#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 25/01/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : L’heure de votre Journal en français facile Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez. Bonsoir également à vous Zéphyrin Kouadio qui présente ce journal avec moi ce soir.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc. Bonsoir à toutes à tous.

LB : À la Une, l'épidémie de coronavirus. En Chine, elle s'amplifie selon Pékin qui renforce ses mesures pour limiter sa propagation hors de ses frontières.

ZK : Aux États-Unis, la parole à la défense au procès en destitution de Donald Trump. L'occasion pour ses avocats d'attaquer le camp démocrate à quelques mois de l'élection présidentielle.

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ZK : La situation est « grave », les mots sont ceux de Xi Jinping. On parle de l'épidémie de coronavirus en Chine.

LB : Le président chinois, Xi Jinping, qui note que l’épidémie « s’accélère ». Le mystérieux virus a déjà contaminé 1 300 personnes dans le pays, et fait 41 morts selon le dernier bilan, ce qui pousse Xi Jinping à prendre la parole à l'occasion d’une réunion du bureau politique. C’est la deuxième fois qu’il communique officiellement sur la situation et il l’assure, la Chine « peut remporter la bataille ». Le président veut s’afficher comme l’homme de la situation, mais cette crise pourrait bien fragiliser son pouvoir. À Shanghai, Angélique Forget.

Plus que la guerre commerciale avec les États-Unis, ou que les manifestations qui ont secoué Hong Kong, la crise du coronavirus est un défi politique sans précédent pour le président chinois, car, pour une fois, il ne peut accuser les puissances étrangères de manipuler la situation. Toutes les décisions qui ont été prises depuis quelques jours : les mises en quarantaine, les annulations de festivités liées au Nouvel An lunaire, ont pour but de montrer que le pouvoir central a les choses en main, et qu’il agit. Mais, dans les faits, cette crise révèle les limites de la gouvernance de XI Jinping. D’abord, à cause de la censure, la presse locale n’a pas pu diffuser d’informations sur les personnes contaminées, alors que la première infection date du 8 décembre. Ensuite, les autorités locales, qui avaient organisé une grande fête début janvier avec les responsables de la région, ont minimisé la situation pour ne pas s’attirer les foudres du pouvoir central. Il y a quelques semaines, elles ont même arrêté huit personnes, accusées d’avoir diffusé des rumeurs sur le virus en assurant qu’il était lié au Sras de 2003, une information pourtant confirmée depuis par les autorités médicales.

LB : À noter qu'à partir de lundi, les agences de voyages chinoises ne pourront plus vendre de réservations d'hôtels ni de séjours à des groupes. Parallèlement, des médecins militaires ont été envoyés à Wuhan, la ville où est apparu le virus, où la construction d'un deuxième hôpital d'urgence a été lancée.

ZK : La ville de Wuhan justement, d'où les employés français de PSA vont être rapatriés.

LB : Le groupe automobile français l'annonce ce soir, en coordination avec les autorités chinoises, précise la direction. Par ailleurs, une équipe médicale d'accueil va être mise en place à l'aéroport de Roissy. En France, hier, la ministre française de la Santé a confirmé la présence sur le territoire de trois personnes contaminées par le coronavirus. En l'occurrence, trois voyageurs récemment rentrés de Chine qui ont été placés en isolement à l'hôpital à Paris et à Bordeaux.

ZK : En Centrafrique, c'est la rougeole qui a fait plusieurs dizaines de victimes sur l'année qui vient de s'écouler.

LB : Entre février 2019 et janvier 2020, 53 personnes ont été tuées par la rougeole dans le pays, c'est ce qu'annonce le ministre de la Santé. À Bangui, plus de 3 600 cas ont été enregistrés durant cette période. Un chiffre en nette augmentation par rapport à 2018 où l'on comptait seulement 241 cas.

ZK : 22 victimes au moins, c'est le dernier bilan du séisme qui a frappé la Turquie, hier soir.

LB : Une secousse de 6,7 sur l'échelle de Richter, qui a touché la province d'Elazig dans l'est du pays. Les équipes de secouristes continuent de fouiller les décombres d'immeubles effondrés à la recherche de survivants. Une quarantaine ont pour l'instant pu être extraites en vie des décombres.

ZK : 15h05 à Washington. Venons-en à la suite du procès en destitution de Donald Trump devant le Sénat.

LB : Place à la défense, aujourd'hui. Après trois jours consacrés à l’accusation, les avocats du président ont entamé leur plaidoirie ce matin. La défense du président annonce vouloir exposer rapidement ses arguments. RFI, Washington, Anne Corpet.

