#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 26/11/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 21h à Paris, 17h à Buenos Aires, le moment de retrouver votre Journal en français facile. Pour m'accompagner durant cette édition, Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.
 
Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous.
 
AD : Nous irons tout d'abord en Argentine qui commence à dire adieu à son idole, Diego Maradona, décédé hier. Des milliers de fans du footballeur se pressent devant le palais présidentiel où son cercueil est exposé. La ferveur qui a parfois dégénéré, conduit, à des incidents nous dira notre correspondant sur place.
 
ZK : Diego Maradona qui avait noué des liens étroits durant et après sa carrière avec Cuba et notamment son ancien dirigeant Fidel Castro, mort 4 ans jour pour jour avant le champion. Nous y reviendrons dans ce journal.
 
AD : La Malaisie s'inquiète d'une résurgence, d'une remontée des cas de Covid-19 sur son sol après la contamination de  2000 travailleurs migrants dans des usines produisant des gants en latex. Une grande campagne de dépistage va être lancée.
 
ZK : Et puis le torchon brûle, les tensions sont toujours fortes entre les institutions de l'Union européenne et les dirigeants polonais et hongrois. Le Premier ministre de la Hongrie Viktor Orban a reçu aujourd'hui à Budapest son homologue polonais.
 
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ZK : Ils sont des milliers à défiler depuis ce matin devant le cercueil de leur idole. Les Argentins viennent rendre un dernier hommage à Diego Maradona.
 
AD : Le corps du footballeur repose pour l'instant dans le palais présidentiel à Buenos Aires avant son enterrement prévu dans la soirée. Jean Louis Buchet vous étiez tout à l'heure devant la Casa Rosada, le siège de la présidence argentine. Et des incidents ont éclaté entre la police et des fans s'inquiétant de ne pas pouvoir dire adieu au Pibe de Oro.
 
[Transcription manquante]
 
AD : Jean Louis Buchet en direct de Buenos Aires. À noter cette polémique déclenchée par l'avocat du footballeur : Matias Morla a estimé aujourd'hui que les secours sont arrivés trop tard au domicile de Diego Maradona et demande une enquête.
 
ZK : Diego Maradona qui était un grand ami de Cuba et un fervent admirateur de Fidel Castro, qu'il considérait comme un deuxième père.

AD : Le footballeur avait également passé plusieurs années dans le pays pour soigner ses addictions mais ce sont en effet surtout ses liens avec le Lider Maximo, le surnom de Fidel Castro, que les Cubains retiennent. Diego Maradona qui très symboliquement s’est éteint 4 ans jour pour jour après la mort du père de la Révolution cubaine. À La Havane, Domitille Piron.

Ce 25 novembre a été un jour doublement triste pour Cuba, selon le président Miguel Diaz-Canel, « 4 ans sans Fidel et aujourd’hui s’en va Maradona » le président a salué un « sincère ami et virtuose du football ». Maradona était effectivement très attaché à Cuba, d’abord parce qu’il s’était lié d’amitié avec Fidel Castro, qu’il admirait pour ses idéaux et dont il disait qu’il était le « leader de l’équipe mondiale des politiques ». Et cet attachement était réciproque, le leader historique de la Révolution cubaine apprécié beaucoup Maradona pour son parcours malgré ses origines modestes et pour sa lutte pour l’égalité dans le sport. En 2005, Fidel Castro se prêtait au jeu de l’interview avec Diego Maradona. « Je sais que tu aimes beaucoup Cuba, tu as toujours été un ami, tu ne t’es jamais repenti de l’être et tu n’as pas été lâche et ça je l’apprécie beaucoup . Et pour le footballeur dépendant à la cocaïne, Cuba a aussi joué un rôle primordial : « Quand on me fermait les portes des cliniques de mon pays, Fidel m’a ouvert les portes de Cuba, ici on m’a donné de l’amour, beaucoup d’amour dans ma maladie ». Le dieu du football a effectivement vécu 4 ans à Cuba, où il venait faire du tourisme médical, des cures de désintoxication. À Holguin notamment, dans la clinique del Cocal, qui offrait à la star mondiale une grande privacité et un service de réhabilitation de luxe, pour un prix 4 fois inférieur à ce que cela coute dans d’autres pays d’Amérique.
 
ZK : Coup de froid pour l'un des vaccins annoncés contre le Covid-19, Aurélien.
 
