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Journal en français facile 24/07/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

À l’écoute de Radio France internationale, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Johanne Burgell : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : Au sommaire, au Japon, les athlètes décrochent les premières médailles des Jeux olympiques. Nous irons en Équateur où la population célèbre la deuxième médaille d'or de l'histoire du pays.

SB : En Afghanistan, un couvre-feu est désormais en vigueur dans pratiquement tout le pays. Le gouvernement essaie de freiner les avancées des talibans.

JB : Et puis en France, plus de 160 000 personnes ont manifesté pour contre le « pass sanitaire » imposé par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid.

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SB : Les Jeux olympiques de Tokyo. Les athlètes ont commencé à décrocher leurs premières médailles.

JB : La Chine en compte déjà quatre dont trois en or. Le Japon et l'Italie en ont deux, et grâce au judoka, Luka Mkheidze, la France a obtenu sa première médaille de la compétition, en bronze. Ces pays ont l'habitude des récompenses, ce qui n'est pas le cas de l'Équateur. Le pays d'Amérique du Sud a obtenu la deuxième médaille d'or de son histoire, la troisième olympique. Et cela grâce à Richard Carapaz. L'Équatorien a remporté l'épreuve de cyclisme sur route. Une victoire qui a provoqué des scènes de joie dans le pays en pleine pandémie de Covid. Reportage à Quito d’Éric Samson.

« Vive l’Équateur, vive la province du Carchi, vive Tulcan… » Malgré la différence d’horaires, le froid et la pluie typique de cette province frontalière avec la Colombie, la population n’a pas manqué l’occasion de fêter la médaille d’or du fils du pays. Dans cette province montagneuse, le cyclisme est presque une religion, le sport de prédilection juste derrière le football. À l’aube, la mairie de Tulcan n’a pas hésité à diffuser sur Facebook live, la joie d’habitants anonymes dans les rues de la ville : « Près de 1 000 personnes se sont donnés rendez-vous à l’aube dans les rues de la capitale équatorienne du cyclisme. Nous sommes sur l’une des avenues principales de l’entrée sud de Tulcan et les gens sont présents. » Comme le montrent les images des caméras de surveillance vidéo de la Police, des caravanes se sont formées un peu partout à Tulcan, provoquant des embouteillages comme si l’aube était désormais l’heure de pointe. Les rares habitants ayant préféré dormir plutôt que de suivre en direct l’exploit du fils du pays ont été joyeusement réveillés, un avant-goût de ce qui attend Richard Carapaz lorsqu’il viendra présenter sa médaille d’or. Éric Samson, Quito, RFI.

SB : Un couvre-feu est décrété dans 31 des 34 provinces d'Afghanistan.

JB : Entre 22h et 4h du matin, la population doit rester chez elle. Les autorités veulent freiner l'avancée des talibans et limiter les violences. La province de Kaboul n'est pour le moment pas concernée. Depuis deux mois, les talibans mènent des combats dans tout le pays contre les forces gouvernementales. Les précisions de Sonia Ghezali.

L’objectif de ce couvre-feu est d’empêcher les talibans de se déplacer la nuit et de profiter de l’obscurité pour voler des armes, des munitions, s’approvisionner, se cacher dans des lieux stratégiques afin d’avoir l’avantage dans les combats avec les forces gouvernementales. C’est ce que nous a expliqué un membre des services de sécurité afghans. Est-ce que ce couvre-feu peut faire la différence avec les combattants talibans qui semblent avoir l’avantage sur le plan militaire tant ils s’emparent de districts à une vitesse folle ? Selon Aman, un ingénieur travaillant dans le Badakhshan dans le nord-est du pays, ce couvre-feu est insuffisant. Il a assisté à la capture de quatre districts de cette province frontalière du Tadjikistan. Avant même que les talibans lancent leurs attaques raconte-t-il, les soldats, les policiers et les autorités locales avaient fui leurs postes. Aman ne s’explique pas ces désertions qui laissent penser, dit-il, que le gouvernement a, dans certains districts, laisser le chemin libre aux talibans. Ces derniers contrôlent à ce jour plus de la moitié du territoire alors que toutes les forces étrangères quitteront l’Afghanistan au 31 août. Sonia Ghezali, Kaboul, RFI.

SB : L'Irak annonce l'arrestation des responsables d'un attentat-suicide commis à Bagdad lundi.

JB : Sur le réseau social Twitter, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi assure qu'ils seront présentés devant la justice. Un kamikaze avait déclenché sa ceinture d'explosifs sur un marché très populaire à l'est de la capitale. Une attaque revendiquée par le groupe État islamique. 30 personnes avaient été tuées, en grande majorité des femmes et des enfants.

