#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 30/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Hugo Lanoë : 22h à Paris à l'écoute d'RFI, 20h en temps universel.
Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile.
Pour le présenter avec moi ce soir, Sylvie Berruet.
Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : la crise politique en Israël où de nouvelles élections législatives auront lieu le 17 septembre. Le Parlement a été dissout. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou n'a pas réussi à trouver une alliance gouvernementale.

SB : Un revers en Colombie pour le président Ivan Duqué : un ancien combattant des FARC a été libéré aujourd'hui grâce à son statut de député.

HL : Et puis prendre en compte le bien-être des citoyens pour faire baisser la pauvreté. C'est le pari de la Première ministre néo-zélandaise et de son budget pour le bien-être.

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SB : Donald Trump exprime des regrets après la convocation de nouvelles élections en Israël.

HL : Avec ce nouveau scrutin législatif prévu le 17 septembre, le deuxième en cinq mois, du jamais vu en Israël. La stratégie américaine pour la paix au Proche-Orient est menacée, mais Washington l'assure, la conférence de Manama est maintenue à Bahreïn les 25 et 26 juin prochains.

Alors, la crise politique israélienne fait suite à l'échec de Benyamin Netanyahu. Le Premier ministre n'est pas parvenu à une alliance gouvernementale. C'est la raison pour laquelle la Knesset, le Parlement israélien, a été dissoute la nuit dernière. Une nouvelle campagne électorale commence donc Guilhem Delteil :

En sortant de la Knesset la nuit dernière, Benyamin Netanyahu a laissé éclater sa colère contre son ancien ministre de la Défense, l'accusant de le faire tomber. Mais le Premier ministre s'est montré sûr de lui : "nous allons gagner" les prochaines élections a-t-il dit. Mais cette campagne s'annonce plus compliquée pour l'homme fort de la politique israélienne. Ces dernières semaines ont mis en avant sa fragilité, souligne Yohanan Plesner, directeur de l'Institut de la démocratie israélienne, un centre de recherches de Jérusalem : « Sa liberté de manœuvre était extrêmement limitée. Il n'a pas réussi à convaincre des élus du centre. Les partis ultra-orthodoxes et les autres formations de droite ont fait monter les enchères, réalisant que Benyamin Netanyahu n'avait que des options très limitées. » En raison des soupçons de corruption le visant, le centre et la gauche de l'échiquier politique refusent de participer à tout gouvernement Netanyahu. D'autant que le Premier ministre est revenu ces dernières semaines sur l'une de ses promesses de campagne : « Il a dévoilé ses projets de défense face aux procédures en cours. Il l'avait nié avant les élections, mais maintenant il est clair qu'il veut lancer des initiatives radicales vis-à-vis du système judiciaire, de son indépendance et de son périmètre d'action afin de s'offrir une immunité. » Selon un récent sondage, ces projets sont très impopulaires: ils sont rejetés par deux tiers des Israéliens. Mais au cours de cette campagne, Benyamin Netanyahu devra cette fois-ci défendre cette controversée réforme de la justice qu'il appelle de ses vœux. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI

SB : Des milliers de personnes réunies à Kinshasa pour accueillir le corps d'Étienne Tshisekedi arrivé en début de soirée en République démocratique du Congo.

HL : L'avion transportant la dépouille du père de l'actuel président Félix Thsisekedi s'est posé il y a une heure et demie sur le tarmac de l'aéroport de la capitale congolaise. Une arrivée retardée pour des raisons logistiques d'après un communiqué des autorités. Malgré le retard, le comité d'organisation des funérailles s'en tient toujours au programme initial qui débutera demain avec l'exposition du corps de l'ancien Premier ministre, une messe et un recueillement populaire au stade des Martyrs. Étienne Tshisekedi, surnommé le Sphynx de Limete, sera inhumé samedi. Une édition spéciale est à suivre demain matin sur RFI de 6h15 à 8h TU.

SB : Vous écoutez le journal en français facile sur RFI, il est 15h passée de 4 minutes à Bogota. En Colombie, un ancien chef des FARC a été libéré aujourd'hui.

HL : Grâce à son statut de parlementaire, de député, Jesus Santrich a retrouvé la liberté. Décision de la Cour suprême. Cet ancien combattant de l'ex-guérilla marxiste avait été arrêté en avril 2018 à la demande des États-Unis qui veulent le juger pour trafic de cocaïne. Le président Ivan Duque avait promis de l'extrader, c'est-à-dire de le livrer aux autorités américaines, c'était sans compter sur cette décision de justice. ll s'agit d'un revers pour le président colombien dans un pays divisé sur la question de la paix avec les FARC. Marie Normand.

