#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 26/03 20h00 GMT

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RFI
Transcription

Florent Guignard:
Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris.
Bonsoir, bienvenue, c’est le journal en français facile, que je vous présente aux côtés de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio:
Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG :
Au sommaire de ce journal, Zéphyrin, des centaines de personnes arrêtées en Russie.

ZK :
Oui, elles participaient à une manifestation contre la corruption, manifestation interdite par le pouvoir. L’opposant numéro 1 à Vladimir Poutine a été interpellé.

FG :
L’interdiction des tablettes et des ordinateurs à bord de certains vols à destination des États-Unis, elle est entrée en vigueur, reportage à l’aéroport du Caire.

ZK :
Et puis enfin à Hong Kong, l’élection de Carrie Law à la tête du gouvernement. Elle était la candidate de Pékin.

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ZK :
Cela faisait longtemps en Russie qu’une manifestation de l’opposition n’avait été à ce point réprimée : les arrestations de manifestants se comptent par centaines.

FG :
500 arrestations selon la police, 700 selon une organisation de défense des droits de l’homme. Pour la seule ville de Moscou, alors que des manifestations ont eu lieu dans toute la Russie. Manifestations interdites par le pouvoir, pour dénoncer justement la corruption des élites et du pouvoir politique. Manifestations organisées par Alexeï Navalny, l’opposant numéro 1 à Vladimir Poutine, il compte d’ailleurs se présenter à l’élection présidentielle prévue dans un an, en février prochain. Alexeï Navalny a été l’un des premiers manifestants interpellés à Moscou, à sa descente du métro. Reportage RFI Moscou, Muriel Pomponne :

« Fascistes ! » « Libérez-le », crient les manifestants. Alexeï Navalny, l’opposant qui appelait à la manifestation contre la corruption à Moscou, vient d’être embarqué. « Honte ! », crie la foule contre le convoi qui emporte Alexeï Navalny. Les manifestants reprennent aussi le titre de l’enquête qui a fait scandale sur la fortune du Premier ministre. « Poutine voleur ! », scandent-ils également. La manifestation s’est tendue avec l’arrestation d’Alexeï Navalny. Des centaines de personnes ont été arrêtées à Moscou par les forces anti émeutes. La journée de manifestation avait commencé le matin tôt dans l’orient russe, à Vladivostok. Des rassemblements, autorisés ou non, ont eu lieu dans 99 villes russes. La Russie n’avait pas connu une telle journée de protestation depuis les grandes manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle en 2012. Muriel Pomponne, Moscou, RFI.

ZK :
En Syrie, la progression de la rébellion qui se prépare pour la bataille de Raqqa, la capitale que s’est choisie le groupe État islamique.

FG :
Une étape importante vient d’être franchie par les Forces démocratiques syriennes, les FDS, soutenues notamment par les États-Unis. Les FDS se sont emparées de l’aéroport militaire de Tabqa, elles en ont pris le contrôle total, grâce à l’appui des bombardements aériens de la coalition internationale. L’aéroport de Tabqa se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Raqqa.

ZK :
Mais ce n’est pas le seul front ouvert par les Forces démocratiques syriennes, leur seule ligne de combat.

FG :
Les FDS comptent encercler Raqqa, pour isoler la ville complètement, et elles ont aussi pris aujourd’hui le contrôle de la localité de Karama, la dernière grosse ville à moins d’une vingtaine de kilomètres de Raqqa.

ZK :
Dans l’actualité également, Florent, au Soudan du Sud, six employés d’une organisation humanitaire tués dans une embuscade.

FG :
Dans un guet-apens. Alors que le pays, indépendant depuis 2011, est plongé dans une guerre civile qui a provoqué un début de famine dans certaines régions. Vous y reviendrez, Zéphyrin, dans la dernière d’Afrique soir sur RFI, à 22 h 30 temps universel.

ZK :
Pour l’heure, venons-en maintenant aux nouvelles règles de voyage en avion pour les vols de certains pays à destination des États-Unis.

FG :
Par mesure de sécurité, selon Washington, les tablettes et les ordinateurs portables sont désormais interdits en cabine, les voyageurs doivent les mettre dans la soute. Cette nouvelle règle est entrée en vigueur hier. Elle concerne plusieurs pays arabes, dont l’Égypte. Reportage de l’un de nos correspondants, François Hume-Ferkatadji, à l’aéroport du Caire :

