#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 26/10 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Adrien Delgrange :
Bonsoir à tous ! Il est 22h à Paris, 20h en TU. Merci à vous, vous avez choisi d'écouter RFI.

AD :
C’est l'heure du journal en français facile, pour vous le présenter je suis accompagné de Céline Pellarin. Bonsoir Céline.

Céline Pellarin :
Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD :
Les titres de ce journal du mercredi 26 octobre 2016
De l'argent, du matériel....l'État français annonce un budget de 250 millions d'euros pour répondre aux demandes des policiers en colère.

CP :
En France toujours, l'évacuation des migrants du camp de Calais est terminée, c'est ce qu'affirme la préfète du Pas de Calais.

AD :
6 jours après l'accident de train au Cameroun qui a fait au moins 79 morts. 3 enquêtes sont ouvertes pour déterminer les causes du drame.

CP :
Et puis nous parlerons lutte contre la fraude fiscale dans ce journal : pour éviter que certaines entreprises échappent à l'impôt, l’Union européenne veut mettre en place une nouvelle règle.

AD :
Voilà pour le sommaire, bienvenus à tous.

CP :
Après 10 jours de mobilisation des policiers à travers la France, le gouvernement apporte des réponses, Adrien.

AD :
Et Comme pour maintenir la pression jusqu'au dernier moment, un peu plutôt dans la journée plusieurs centaines de policiers ont manifesté aujourd'hui à travers tout le pays pour demander d'avantage de moyen afin de travailler dans de bonnes conditions.
L'état décide de débloquer 250 millions d'euros. À l'issue de la réunion du président de la République avec les syndicats de police au palais de l'Élysée, extrait de l'allocution du ministre de l'intérieur : Bernard Cazeneuve.

« Ce plan va à cet égard permettre 3 avancées majeures. La première concerne la légitime défense, les conditions d’évolutions de cette légitime défense, vont être de nouveau examinées, pour protéger au maximum les forces de l’ordre, dans un cadre juridique scrupuleusement conforme à notre état de droit. L’objectif est de présenter au parlement des propositions à la fin du mois de novembre.
La deuxième avancée consiste à aligner le régime juridique de l’outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, sur celui de l’outrage à magistrat, afin de durcir les sanctions prévues par la loi contre ceux qui mettent en cause les forces de l’ordre.
La 3e avancée, réside en un renforcement significatif des mesures d’anonymisations pour protéger des enquêteurs à la fois, dans le cadre des procédures qui le justifie, mais également lors de certaines interventions difficiles, notamment par l’extension de la faculté de recourir au port de cagoule »

Bernard Cazeneuve sur les principales mesures annoncées pour les policiers.
Le ministre a également promis « dès le 1er janvier 2017 » la livraison, de 20.000 gilets pare-balles capable de résister à tirs de kalachnikov, 6000 véhicules neufs pour la police et la gendarmerie.

AD :
Au 3e jour de l'évacuation du camp de migrants à Calais. Et bien « C'est vraiment la fin de la Jungle », déclaration de la préfète du Pas de Calais. Le camp est ce soir vide. Selon le gouvernement, en trois jours, 5.600 migrants, notamment des Soudanais, des Afghans et Erythréens ont été « mis à l'abri » dans des centres d'accueil.

AD :
En Italie, 2 tremblements de terre à une heure d'intervalle. Le premier a eu lieu à 19h10 heure locale. Les secousses sismiques de magnitude 5,4 et 6,1 ont été ressenties jusqu'à Rome. D'après les premières informations qui nous parviennent, il y aurait 2 blessés.

CP :
L'actualité en Afrique. Au Cameroun. 79 morts, 550 blessés, c'est le dernier bilan de l'accident de train survenu vendredi dernier à Eseka. Après avoir secourus les rescapés, place maintenant aux enquêtes Adrien.

AD :
6 jours après le drame, il s’agit en effet de déterminer les responsabilités de cet accident.
Pour rappel, ce train – bondé – circulait entre Yaoundé et Douala lorsqu'il a déraillé en arrivant dans la gare d'Eséka. David Baché, au total ce sont trois procédures parallèles qui ont été ouvertes par les autorités camerounaises :

Première enquête, celle de la Commission créée tout spécialement hier par le Président Paul Biya, par décret. Une commission gouvernementale, présidée par le Premier ministre Philémon Yang, et constituée des différents ministres concernés par les questions de sécurité. Cette commission a trente jours pour « déterminer les causes » et « établir les responsabilités » de l'accident.
La deuxième procédure, est judiciaire. Elle a, elle aussi, été lancée hier : il s’agit d’une enquête menée conjointement par la police judiciaire et par la gendarmerie camerounaise, sous la direction du procureur près le tribunal d Esaka – c'est le lieu de l’accident – et sous celle du procureur du Tribunal de grande instance du Mfoundi, à Yaoundé.
Et les enquêteurs sont déjà mobilisés puisqu’ ils ont commencé à interroger le conducteur du train, qui a été placé hier en garde-à-vue.
Pour le moment aucune responsabilité n’a été établie, mais la question de la vitesse du train est directement pointée par le groupe français Bolloré, qui exploite la ligne sur laquelle a eu lieu l’accident.
C'est là la troisième enquête en cours : une enquête interne, technique, menée par Bolloré Africa Railways et dont on ne connaît pas encore les conclusions.

