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Ketchup

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Rfi nous l’apprenait hier, le géant du ketchup est dans la panade ! C’était le titre d’un article qui détaille les importantes difficultés que traverse actuellement la société Heinz, l’une des principales à commercialiser du ketchup. Et on doit reconnaître que son produit phare se vend de moins en moins et que la société a tardé à élaborer des produits de remplacement, qui seraient plus en vogue, qu’on considérerait comme plus diététique. On le sait, le ketchup est une sauce vinaigrée et épicée, à base de tomate, avec ce drôle de nom qui s’est tout à fait adapté à la langue française. Nous l’avons emprunté à l’anglais d’Amérique du Nord : c’est de là que venait le produit. Mais malgré les apparences sonores – le ketchup est presque homonyme du verbe catch up qui signifie rattraper – le mot n’a rien d’anglais ni d’américain, et c’est un emprunt au chinois par l’intermédiaire probable de la langue malaise.

Que représente-t-il ? Une sorte de concentré de consommation américaine, et de nourriture fabriquée industriellement, de manière chimique et massive : on ne parle pas de ketchup maison, alors que c’est bien souvent le cas pour la sauce tomate. Et bien que ce ketchup soit un genre de sauce à base de tomate, on n’en parle pas comme d’une sauce tomate !

Et il y a une particularité linguistique à ces sauces, ces accompagnements d’un aliment plus important : pas de préposition pour indiquer l’ingrédient principal : sauce tomate, et non sauce à la tomate. Et on retrouve ça par exemple en Afrique, avec la sauce feuille, la sauce graine…

À quoi servent-elles, toutes ces sauces ? À relever le goût du plat auquel elles sont ajoutées. Comme des aromates qui rajoutent saveur et odeur, comme des condiments. Voilà un mot qu’on utilise moins et qui désigne une sorte de matière, le plus souvent crémeuse et qui sert d’assaisonnement. Assaisonnement ! Quel joli mot ! Qui au départ renvoie à cette idée qu’il faut apprêter un plat conformément à la saison, en utilisant les plantes de saison.

Et bien sûr il nous faudrait aussi parler de la moutarde. C’est une graine on le sait, à partir de laquelle on élabore cet accompagnement. Mais au départ, on contrastait le goût de certains plats avec du moût de raisin, du jus de raisin non fermenté.

Terminons cet éventail de saveurs avec la mayonnaise. Drôle de mot, dont l’origine lointaine est probablement géographique : elle viendrait de Port-Mahon, capitale de l’île de Minorque, aux Baléares. La ville avait été prise par les Français en 1756, et le duc de Richelieu – non pas le ministre de Louis XIII, mais un autre, du même nom – et son cuisinier, privé des ingrédients qu’il trouvait en généralement en France, avait inventé cette sauce avec les moyens du bord, et ce dont il disposait : huile et œufs. Voilà donc la sauce à la Mahonaise, qui nous a donné notre mayonnaise !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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