#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 26/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 22heures à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin Kouadio.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Jeanne.

JB : À la une de l’actualité, les élections européennes. En France, six listes enverront des eurodéputés à Strasbourg. En tête, le rassemblement national de Marine Le Pen, suivi par la République en marche. Les verts arrivent en troisième position.

ZK : Et puis nous serons dans les autres capitales européennes. Le futur parlement de Strasbourg se dessine. Les derniers bureaux de vote du continent ferment dans une heure en Italie.

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ZK : En France, Le Rassemblement national est le grand gagnant des élections européennes.

JB : Oui, comme en 2014, le RN de Marine Le Pen remporte les Européennes. Il obtient environ 23 % des voix selon les estimations Ipsos/Sopra Steria. Derrière, la République en marche arrive deuxième avec 22 %. L’autre vainqueur de la soirée, c’est la liste Europe écologie les verts à 13 %. Suivent Les Républicains, plus bas score de leur histoire, 8,4 %. La France Insoumise à 6,6 %. Même score pour le Parti socialiste-Place publique à 7 %. Tout de suite, on retrouve Anne Soetemondt au QG parisien du Rassemblement national. Bonsoir Anne.

Anne Soetemondt : Bonsoir.

JB : Le Rassemblement national s’installe dans la durée à Strasbourg. Et on l’entend derrière vous, c’est la joie qui prédomine ce soir.

Vous l’entendez peut-être derrière moi, l’heure est à la fête ici ce soir. Avec près de 2 points d’avance sur la République en Marche, le Rassemblement National termine en tête et prend donc sa revanche, le parti d’extreme-droite le prouve encore une fois : il est implanté durablement et puissamment dans le paysage politique français. Marine Le Pen n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction lorsqu’elle a pris la parole, la présidente du RN a évoqué une victoire du peuple, un désaveu démocratique du pouvoir et du président, Emmanuel Macron, qui doit –dit-elle- en tirer les conséquences et n’a d’autre choix que de dissoudre l’Assemblée nationale. Un appel déjà lancé, rappelez-vous, au plus fort de la crise des gilets jaunes. Profitant de cette dynamique électorale, Marine Le Pen a par ailleurs passé un second message : en lançant un appel aux patriotes pour qu’ils rejoignent le Rassemblement National et en rappelant que le mouvement national faisait une percée au niveau européen. Une victoire incontestable donc pour Marine Le Pen, après sa passe difficile de 2017, mais attention, on est loin de la victoire écrasante, la liste emmenée par Jordan Bardella fait moins que le score du RN en 2014, qui avait frôlé la barre des 25 %. Notez enfin que l’écart est plutôt serré avec la liste de la république en marche, moins de deux points en l’état actuel des estimations.

JB : Anne Soetemondt et Julien Magoarou à la technique en direct sur RFI.

ZK : Le Rassemblement national qui célèbre sa victoire. Autre son de cloche pour la République en marche qui arrive donc en 2e position.

JB : Un peu plus de 22 % pour la liste de Nathalie Loiseau. Bonsoir Julien Chavanne. Vous êtes au quartier général de la République en marche. La majorité refuse de parler de défaite.

Oui, c’est le mot tabou ici. Les responsables d’En Marche préfèrent se concentrer sur leur propre score. « Un bon score », selon un responsable de la campagne car il est proche de celui du premier tour de la présidentielle. En Marche consolide son socle électoral. Autre élément de langage : la majorité survit à cette élection de mi-mandat, l’écart avec le Rassemblement national n’est pas catastrophique. Alors quand Nathalie Loiseau arrive enfin au micro, elle n’exprime que des regrets mais se projette dans la future bataille au Parlement européen. Preuve que ce soir, En Marche sauve les meubles, que l’heure n’est pas au chamboule tout, que la menace d’un remaniement s’éloigne.  Edouard Philippe s’est exprimé à Matignon. Le Premier ministre a pris la parole pour dire qu’il serait dès demain au travail pour la poursuite des réformes.

JB : Julien Chavanne. Les Républicains eux obtiennent à peine 8 %. Le score le plus faible de leur histoire aux Européennes. Ils sont même doublés par la liste Europe Écologie les Verts de Yannick Jadot qui obtient 13 % selon les derniers sondages. Yannick Jadot évoque ce soir « une vague verte européenne ». L’élection a fortement mobilisé les électeurs en France. Entre 52 % à 54 % de participation.

ZK : En Allemagne, comme attendu, les Verts effectuent un score historique.

JB : Selon des sondages réalisés pour les télévisions publiques, ils obtiennent 20 à 22 % des voix. C’est le double de leur score de 2014. En tête de l’élection, les conservateurs de la CDU/CSU avec 28 % des suffrages. Un score en net recul. Le grand perdant du jour c’est le SPD à seulement 15,5 %. Véritable dégringolade, chute. Le parti d’extrême droite AFD recueille lui 10,5 %.

ZK : Le marathon électoral européen qui n’est pas totalement terminé. On vote encore en Italie. Oui, les derniers bureaux ferment à 23 heures. La publication des résultats officiels ne se fera qu’après. Mais on connaît donc déjà les premières estimations dans de nombreuses capitales. Bonsoir Thomas Giraudeau.

Thomas Giraudeau : Bonsoir.

JB : Vous êtes en direct de Varsovie, en Pologne. Très forte participation pour cette élection. Est-ce qu’on connaît les premières estimations ?

[Transcription manquante]

JB : En Espagne, le parti socialiste, grand vainqueur des Européennes    Selon deux sondages, le PSOE obtiendrait entre 28 à 30 % des voix, soit 18 sièges au parlement de Strasbourg. C’est 11 points de plus que le Parti populaire. Tout de suite vous avez rendez-vous avec Yvan Amar pour l’expression de la semaine.

L’Iran propose donc un pacte de non-agression aux pays qui l’entourent. Voilà une expression qu’il n’est pas difficile de comprendre : si l’on accepte la proposition, c’est qu’on s’engage à ne pas s’agresser, à ne pas prendre les armes les uns contre les autres. L’expression existe, elle n’a pas été inventée pour l’occasion ! Mais elle est intéressante, puisque c’est une proposition négative : on propose de ne pas faire quelque chose, c’est-à-dire qu’on est d’accord pour s’interdire de le faire ! De manière un peu semblable, on parle de non-ingérence. Quand on s’engage à ne pas intervenir dans les affaires d’un état voisin. Ce genre de construction peut se retrouver quand le fait de ne pas faire quelque chose est si important que c’est considéré comme une attitude, un comportement. On parle ainsi de non-assistance à personne en danger. Lorsqu’on n’aide pas quelqu’un qui est dans une situation difficile. On peut être condamné pour cela ! Et on ne pourra pas dire pour sa défense « Mais Monsieur le Juge, je n’ai rien fait ! » Parce que c’est précisément ça qui est condamnable : ne rien avoir fait alors qu’on aurait dû faire ou tenter quelque chose. Bien souvent on se sert de ce genre de formules pour insister ; une zone de non-droit est un endroit où on a l’impression qu’aucune règle, aucune loi ne peut s’appliquer ou ne peut être respectée. Et en psychologie, on parle parfois des non-dits qui existent entre plusieurs personnes : tout ce qu’on aurait pu se dire, mais qu’on ne se dit pas. Dont tout ce qu’on garde pour soi, qu’on pense, qu’on sent, mais sans l’exprimer. Et il s’agit souvent de reproches, de rancunes qui s’accumulent.

JB : C’était Yvan Amar sur RFI.

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