AD :
Plusieurs pays d'Afrique claquent la porte de la CPI. Après le Burundi et de l'Afrique du Sud, la Gambie est le troisième pays à annoncer son retrait de la Cour pénale internationale. Le ministre gambien de l'information a accusé la CPI de « persécution envers les Africains, en particulier leurs dirigeants ». Plusieurs autres États ont déjà suggéré leur retrait, comme le Kenya, l'Ouganda ou la Namibie,

Et puis nous avons appris la visite officielle de Manuel Valls dans plusieurs pays africains. Le premier ministre français se rendra partir de vendredi au Togo, Ghana et en Côte d'Ivoire.

CP :
Cette décision de justice passe mal en Ukraine. Deux Ukrainiens ont été condamnés à 20 ans et 22 ans et demi de prison par un tribunal de Grozny, en Russie.

AD :
La justice russe leur reproche d'avoir combattu aux côtés des séparatistes, dissidents, lors de la première guerre de Tchétchénie. L'Ukraine estime qu'il s'agit d'un jugement politique des russes. Les précisions à Moscou pour RFI de Muriel Pomponne :

Les deux hommes sont accusés d'avoir été membres de groupes radicaux, qui auraient combattu les militaires russes lors de la première guerre de Tchétchénie en 1994-95. Mykola Karpyouk, a été l'un des responsables du mouvement nationaliste ukrainien UNA-UNSO, mouvement auquel a adhéré Stanislav Klykh, lorsqu'il était étudiant. Il est maintenant professeur d'histoire. Ils ont été arrêtés lors d'un séjour en Russie en 2014. Ils ont été accusés par un troisième homme, un repris de justice ukrainien, d'avoir participé à la guerre de Tchétchénie avec l'ancien premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk et Dmytro Iarosh, le chef d'un autre mouvement ultra nationaliste ukrainien Pravy Sektor.
D'après leur avocat Ilia Novikov les deux hommes ont été torturés avant de passer aux aveux. Pour les défenseurs des droits de l'homme qui ont assisté au procès, il y a beaucoup d'incohérence et de zone d'ombre dans cette affaire. Mykola Karpyouk aurait même disparu pendant près d'un an après son arrestation, avant d'être retrouvé dans une prison dans l'Oural.
La présidence ukrainienne a fait savoir qu'elle considérait les deux hommes comme des prisonniers politiques. « Les russes impriment des pseudo verdict, sans même changer la durée de condamnation », a déclaré le président Poroshenko, faisant allusion à Nadia Savtchenko, condamnée également à 22 ans de prison. Et il s'est engagé à tout faire pour obtenir leur libération.
Quant à celui qui a négocié la libération de Nadia Savtchenko, l'ukrainien Viktor Medvedtchouk, il est resté Moscou. Ils seraient en train de négocier la libération de deux ukrainiens : Guennadi Afanassiev, condamnés à 7 ans de prison pour terrorisme, et Iouri Solochenko, un septuagénaire condamné à 6 ans de prison pour espionnage

CP :
Après les scandales Luxleaks et Panama Papers.
C'est peut-être un grand pas, une avancée, dans la lutte contre l'évasion fiscale en Europe ?

AD :
Et pour cela la commission européenne lance une réforme de la fiscalité des entreprises.
Chaque État garde le droit de fixer le taux d'impôt sur les sociétés, mais au sein de l'union, le calcul des impôts sera le même pour toutes les entreprises.
Cette réforme, Clémence Denavit, a pour la première fois une chance d'être adoptée :

Cette réforme, c'est une révolution.
Le but est d'instaurer d’ici au 1er janvier 2019, une règle commune pour toute l’Europe de calcul du résultat imposable des sociétés, autrement dit de l'impôt dont elles doivent s'acquitter. La même règle de calcul pour tous, alors qu'il existe autant de règles que d'États. Cette réforme simplifiera radicalement les déclarations d'impôts des sociétés ayant des filiales en Europe. Les multinationales déposeront ainsi une seule déclaration fiscale portant sur toutes leurs activités dans l'union, et non pas une déclaration fiscale par pays. Une Simplification qui sera appréciée des administrations fiscales. Fini les différences et les incohérences dont profitent aujourd’hui les multinationales comme Apple ou Mac Donald pour optimiser leur fiscalité, et échapper à l'impôt. Bruxelles propose aussi que désormais, les impôts de chaque filiale d’un groupe dans son pays de résidence soient calculés au plus près de son activité réelle.
Cela fait plus de 10 ans maintenant que la commission essaie d'introduire une telle mesure. La dernière tentative en date en 2011, avait été rapidement bloquée par le royaume uni, la Belgique, les pays bas et l’Irlande. Des pays à la fiscalité accommodante. La réforme présentée ce mercredi, doit encore être approuvée par tous les États membres.

AD :
C'est la fin de ce journal en français facile présenté par Celine Pellarin

CP :
et Adrien Delgrange

AD :
Mise en onde : Pauline Leduc. Et merci à vous, où qu'vous soyez sur la planète, de l'avoir écouté.

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