continue à faire naviguer, et qui peut éventuellement attaquer les autres et terroriser les humains.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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