#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 24/06/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Jérôme Bastion : Bienvenue sur Radio France internationale, il est 22h à Paris, 20h en temps universel, et c’est l’heure de votre Journal en français facile ! Et à la Une de l’actualité de ce mercredi 24 juin :
- un chef d’État en exercice accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité : le président du Kosovo, Hashim Thatchi annule une visite à Washington pour rentrer dans son pays, non reconnu depuis l’éclatement de la Yougoslavie.
- le Fonds Monétaire International plus pessimiste que prévu pour les perspectives de reprise de l’économie mondiale au deuxième semestre, surtout si la pandémie marque une deuxième flambée de contaminations.
- la Thaïlande secouée par des manifestations pro-démocratie, à l’occasion du 88e anniversaire de l’abolition de la monarchie absolue. Les rassemblements d’ampleur limitée visaient le pouvoir militaire en place depuis un coup d’État en 2014.

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JB : Meurtres, disparitions forcées, persécutions et tortures : une dizaine de chefs d’accusation visent Hashim Thaçi, ancien leader du mouvement rebelle UçK (l’Armée de libération du Kosovo), et de son bras droit Kadri Veseli, tous deux inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité. On leur reproche des exactions commises durant la guerre contre la Serbie, à la fin des années 1990. Nommé Premier ministre en 2008, c’est lui qui proclame l’indépendance du petit territoire dont il devient le Président en 2016. Jean-Arnaud Dérens.

C’est un coup de théâtre majeur qui vient secouer le Kosovo et tous les Balkans. Hashim Thaçi et son bras droit Kadri Veseli ont été accusés mercredi après-midi de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité par les Cours spécialisées de La Haye, chargées de juger les crimes commis au Kosovo durant la guerre contre la Serbie. Les deux hommes sont accusés d’avoir fait éliminer une centaine de personnes, des opposants albanais, des Serbes ou des Roms. Les Cours spécialisées ont été créées sur la base du retentissant rapport de Dick Marty, en 2010, qui avait révélé les crimes imputés à l’ancienne guérilla albanaise de l’UCK, dont Thaçi et Veseli étaient des figures de premier plan. Quand l’acte d’accusation a été rendu public, Hashim Thaçi se trouvait dans un avion le conduisant à Washington, où il devait participer, samedi, à une rencontre avec son homologue serbe Aleksandar Vucic, les États-Unis poussant à la conclusion rapide d’un accord « final » entre le Kosovo et la Serbie. Richard Grenell, l’émissaire spécial de Donald Trump pour le Kosovo a annoncé peu avant 19h que la rencontre aurait bien lieu, mais que le Kosovo serait représenté par le Premier ministre Avdulah Hoti. Par contre, on ignore encore si le président du Kosovo entend démissionner et se présenter à ses juges.

JB : La communauté internationale s’est élevée mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU, à l’exception des États-Unis, contre le projet israélien d’annexer une partie de la Cisjordanie, plan dont les détails doivent être annoncés mercredi 1er juillet. De leur côté, les Palestiniens réclament des sanctions et envisagent de saisir la Cour internationale de Justice. Les chefs des Nations Unies et de la Ligue arabe ont tous deux appelé Israël à renoncer à son projet qui pourrait « mettre fin aux efforts internationaux en faveur de la création d’un État palestinien viable ». Dans une déclaration commune, sept pays européens (Allemagne, Estonie, Belgique, France, Norvège, Irlande et Royaume-Uni) ont souligné qu’une annexion « compromettrait gravement la relance de négociations », et aurait des conséquences sur leurs relations étroites avec Israël, et ne sera pas reconnue.

À cause de la pandémie du Covid-19, la récession mondiale pourrait être plus sévère que prévu et la reprise sera poussive, estime le Fonds monétaire international dans ses dernières prévisions publiées mercredi. La violence du choc économique sera sans doute plus forte qu’attendu, Anieshka Koumor.

Exit le scénario « en V » tant espéré. C’est un scénario plus sombre, « en U », qui se dessine dans le meilleur des cas, selon le FMI. Avec à la clé plusieurs mois de récession avant que l’économie mondiale ne se redresse. Voire un scénario « en W », avec une alternance de rebonds et rechutes. Ou pire encore, un « L » avec une activité déprimée pour très longtemps. Quel que soit le scénario, le FMI table désormais sur une contraction du Produit intérieur brut mondial de 4,9 %, contre 3 % en avril. Derrière ces chiffres, une catastrophe sociale menace les États. La crise entraînera de nombreuses faillites et un chômage de masses. Si les mesures du chômage partiel ont permis de limiter les licenciements en Europe, les États-Unis ont vu bondir le taux de chômage à plus de 13 %. Certains secteurs sont touchés plus que les autres, comme les services ou l’aérien. Dans l’industrie ou la construction, les entreprises doivent composer avec des restrictions sanitaires. L’année prochaine, la reprise devrait être moins soutenue qu’initialement prévu, soit 5,4 %. À condition qu’une deuxième vague du coronavirus ne frappe pas.

