#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 23/09/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

22h à Paris, 20h en temps universel.

Loïc Bussières : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

ZK : Bonsoir.

LB : À la une : Greta Thunberg qui tance les dirigeants du monde entier à la tribune des Nations Unies. Ils n’ont pas suffisamment agi contre le changement climatique. La jeune militante a pris la parole en ouverture du sommet sur le climat à New York, vous l’entendrez dans ce journal.

ZK : Nous reviendrons sur la confusion qui règne en Haïti alors que le président Jovenel Moise avait convoqué une séance au Sénat pour valider la nomination de son Premier ministre. Des tirs ont retenti dans l’enceinte du Palais législatif.

LB : La faillite de Thomas Cook, la plus ancienne des agences de voyages au monde met la clé sous la porte. Elle n’est pas parvenue à trouver les fonds nécessaires au maintien de son activité.

-----

ZK : Tout d’abord le sommet sur le climat à l’ONU, c’était ce lundi à New York. Sommet marqué notamment par la brève apparition de Donald Trump, apparition surprise du Président américain.

LB : Alors que cette réunion est censée relancer l’accord de Paris dont les États-Unis se sont retirés sous l’impulsion de Donald Trump. Mais plus que la présence de ce dernier qui n’a pas pris la parole, c’est le discours de Greta Thunberg que l’on retient ce soir. La jeune militante suédoise s’en est justement prise aux dirigeants du monde entier, ils n’en font, dit-elle, pas assez, pour la planète. Écoutez. 

Comment osez-vous prétendre que tout cela peut être résolu en faisant comme d’habitude et en parlant de solutions technologiques ? Avec les émissions d’aujourd’hui, le budget ? Le CO2 qu’il nous reste aura entièrement disparu en moins de 8 ans et demi. Il n’y aura aucune solution ou plan assez ambitieux de présenté aujourd’hui, parce que ces chiffres mettent trop mal à l’aise et vous n’êtes toujours pas assez mûrs pour dire les choses telles qu’elles sont. Vous nous faites échouer ! Mais les jeunes commencent à comprendre votre trahison ! Les yeux de toutes les générations futures sont rivés sur vous. Et si vous choisissez de nous faire échouer, nous ne vous pardonnerons jamais ! (Applaudissements) Nous ne vous laisserons pas faire. Ici et maintenant, nous fixons les lignes. Le monde se réveille. Et le changement arrive, que vous le vouliez ou non.

LB : De son côté, l’Allemagne -par la voix d’Angela Merkel- annonce qu’elle va doubler ses dépenses dans le cadre de la lutte internationale contre le réchauffement climatique.

ZK : En Haïti, c’est la confusion qui règne alors que le président Jovenel Moise avait convoqué une séance au Sénat. Il souhaitait que la plus haute chambre du pays ratifie, c’est à dire confirme son choix de nommer Fritz William Michel au poste de Premier ministre.

LB : Selon les premières informations dont on dispose, des tirs ont retenti dans l’enceinte du Palais législatif au moment où un groupement se formait à ses abords. Deux personnes au moins auraient été blessées. Des faits qui entraîné l’annulation de la séance. Romain Lemaresquier.

C’est un sénateur haïtien, Ralph Fethiere, qui aurait tiré par accident, selon Patrice Dumont, un autre sénateur, interrogé par la radio locale Vision 2000. Les deux personnes blessées seraient un membre de la sécurité du Sénat et un photo-journaliste : Dieu Nalio Chéry. Pour l’instant aucune information ne circule concernant leur état de santé. Un incident qui s’est déroulé alors que devant le palais législatif une foule se rassemblait pour dénoncer le passage en force que tentait de réaliser le président Jovenel Moise. Ce dernier a convoqué à la dernière minute une séance au sénat pour que la chambre haute du pays donne son aval à la nomination de Fritz William Michel, dernière étape à franchir pour que ce choix soit officiel. Jovenel Moise avait décidé de reporter à mardi son départ pour New York où il doit assister à l’Assemblée générale de l’ONU, car il souhaitait quitter Port-au-Prince avec un gouvernement enfin installé. Ce qui ne sera pas le cas puisque la séance a d’ores et déjà été annulée. Un peu plus tôt dans la matinée, le président du sénat Carl Murat Cantave s’était plein du chaos régnant aux alentours du Palais législatif, accusant même la police de ne pas faire son travail.

ZK : Situation sous tension également en Papouasie, la province la plus à l’est de l’Indonésie.