SB : En France, plus de 160 000 personnes ont manifesté contre le « pass sanitaire ».

JB : Avec des slogans tels que « Liberté » ou encore « Résistance », des rassemblements ont eu lieu un peu partout dans le pays. À Strasbourg, Nantes, Rennes ou encore à Marseille, les manifestants s'opposent à l'extension du « pass sanitaire » et à la vaccination contre le Covid obligatoire pour les soignants. Le projet de loi devrait être définitivement adopté d'ici la fin de ce week-end. À Paris, les trois rassemblements organisés à l'appel d'organisations politiques ou de groupes Facebook ont réuni 11 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur. Alexis Bédu était dans l'un de ces cortèges.

Leur colère comme principal étendard. Quelques soit leurs âges, leur milieu social, ils ne veulent pas du « pass sanitaire ». Andy est étudiant. Pour lui hors de question de se faire vacciner : « Nous n’avons plus le droit de consentir librement à un acte médical. On doit respecter le droit de chacun de se faire vacciner ou de ne pas se faire vacciner. Je suis atterré de voir à quel point notre Constitution est piétinée. Je suis heureux de voir, aujourd’hui, que nous sommes de plus en plus nombreux à rejoindre la manifestation. Cela prouve que notre démocratie n’est pas tout à fait morte. » Muriel est venue manifester pour la première fois de sa vie. Elle espère que son combat dépassera les clivages politiques : « Là, on touche à des sujets d’éthique. De gauche ou de droite, il faut que tout le monde se mette ensemble. Ne pas se laisser confisquer le débat par les extrêmes. Là, on a dépassé un stade, ce n’est plus possible. » Une manifestation plutôt calme malgré quelques heurts entre forces de l’ordre et certains manifestants. Les anti-« pass sanitaire » promettent un été chaud. Dans la rue. Au gouvernement.

JB : Un reportage d’Alexis Bédu.

Et puis en Australie, des milliers de personnes ont manifesté aussi contre les restrictions sanitaires, notamment à Sydney et à Melbourne, alors que le gouvernement a laissé entendre que les mesures qui sont en vigueur pourraient être maintenues jusqu'au mois d’octobre.

SB : Pendant ce temps-là, Emmanuel Macron est à des milliers de kilomètres de la métropole.

JB : Le président français est attendu ce dimanche à Papeete. Il va passer quatre jours en Polynésie. Récemment, de nombreux polynésiens ont manifesté pour demander à la France de reconnaitre sa responsabilité dans les essais nucléaires menés entre 1966 à 1996. Julien Chavanne est notre envoyé spécial sur place.

L’Élysée le présente comme une nouvelle étape du tour de France entamé par Emmanuel Macron. À huit mois de la présidentielle, le chef de l’État vient prendre le pouls du pays à 16 000 kilomètres de Paris. Mais derrière les images de cartes postales, Emmanuel Macron va retrouver le boulet du Covid. Les Polynésiens hésitent face au vaccin, plus qu’ailleurs. Seul un tiers de la population a reçu une première dose, c’est presque le double en métropole. Dès sa sortie d’avion, le chef de l’État ira d’ailleurs visiter l’unité Covid du centre hospitalier polynésien avec un message : vaccinez-vous ! Emmanuel Macron aura l’occasion de s’échapper de la crise sanitaire en se rendant aux îles Marquises - première fois qu’un président français y posera le pied. Sur le dossier sensible des essais nucléaires, Emmanuel Macron devrait faire des annonces sur l’ouverture des archives et sur les indemnisations des victimes. Mais pas d’excuses comme le réclame une partie de la population. Julien Chavanne, Papeete, RFI.

SB : Les secouristes sont toujours à pied d'œuvre en Inde.

JB : Pour retrouver des survivants dans la boue et dans les décombres. Les fortes pluies ont fait d'importants dégâts dans l'État du Maharashtra, dans l'ouest du pays. Les glissements de terrain et les inondations ont fait au moins 115 morts. Ce bilan pourrait encore s'alourdir puisque des dizaines de personnes sont portées disparues.

Et puis de son côté la Chine a fermé plusieurs ports et lignes ferroviaires ce samedi, à l'approche d'un typhon, alors qu'une partie de son territoire est toujours touché par d’importantes inondations.

SB : Le phare de Cordouan vient d'être inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

JB : Il est dernier phare de mer à être habité en France, entre l'océan Atlantique et l'estuaire de la Gironde. Vieux de 400 ans, l'édifice est le deuxième inscrit par l'Unesco après celui de la Corogne, en Espagne.

C’est ainsi que se termine ce Journal en français facile.

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