La défense de Donald Trump n’a plaidé que deux heures ce samedi et prévient qu’elle ne compte pas utiliser la totalité des 24 heures qui lui sont imparties. « Vous verrez que le président n’a absolument rien fait de mal », assure Pat Cipollone, l’un de ses avocats, avant d’entamer sa charge contre les démocrates : « Ce procès vise à renverser Donald Trump et à rayer son nom des bulletins de vote », lance-t-il, il s’agit de la « plus grande interférence dans les élections de l’histoire de ce pays ». Pour l’avocat de Donald Trump, les démocrates n’ont rien prouvé. Il fait valoir qu’en retenant l’aide militaire votée par le Congrès en faveur de l’Ukraine, le président voulait simplement s’assurer que les autres pays contribuaient également à la défense de Kiev. Et que la faveur demandée par Donal Trump à son homologue ukrainien, lors du fameux coup de fil du 25 juillet, était une faveur pour les États-Unis et non pour sa propre personne, qu’il s’agissait de lutter contre la corruption. Donald Trump, lui, opte ce matin pour un ton agressif sur son fil twitter. Il s’en prend vivement à Adam Schiff, le représentant démocrate qui a mené l’accusation. Il le traite de menteur, de tricheur, et de nabot. Anne Corpet, Washington, RFI.

ZK : On se rend en Inde, à présent, dans le cachemire indien précisément. Une région qui sort de cinq mois de black-out.

LB : Comprendre que ses moyens de communication avaient été considérablement réduits. À l'origine, il y a les tensions entre New Delhi et le Pakistan, les deux se disputent la région. Les habitants du Cachemire vont donc retrouver un usage partiel d’Internet. Cette décision intervient suite à un ordre de la Cour suprême, mais ne concerne que 300 sites autorisés. Les explications sur place de Côme Bastin.

Un retour en bas débit, un retour partiel, mais un retour quand même. À partir de minuit, les habitants du Cachemire vont pouvoir accéder à quelque 300 sites internet. Voilà plus de cinq mois qu’ils étaient coupés du web -et du monde- suite à la décision du gouvernement indien de révoquer l’autonomie de cet État frontalier du Pakistan, en août 2019. Les Cachemiriens pourront accéder aux services internet de base comme les sites d’informations, les sites gouvernementaux, les banques ou les sites de transport. Cependant, les réseaux sociaux tels que Facebook et Whatsapp restent bloqués pour le moment. Par ailleurs, la vitesse de navigation sera limitée à 2G, ce qui rend difficile le téléchargement de fichiers volumineux ou le visionnage de vidéos. Beaucoup d’habitants se plaignent donc de cette restauration en demi-teinte, comme les étudiants, qui ne parviennent pas à s’échanger certains documents. Cette annonce intervient après que la Cour suprême indienne a exigé le 10 janvier de l'administration du Cachemire de lever les restrictions de réseau sur son territoire. La Cour suprême avait condamné la fermeture arbitraire d'Internet, considérée comme un droit fondamental. Côme Bastin, Bangalore, RFI.

ZK : RFI, 21h08, ici à Paris. C’est la fin de ce journal.

LB : C’est surtout l’heure de retrouver Yvan Amar et son mot de la semaine.

Le tremblement de terre qui vient de frapper l’est de la Turquie est important : 6,8 sur l’échelle de Richter ! Voilà un séisme grave donc. Et quand on parle de séisme, on veut dire tremblement de terre : les deux mots sont synonymes, ils ont le même sens. Mais on essaie aussi de connaitre la force de ce séisme. Et pour cela, on parle en général de magnitude.
Le mot désigne l’énergie dégagée par le séisme. Cela s’apparente à sa puissance, et il s’agit en fait de sa « grandeur », c’est le mot français qui est le plus voisin de la magnitude. Ce nom est savant, mais on peut le comprendre facilement : il est formé à partir de l’adjectif magnus, qui en latin signifie grand. Et cette magnitude, elle se mesure, elle se calcule. Pour cela, on a imaginé un système d’échelle, qu’on appelle échelle de Richter, qui est une échelle logarithmique, c’est-à-dire, en gros, à accroissement proportionnel : chaque échelon franchi multiplie le chiffre précédent. Ce mot de magnitude n’a pas quitté le vocabulaire savant, mais on l’emploie aussi dans un tout autre domaine, pour parler de la luminosité d’une étoile. 
Enfin, le mot souvent prononcé à propos de ces tremblements de terre, l’un de ceux qui inquiète le plus, c’est réplique. Le terme est étrange : on ne s’attend pas à le voir employé dans ce sens. Le mot est fréquent dans le monde du théâtre : une réplique est ce que dit un personnage à un autre. Et dans la vie courante, c’est bien le sens du mot : répliquer, c’est répondre, et notamment savoir quoi répondre, avoir quelque chose à dire. Et souvent répondre sur le même ton : quand le dialogue ne s’effectue plus par les mots, on peut répliquer ou pas : répliquer à un coup, c’est le rendre. La réplique d’un séisme est différente : il s’agit plutôt d’effets secondaires, de petits séismes (en général) qui suivent la secousse principale.

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