LB : Et le bilan est lourd, au moins 20 morts, des dizaines de blessés. Les Papous protestent toujours contre le racisme et les discriminations dont ils se sentent victimes. Vincent Souriau.

Les troubles ont éclaté dans deux localités : d’abord, à Jayapura, la plus grande ville de Papouasie. Selon les chiffres officiels, un soldat et trois civils tués après de violents affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Mais la journée a été beaucoup plus dramatique à Wamena, au centre de la province. D’après l’armée, près d’une quinzaine de personnes ont perdu la vie dans un incendie provoqué par une foule de jeunes papous en colère. L’étincelle serait partie d’une enseignante, elle aurait traité de singes plusieurs lycéens la semaine dernière. Vrai ou faux ? Impossible à vérifier. Mais la simple idée d’un nouvel épisode raciste a chauffé les esprits. Dégradations, mise à feu de bâtiments publics et réponse musclée de la police, avec tirs de gaz lacrymogènes. 300 arrestations. Les autorités ont fermé l’aéroport de Wamena, coupé en partie l’accès à Internet, mais la tension reste très élevée. Les Papous ont toujours le sentiment d’être discriminés, considérés comme des citoyens de seconde zone, quotidiennement victimes de racisme parce qu’ils ont la peau plus foncée que le reste des Indonésiens. Le président indonésien Joko Widodo avait fait campagne en promettant d’accompagner la Papouasie, de mieux l’intégrer au reste du pays. Jusqu’ici, les Papous attendent toujours.

ZK : L’actualité de ce lundi 23 septembre, c’est aussi la faillite du voyagiste britannique Thomas Cook. La plus ancienne des agences de voyages au monde met la clé sous la porte.

LB : Le voyagiste, qui existait depuis 178 ans se trouvait depuis quelques mois dans une situation financière très délicate avec une perte de 1,5 milliard d’euros rien qu’au premier semestre. Il employait 22 000 salariés dans le monde. 600 000 personnes actuellement en vacances aux quatre coins du monde devront être rapatriées, mais un million avaient aussi réservé des séjours via le groupe et attendent pour beaucoup remboursement. C’est le cas de Dany, habitant de Brighton devait partir en Égypte au mois de juin prochain.

Cette semaine, ça a été la tourmente, on se demandait si on allait partir, si on ne partirait pas. Nos vacances étaient réservées, nos sièges étaient réservés dans l’avion. On nous avait donné les papiers et le 1er octobre le premier paiement devait être prélevé sur notre compte. J’ai appelé Thomas Cook hier pour avoir des informations sur ce qui se passait. Ils n’avaient pas d’informations pour moi, mais ils prenaient encore des réservations et aussi l’argent des gens. Ils m’ont dit que si j’annulais les vacances, ils me prendraient 200 livres par personne pour l’annulation, donc ils voulaient 800 livres si j’annulais les vacances hier. Et notre meilleure option était d’attendre et de voir ce qui allait se passer. Et nous voilà dans une situation où on n’a pas de vacances. Bon on a de la chance, car on n’a rien payé pour l’instant. Thomas Cook est voyagiste depuis 178 ans, je crois. Qu’une telle chose puisse se produire, c’est un choc !!

LB : À noter également cette autre décision du tribunal de commerce de Bobigny qui place XL Airways en redressement judiciaire. Les repreneurs éventuels ont jusqu’à samedi midi pour se manifester. L’annonce intervient une semaine après la mise en liquidation d’une autre compagnie aérienne française, Aigle Azur, pour laquelle le tribunal de commerce d’Évry examine les offres de reprises ce lundi.

ZK : L’actualité en France c’est aussi le procès du médiator. Il a débuté aujourd’hui à Paris et doit durer sept mois.

LB : Le médiator, c’est ce médicament antidiabétique soupçonné d’avoir causé la mort de centaines de personnes. Sur le banc des accusés : le groupe Servier, qui a commercialisé le médiator pendant 33 ans, et l’ANSM, l’agence nationale de sécurité du médicament accusée de ne pas avoir joué son rôle de gendarme.

ZK : Toujours au chapitre judiciaire, l’ouverture d’un autre procès médiatique ce lundi, celui de l’attentat raté près de la cathédrale Notre-Dame, il y a tout juste trois ans.

LB : Les cinq accusées, cinq femmes, sont soupçonnées d’avoir voulu lancer des attaques pour le compte du groupe État islamique. C’est le premier dossier à être renvoyé aux assises parmi la vague d’attentats et de tentatives d’attentats jihadistes depuis 2015 en France. 

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias