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Journal en français facile 23/02/2021 20h00 GMT

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RFI
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Il est 21h à Paris, 20h en temps universel.
 
Anne Verdaguer : Bienvenue à tous dans ce Journal en français facile. À la Une : 
- la ville de Dunkerque dans le nord de la France s'attend à un confinement local comme à Nice après une flambée des cas de coronavirus.
- les manifestations se poursuivent en Birmanie malgré la répression.
- et puis l'Iran qui annonce limiter à partir d'aujourd'hui les inspections sur son programme nucléaire.
 
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AV : À Dunkerque, dans le Nord de la France, l'épidémie de Covid-19 flambe et les habitants s'attendent à un reconfinement local partiel comme à Nice et dans ses environs. Le ministre de la Santé Olivier Véran se rend sur place demain. Dunkerque, qui compte 92 000 habitants, et dont le taux d'incidence s'est envolé pour afficher 901 cas positif pour 100 000 habitants, ce qui est plus de quatre fois supérieur à la moyenne nationale. Malika est auxiliaire de vie à Dunkerque. Écoutez sa réaction face à ces nouvelles mesures à venir.
 
[Transcription manquante]
 
 AV : Propos recueillis par Julien Chavanne.
 
AV : Les Pays-Bas eux ont décidé de prolonger le couvre-feu jusqu'au 15 mars, une mesure qui avait entraîné de violentes émeutes lors de son entrée en vigueur fin janvier. Les autorités sont aussi dans l'attente d'une décision de la Cour d'appel qui doit statuer sur le maintien de ce couvre-feu, après qu'un tribunal a ordonné sa levée immédiate. Le gouvernement néerlandais a également  annoncé aujourd'hui un léger assouplissement de certaines mesures en place, avec notamment la réouverture des salons de coiffure.  La fermeture des bars, cafés et restaurants reste elle en vigueur.
 
Et puis cette mauvaise nouvelle pour l'Union européenne dont la plupart des pays ont débuté leur campagne de vaccinations, le laboratoire britannique AstraZeneca dit s'attendre à livrer moins de la moitié des doses de son vaccin que prévu à l'Union européenne au deuxième trimestre, soit moins de 90 millions de doses, selon Reuters. L'Union européenne qui espère vacciner 70% de sa population adulte d'ici cet été et qui pourrait donc avoir du mal à atteindre son objectif.
 
AV : Les manifestations se poursuivent en Birmanie même si la répression bat son plein. Jusqu'à présent, trois personnes ont été tuées pendant ces rassemblements, un homme qui patrouillait pour éviter des arrestations massives dans son quartier, à Rangoun, a été abattu. Et les ministres des Affaires étrangères du G7 ainsi que le chef de la diplomatie européenne ont « fermement » condamné les violences perpétrées par les forces de sécurité birmanes contre les manifestants opposés au coup d'État militaire, les appelant à « la plus grande retenue ». Clea Broadhurst

Ils ont également déclaré que l’usage de munitions réelles contre des personnes non armées était « inacceptable » et que l’armée devra « rendre des comptes ». Ils ont demandé un « accès humanitaire complet » aux personnes les plus vulnérables et appellent de nouveau à la libération « immédiate et inconditionnelle » de la dirigeante Aung San Suu Kyi et du président birman, Win Myint. Mais aucun consensus n’a été trouvé par l'Union européenne en ce qui concerne de possibles sanctions économiques visant les militaires de la junte. Les États-Unis ont en revanche annoncé des sanctions contre deux officiers généraux de l’armée birmane : le général Maung Maung Kyaw, à la tête de l'armée de l'air, et le lieutenant-général Moe Myint Tun. Les biens et avoirs qu’ils détiennent aux États-Unis sont désormais gelés. Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a appuyé ces sanctions en déclarant, je cite, que les États-Unis « n’hésiteraient pas à engager des actions supplémentaires contre ceux qui commettent des violences et répriment la volonté du peuple ». Des milliers de personnes sont encore descendues dans les rues du pays ce mardi. Des violences ont éclaté dans le nord entre les autorités et les manifestants, sans faire de blessés.