Les longues filent d’attente quadrillent l’espace du terminal 3 de l’aéroport du Caire. Depuis que les mesures de sécurité ont été renforcées, il faut beaucoup plus de temps aux passagers pour pouvoir se rendre au comptoir d’enregistrement des bagages. Et pour les voyageurs à destination de New York, il faudra en plus abandonner tablettes et ordinateurs portables désormais interdits en cabine. Karim, architecte, est franchement énervé : « Je n’y comprends rien, ils ont mis en place l’interdiction hier : plus d’ordinateur. Les gens doivent bosser quand ils voyagent, ils ont beaucoup d’heures d’attente, je vais à Orlando, j’ai un transit de 6 heures, j’ai besoin de mon ordinateur pour avancer sur mon boulot. » Même préoccupation pour Sara el Messiry, jeune étudiante en art à New York, qui est prête à payer un nouveau service pour pouvoir utiliser son ordinateur jusqu’à l’embarquement. « J’ai entendu qu’Emirates faisait ça mais pas les autres compagnies, au moins ils essayent de trouver des alternatives, si Egyptair pouvait faire ça, ce serait bien, mais sinon, je pense que c’est n’importe quoi d’interdire ces appareils en vol. » Ziad, égypto-américain de 23 ans, est lui blasé par une mesure qu’il juge raciste. « Ça me parait vraiment ridicule parce que, encore une fois, ça ne vise que les Arabes. » Les États-Unis n’ont pas précisé la durée de l’interdiction mais la compagnie aérienne Emirates basée à Dubaï précise qu’on lui a ordonné de l’appliquer jusqu’au 14 octobre. François Hume-Ferkatadji, Le Caire, RFI.

ZK :
À l’écoute de RFI, il est 22 heures et 6 minutes ici à Paris. Il y avait plusieurs élections ce dimanche dans le monde. En Allemagne d’abord, l’élection régionale dans la Sarre, c’est une des régions frontalières avec la France. Nette victoire des conservateurs.

FG :
Ils obtiennent 40 % des voix, 10 points devant les sociaux-démocrates. C’est une bonne nouvelle pour la chancelière Angela Merkel, et une mauvaise nouvelle pour la gauche allemande, à quelques mois des élections législatives prévues en septembre.

ZK :
Et puis en Bulgarie, victoire des conservateurs aux législatives.

FG :
Victoire du Premier ministre sortant, qui devrait donc être reconduit pour un troisième mandat.

ZK :
Et puis à Hong Kong, il y avait aussi des élections. Un peu particulières, dans cette province semi-autonome de la Chine.

FG :
Ce n’était pas une élection au suffrage universel. C’est seulement un collège d’électeurs, un groupe de grands électeurs pro-Pékin qui a élu la chef du gouvernement local, elle s’appelle Carrie Lam.

On va maintenant retrouver… désolé pour ce petit incident… on va maintenant retrouver la chronique d’Yvan Amar qui, à l’occasion du salon du Livre qui se termine demain, nous parle des « plumes francophones ».

Au Salon du livre de Paris, on vient de lancer la nouvelle édition du concours « Plumes francophones », qui sert à faire connaitre les jeunes écrivains de langue française. C’est bien cela, une plume francophone : un écrivain qui s’exprime en français, qui écrit en français. Drôle d’expression ! Pourquoi une plume ? La plume, c’est d’abord cette chose légère qui recouvre le corps d’un oiseau. Mais c’est autre chose : c’est un instrument qui sert, ou en tout cas qui servait, à écrire. Alors il ne s’agit pas de toutes les plumes, mais certaines, surtout les plumes d’oie, quand elles étaient correctement taillées, et trempées dans de l’encre, ont été, pendant longtemps, les principaux outils qui servaient à écrire. Aujourd’hui on n’écrit plus à la plume, mais le mot et l’image sont restés ! Et on les utilise surtout à propos de gens dont c’est le métier. Par exemple dans le journalisme. On pourra dire qu’on a lu un bel article sous la plume de tel ou tel… Ça veut dire que l’article a été écrit ou signé par tel ou tel. Et avoir une belle plume, c’est avoir de la facilité à écrire, et même, c’est bien écrire, avoir un beau style. Vivre de sa plume, voilà une autre expression assez courante, qui signifie qu’on n’a pas d’autre métier que celui d’écrire. Mais en général, cette formule s’emploie à propos d’écrivain, pas de journalistes : celui qui vit de sa plume, il vit plutôt de ses droits d’auteur, de ce que lui rapportent ses livres. Alors, on n’emploie plus plus beaucoup l’expression « homme de plume » pour parler de celui dont le métier est d’écrire. Mais on dit encore souvent, et surtout dans la politique, c’est la plume de tel ou tel. C’est-à-dire celui qui écrit à sa place, qui rédige ses discours et ses présentations. Ainsi, on disait du romancier Erik Orsenna qu’il avait été longtemps la plume de François Mitterrand.

FG :
Merci Yvan Amar. On vous retrouve tous les jours sur RFI, et bien sûr la semaine prochaine pour « L’expression de la semaine ». On arrive à la fin de ce journal en français facile. Vous pouvez le retrouver, ce journal, le lire et l’écouter, sur le site de RFI savoirs. Merci Zéphyrin Kouadio.

ZK :
Merci beaucoup Florent Guignard.

FG :
Il est 22 h 10 à Paris, très bonne soirée à tous.

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