Juger les crimes les plus graves commis pendant plus de 50 ans de guerre civile. C'est le rôle de la JEP, la Juridiction spéciale pour la paix issue des accords signés entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC en novembre 2016. Elle prévoit des peines alternatives à la prison pour les repentis et les protège d'une extradition, qu'ils soient d'anciens guérilleros ou membres des forces armées. Un principe qui a toujours divisé les Colombiens, mais le fossé se creuse depuis l'arrivée d'Ivan Duque au pouvoir l'année dernière. Pour le président de droite et ses partisans, trop de concessions ont été accordées aux guérilleros. Il faut amender l'accord de paix pour permettre au tribunal spécial de prononcer des peines plus lourdes. Alors le dossier Jesus Santrich s'est transformé en bras de fer. En deux semaines, la JEP a décidé de faire libérer l'ancien chef des FARC, le procureur général a préféré démissionner plutôt que d'appliquer la décision, le prisonnier a tenté de se couper les veines, il est sorti de prison avant d'être à nouveau arrêté sur de nouvelles accusations. Ce mercredi, la Cour suprême a tranché et demandé au président d'appliquer l'accord de paix. Mais la Juridiction spéciale, qui a des milliers de dossiers en attente, se trouve encore un peu plus fragilisée.

SB : Marie Normand. L'organisation État islamique revendique l'attentat suicide survenu ce matin à Kaboul.

HL : Bilan : au moins 6 morts et 16 blessées. C'est l'école militaire de la capitale qui a été visée.

Daesh, il en est également question en France. Précisément à Lyon, la ville du Rhône-Alpes, secouée vendredi par une explosion au colis piégé. Après le déni, les aveux, place désormais à la revendication. Le principal suspect de cette attaque a admis avoir prêté allégeance au groupe État Islamique. En garde à vue depuis lundi, cet étudiant algérien de 24 ans s'est mis à parler et a également reconnu avoir conçu l'explosif, qui a fait 13 blessés légers. Mais ce n'est pas tout Pierre Olivier, le jeune homme a également expliqué le mobile de son attaque.

Le suspect dit avoir agi seul pour le compte de l'État Islamique. Selon une source proche du dossier, il a reconnu qu'avec cette attaque, il voulait faire monter le vote populiste et raciste en France, avant les élections européennes, pour pousser les musulmans à la révolte. Cette déclaration d'allégeance à l'État Islamique corrobore ce que les enquêteurs ont trouvé dans l'ordinateur du jeune homme : c'est-à-dire des recherches sur le jihad et sur la fabrication de bombes. Un peu plus tôt dans la journée, le suspect de 24 ans a également retracé les étapes de la préparation de son acte : en détaillant notamment la façon dont il a confectionné son engin explosif. Fin mars dernier, il achète de l'acétone et des billes en acier puis il se procure des piles, du fil de câblage et un téléphone. Enfin début mai, il commande sur Internet des piles alcalines. Pour l'heure, plusieurs zones d'ombres subsistent, notamment son degré de radicalisation. Mais le jeune homme peut encore être interrogé jusqu'à vendredi, fin de matinée. Enfin, sachez que la garde à vue de ses parents a été levée ce midi.

SB : On reste en France, Hugo, puisque le procureur de Paris l'assure : des policiers seront jugés pour des faits de violences contre les « gilets jaunes ».

HL : Dans une interview au journal quotidien Le Parisien, Rémy Heitz précise que ces forces de l'ordre seront renvoyées devant le tribunal correctionnel d'ici la fin de l’année. Pour le moment, 174 enquêtes ont été ouvertes. 57 dossiers sont entre les mains du parquet qui doit décider des suites judiciaires.

SB : Prendre en compte le bien-être des citoyens pour réduire les inégalités sociales, c'est le pari de la Première ministre néo-zélandaise.

HL : Jacinda Ardern a présenté aujourd'hui son premier budget « bien-être ». Elle promet d'investir des milliards de dollars au bénéfice des plus vulnérables en augmentant les dépenses publiques en matière de santé mentale, d'allocations pour les populations indigènes et de pauvreté des enfants. Les détails sur cette mesure présentée comme une première mondiale avec Yelena Tomtich.

Grâce à un excédent de deux milliards d'euros, la Nouvelle-Zélande veut se donner les moyens de remettre la santé au centre de ses priorités et d'améliorer la qualité de vie de ces citoyens. « Le fossé entre la rhétorique et la réalité, entre les riches et les pauvres, entre les élites et le reste de la population, a été exploité par les populistes dans le monde entier », c'est ainsi que le ministre des Finances Grant Robertson a voulu défendre son budget et expliquer devant le Parlement les défis que le gouvernement travailliste souhaite relever dans les cinq prochaines années. Le plus gros du budget, plus d'un milliard d'euros, sera investi pour soigner l'addiction et répondre aux troubles de la santé mentale. L'initiative vise aussi, à travers des programmes de prévention, à lutter contre les violences conjugales, la maltraitance des enfants, à augmenter les allocations pour répondre aux besoins des plus démunis. La Nouvelle-Zélande devient ainsi le premier pays occidental à prendre en compte ce critère. Mais, c'est le Bhoutan qui le premier a lancé l'idée du bien-être comme priorité à la croissance économique, en lançant le bonheur national brut, c'était en 1972.

HL : Le football est bon pour l’esprit, en tout cas le sport est bon pour la santé. Ça joue en ce moment, match de barrage aller Ligue 1/Ligue 2, Lens-Djion. Les Lensois mènent 1-0 on est à la 67ème minute.
22h10 ici à Paris.

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