AD : Le laboratoire britannique AstraZeneca a reconnu qu'il allait devoir mener une étude supplémentaire quelques jours seulement après avoir annoncé que son vaccin avait une efficacité comprise entre 70 et 90%. Une partie des tests a en effet été menée avec seulement une demie-dose du vaccin, jetant le trouble sur les résultats.
 
ZK : Pendant ce temps-là, la deuxième vague se poursuit un peu partout sur la planète. Avec notamment une certaine inquiétude en Malaisie.
 
AD : En début de semaine, plus de 2 000 employés des 27 usines de Top Glove, le premier fabricant de gants en latex au monde, ont été testés positifs au coronavirus.
Ces salariés sont pour la plupart des travailleurs migrants et le gouvernement a donc décidé de tester l'ensemble de cette catégorie de population soit 1.7 million de personnes. Une tâche colossale qui s’annonce difficile. Les explications de Gabrielle Maréchaux à Kuala Lampur.

Ils viennent du Bangladesh, d’Indonésie, des Philippines ou de Birmanie. Ils occupent ce que les Malaisiens appellent des emplois aux trois D. pour Dirty, Dangerous, Difficult, soit en français Dangereux, Sales et Difficiles. Ils sont, en plus de cela, particulièrement vulnérables face au coronavirus, dans les dortoirs où ils vivent souvent près des usines ou des plantations d’huile de palme. Pour tâcher d’endiguer la récente propagation du virus dans ces communautés, le gouvernement malaisien a annoncé qu’il obligerait 1,7 Millions de travailleurs migrants à se faire tester, et qu’il punirait les employeurs ne proposant pas de conditions de vie décente, à hauteur de 10 300 euros par ouvrier dormant dans une grande promiscuité. Ces mesures sont radicales mais elles seront sans doute difficiles à appliquer. Car près d’ ⅓ des travailleurs migrants seraient sans papiers, et craignent aujourd'hui les autorités, après l’expulsion de plus d’un milliers d’entre eux cette été. Un reportage de Reuters à Bornéo rapportait ainsi ce Lundi comment certains d’entre eux se cachent sous les fondations de leur maison ou dans la jungle lorsqu’ils entendent le son d’une ambulance.
 
ZK : Au Burkina Faso, la commission électorale a dévoilé ce jeudi les résultats provisoires globaux de l'élection présidentielle.
 
AD : Et le président sortant Roch Marc Christian Kaboré obtient 57.87% des suffrages, lui permettant d'être réélu. Son plus proche poursuivant, Eddie Komboïgo recueille 15.84% des votes. L'opposition a déclaré prendre acte de ces résultats mais se réserve le droit de faire des recours.
 
ZK : En Europe, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki était en visite aujourd’hui à Budapest en Hongrie.
 
AD : Il a été accueilli par son homologue Viktor Orban. Les deux chefs de gouvernement continuent à faire front commun face à Bruxelles qui veut conditionner le versement des fonds européens au respect de l'État de droit. Mais Budapest et Varsovie s'y opposent et ont décidé de mettre leur veto au plan de relance pour faire face à la crise du Covid. La correspondance de Florence La Bruyère.
 
Le veto est un droit permis par les traités européens. Viktor Orban et son homologue polonais campent sur leurs positions. Pas question de lier les aides européennes soit  à l’État de droit, a rappelé Viktor Orban. « Cette proposition, qui est actuellement sur la table, de lier la gestion de la crise et de l’économie à des questions juridiques, est inacceptable pour la Hongrie. » Pour montrer leur unité, Viktor Orban et Mateusz Morawiecki ont signé une lettre commune. « Avec mon homologue polonais, nous avons signé un accord : la Hongrie n’acceptera aucune proposition qui serait inadmissible pour la Pologne. » Pour sortir de l’impasse, Viktor Orban a une idée : « Quelle est la solution ? Notre point de vue est clair : on ne peut pas parler en même temps de l’État de droit et résoudre la crise économique. » Les deux alliés proposent de s’attaquer au problème en deux temps. D’abord adopter le plan de relance. Ensuite, laisser le Conseil européen trancher sur l’épineuse question de l’État de droit. Reste à savoir si cette idée convaincra les autres européens. 
 
AD : Et c'est ainsi que se termine ce Journal en français facile. Excellente soirée à l'écoute de RFI.

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