JB : Autre illustration du marasme économique dû à cette pandémie : le Canada s’est vu privé mercredi par l’agence de notation Fitch de sa note parfaite AAA sur sa dette à long terme, note qui a été réduite à AA+ à « cause de la détérioration des finances publiques ». En raison des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, « le Canada va afficher un fort gonflement de son déficit en 2020 et sortir de la récession avec une dette publique bien plus élevée », dit l’agence.

En Thaïlande, des centaines de manifestants pour commémorer la fin de la monarchie absolue en 1932, du jamais vu dans ce pays où la monarchie est encore très révérée. Carol Isoux.

Ils se sont rassemblés par petits groupes, à divers endroits du pays, la manifestation la plus importante a eu lieu près du Monument à la Démocratie, dans le quartier historique de Bangkok. Devant un drap étendu où étaient projetées des images d’archives, un manifestant en costume de soldat de l’époque est venu réciter la Déclaration du parti du Peuple, qui signa la fin de la monarchie absolue en 1932. « Et ce même peuple, mes camarades, qui souffre, qui paie des impôts pour que la monarchie s’engraisse. Ce même peuple on lui dit qu’il n’a pas assez d’éducation pour choisir par lui-même… » Même s’il s’agit d’un texte historique, tenir de tels propos en Thaïlande est encore extrêmement osé, car la sévère loi de lèse-majesté peut valoir 15 ans de prison à ses contrevenants. Des centaines de policiers avaient été mobilisés, mais pour l’instant pas d’arrestation. L’événement intervient alors que le peuple thaïlandais commence à faire entendre un certain mécontentement contre un monarque autoritaire qui a préféré se confiner en Allemagne pendant toute la crise du coronavirus.

JB : La vague de chaleur qui touche l’Europe n’épargne aucune partie du continent, même celle située la plus au nord. En Scandinavie, aussi, le thermomètre grimpe en flèche. À Stockholm, la capitale suédoise, les 30° ont été atteints. Ils ont été dépassés à l’intérieur de la Finlande. La Norvège, elle, s’apprête à fermer des lignes de chemin de fer, car les rails en acier chauffent trop. Un phénomène d’autant plus inquiétant que ce n’est pas la première fois qu’il se produit. Correspondance à Stockholm de Frédéric Faux.

En Suède, les premières conséquences de la vague de chaleur sont déjà là : les barbecues sont interdits, et les feux de forêt sont presque quotidiens. Rien d’extraordinaire quand on vit au sud de l’Europe, mais pas en Suède, pays qui n’a pas du tout cette culture de la sécheresse. C’est le cas par exemple des agriculteurs : depuis des siècles les campagnes ont été façonnées pour drainer l’eau, évacuer les pluies trop abondantes, et pas pour les retenir. Autre exemple, les personnes âgées : la climatisation a longtemps été superflue dans les maisons de retraite, mais cet été on ne pourra pas non plus utiliser de ventilateurs, car ils contribuent à diffuser le coronavirus. Le plus inquiétant, c’est que la Scandinavie avait déjà battu des records de chaleur pendant l’été 2018. En Suède, on avait déploré alors 600 morts. C’est cette première canicule qui avait notamment décidé Greta Thunberg à s’asseoir avec sa pancarte devant le Parlement de Stockholm. C’était le début de la grande mobilisation des jeunes pour le climat. Frédéric Faux, Stockholm, RFI.

JB : Les touristes de 12 pays européens jugés « sûrs » seront de nouveau les bienvenus en Finlande à compter du mois de juillet, a annoncé mardi Helsinki, qui n’inclut pas la France, la Belgique ou l’Espagne dans cette liste pour l’instant. Le 13 juillet, les mesures imposées aux frontières seront levées pour les États dont le taux d’infection au cours des 14 derniers jours a été inférieur à huit pour 100 000 habitants, a déclaré la ministre de l’Intérieur Maria Ohisalo lors d’une conférence de presse. Sont concernés par cette réouverture l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Grèce, la Suisse, la Slovaquie, la Slovénie, la Hongrie, le Liechtenstein, l’Irlande, Chypre et la Croatie.

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