AV : En Algérie, le retour des étudiants dans la rue malgré une forte présence policière. Plusieurs dizaines d'entre eux ont manifesté à Alger aujourd’hui contre le pouvoir en place et pour la liberté de la presse malgré l'interdiction des rassemblements et au lendemain d'importantes protestations à l'occasion du 2e anniversaire du mouvement de contestation du Hirak. De brèves échauffourées ont eu lieu après que des policiers ont tenté de repousser les étudiants, selon un journaliste de l'AFP sur place, qui a vu deux personnes interpellées.
  
AV : Au Parlement turc et sur les réseaux sociaux, une polémique fait rage au sujet des fouilles intégrales, à nu, dans les lieux de détention. Les autorités nient leur existence, mais les témoignages de victimes se multiplient. À Istanbul, le récit d'Anne Andlauer.

La polémique sur les fouilles à nu en Turquie dure depuis environ deux mois. Mais c’est une députée du parti au pouvoir, Özlem Zengin, qui l’a relancée le 19 février, avec ces mots qui ont choqué : « Quand on se plaint, c’est juste après les faits! Une femme de bonnes mœurs n’attendrait pas un an pour porter plainte ! » L’élue de l’AKP entendait démontrer la position des autorités sur les fouilles intégrales : elles n’existeraient pas, donc les plaintes seraient mensongères. Ces fouilles à nu ne sont pas interdites, mais elles sont en principe strictement encadrées. Des députés de l’opposition dénoncent pourtant ce qu’ils qualifient de « banalisation » de cette pratique dans les commissariats et les prisons. Sur les réseaux sociaux, des dizaines de victimes – principalement des femmes – partagent leur expérience. Parmi elles, l’avocate Betül Alpay, qui raconte son arrivée à la prison de Mugla le 2 novembre 2017 : « Deux gardiennes m’ont dit de me déshabiller. J’ai tout enlevé, sauf mes sous-vêtements. Mais elles m’ont ordonné d’enlever aussi ma culotte. C’est la pire phrase que j’ai entendue, j’en ai pleuré. Puis j’ai dû faire ce qu’elles ont dit : m’agenouiller et me redresser trois fois. » Malgré les dénégations officielles, la Cour constitutionnelle turque a donné raison en décembre à une femme qui affirmait avoir été fouillée à nu dans un commissariat d’Istanbul. Elle avait porté plainte mais le parquet avait refusé d’ouvrir un procès. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

AV : L 'Agence internationale de l'énergie atomique se dit « vivement préoccupée » par la possible présence de matière nucléaire sur un site iranien non déclaré. Une suspicion qui s'inscrit dans un contexte tendu, alors que l'Iran a commencé à limiter les inspections de l'agence onusienne. L'échéance fixée par Téhéran pour la levée des sanctions américaines est en effet arrivée à expiration ce mardi. De leur côté, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont dénoncé, dans un communiqué commun, comme dangereuse la décision iranienne de restreindre les inspections et appelé l'Iran à revenir en arrière.
  
Aux Etats-Unis, l'épouse du baron de la drogue mexicain « El Chapo » a été arrêtée à l'aéroport international de Washington. Elle est suspectée d'être impliquée dans un réseau de stupéfiants. Achim Lippold.
 
[Transcription manquante] 
 
AV : Et puis en Equateur, on a appris ce soir qu’il y avait eu au moins 50 morts lors de mutineries dans trois prisons distinctes, selon la police.
 
AV : En France ce coup de tonnerre dans le milieu du cinéma. L'acteur Gérard Depardieu a été mis en examen pour « viols », et « agressions sexuelles » qu'il aurait commis à l'été 2018 sur une jeune comédienne. Celui-ci conteste ces accusations. L'affaire avait dans un premier temps été classée sans suite après neuf mois d'enquête préliminaire. L'avocat de l'acteur a lui « déploré que cette information soit rendue publique. »

 

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