#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 21/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau plan pour le Brexit. La Première ministre Theresa May propose notamment de soumettre aux députés l’idée d’un second référendum. Mais les premiers échos politiques sont plutôt négatifs.

SB : Les mots de Mike Pompeo. Le secrétaire d’État américain estime qu’il est « probable que l’Iran soit derrière les actes de sabotages » qui ont eu lieu en début de semaine dernière, et qui ont touché des bateaux au large des Émirats arabes unis.

RA : Et puis Cristina Kirchner sur le banc des accusés. L’ancienne Présidente argentine est accusée de détournement de fonds dans l’attribution de marchés publics. Son procès s’est ouvert cet après-midi.

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SB : Encore un rebondissement dans le dossier du Brexit.

RA : L’accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été rejeté deux fois par les députés britanniques. Theresa May la Première ministre tente donc un troisième accord. Lors d’un discours aujourd’hui à Westminster elle a dit qu’elle était prête à faire des compromis, c’est-à-dire accepter certains points qu’elle refusait jusque-là. C’est le cas de la possibilité d’organiser un second référendum. Les députés devront dire s’ils sont pour ou contre cette idée. C’est la proposition principale, il y en a une autre, quelle est-elle et surtout quelles sont les premières réactions politiques ? Correspondance à Londres de Muriel Delcroix.

Theresa May affirme avoir fait deux concessions majeures dans ce qu’elle qualifie de « nouvel accord de Brexit » : d’abord le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière « temporaire » avec l’Union européenne et surtout la possibilité pour les députés de voter sur un second référendum, mais si et seulement s’ils approuvent le projet de loi. Le problème c’est que ces compromis apparaissent insuffisants et arrivent surtout trop tard. Avant même qu’elle termine son discours, de nombreuses réactions extrêmement négatives pleuvaient d’ailleurs déjà sur les réseaux sociaux. À la fois de la part de députés conservateurs qui maintenant que Theresa May propose un référendum de confirmation disent ne plus pouvoir soutenir un accord qui trahirait la promesse faite après 2016 de mener à bien le Brexit. Pour les conservateurs brexiters durs, cette offre est même pire qu’avant et ils promettent de voter à nouveau contre. Même chose pour le Labour dont le dirigeant Jeremy Corbyn a estimé que cette proposition n’était que « du réchauffé ». Enfin les libéraux-démocrates, fervents partisans d’un second référendum ont fustigé une annonce qui porte à confusion puisque ce sont les députés qui voteraient sur ce référendum alors qu’il n’existe pas de majorité au parlement à ce sujet. Et les lib-dems appellent plutôt les électeurs à voter jeudi lors des élections européennes pour les partis pro-européens. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

RA : Et le projet de loi sera présenté aux députés britanniques au début du mois de juin.

SB : En Ukraine il y aura des élections législatives anticipées le 21 juillet.

RA : Des élections anticipées ce sont des élections qui auront lieu avant la date prévue. Et c’est le chef de l’État qui peut prendre ce type de décision. Aujourd’hui donc Volodymyr Zelensky le nouveau Président ukrainien a publié un décret qui annonce l’organisation de législatives le 21 juillet prochain. Voilà ce qui est écrit dans ce décret : l’objectif est de « mettre un terme au pouvoir d’un Parlement » hostile au nouveau chef de l’État.

SB : Le bras de fer se poursuit entre les États-Unis et l’Iran.

RA : Ces derniers jours la tension a été très forte. Aujourd’hui le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a évoqué les actes de sabotages qui ont eu lieu en début de semaine dernière dans le Golfe. Et il a parlé de la responsabilité de l’Iran, c’est une première de la part d’un membre de l’administration Trump. Le détail avec Vincent Souriau.

Il reste prudent Mike Pompeo, « nous ne sommes pas parvenus à une conclusion définitive, dit-il, mais à la lumière de tous les conflits régionaux de la dernière décennie et de la forme de ces attaques, il semble assez probable que l’Iran soit derrière ces actes de sabotage. » Voilà ses mots exacts après ces incidents survenus dans le Golfe persique. Ils ont eu lieu au large des Émirats arabes unis, 4 navires, dont deux tankers saoudiens, victimes de malveillances délibérées. Ces actes n’ont pas été revendiqués et, jusqu’ici, personne ne s’était risqué à désigner un coupable. Mike Pompeo vient de franchir le pas. On attend désormais que les États-Unis justifient ces allégations avec des éléments tangibles. Le chef de la diplomatie américaine, le patron de l’état-major et le ministre américain de la Défense sont attendus à Washington aujourd’hui, pour une audition à huis clos devant le Congrès où ils présenteront aux parlementaires les premières conclusions des agences de renseignement.

SB : En Argentine le premier procès Cristina Kirchner s’est ouvert aujourd’hui.

RA : On parle de premier procès, car l’ancienne Présidente est poursuivie dans une dizaine d’affaires de corruption et elle devrait à l’avenir être confrontée à la justice à plusieurs reprises. Depuis ce mardi il est question de soupçons de détournement de plusieurs millions de dollars dans l’attribution de marchés publics en Patagonie. Retour sur l’ouverture de l’audience avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet.

Vêtue d’un tailleur bleu marine, l’ancienne présidente a quitté son domicile, dans le quartier chic de Recoleta, en fin de matinée. Après avoir salué les militants qui l’attendaient dans le froid au pied de l’immeuble, elle s’est engouffrée en compagnie d’un de ses avocats dans une berline aux vitres teintées. Encadré par deux voitures banalisées de la police, le véhicule a ensuite pris la direction des tribunaux, où Cristina Kirchner a fait son arrivée une demi-heure avant le début du procès comme prévu. Un autre groupe de militants, pour une fois silencieux, ainsi que de nombreux anciens collaborateurs l’y attendaient. On l’a vue souriante, et même détendue. Dans la salle d’audience la plus vaste du Palais de justice, archicomble, elle a pris place au dernier rang des bancs réservés aux accusés, toujours en compagnie de son avocat. Pendant qu’elle parlait avec ce dernier en attendant l’ouverture du procès, elle a souvent porté une main à ses cheveux en un signe apparent de nervosité. Derrière elle, dans le public, sa garde rapprochée. Devant, les quatre juges. La lecture de l’acte d’accusation a commencé avec seulement quelques minutes de retard. Jean-Louis Buchet, Buenos Aires, RFI.

RA : Et le procès devrait durer un an, au rythme d’une audience par semaine.

SB : Et puis c’est une fraude qui pourrait s’élever à 40 millions d’euros.

RA : Elle concerne des Suisses qui travaillent en Suisse, mais qui habitent en France. Ils sont nombreux à ne pas déclarer cette situation au fisc. On les appelle les faux résidents secondaires, et c’est un sujet de tension. Des élus ont décidé de les sensibiliser. Reportage à la douane de Saint-Julien-en-Genevois, près de Genève, Jérémie Lanche.

7h30 du matin. L’heure de pointe à la douane de Saint-Julien. L’échange entre le maire de la ville Antoine Vieilliard et cette automobiliste suisse est cordial, mais plutôt tendu. On sent que le sujet des faux-résidents secondaires est un peu sensible. En fait beaucoup de Suisses habitent le genevois français. Souvent pour des questions de budget. La vie reste très chère dans la région, mais toujours moins qu’à Genève. Le souci, c’est que les travailleurs frontaliers sont imposés sur leur revenu à la source. La Suisse reverse ensuite une partie de cet argent aux communes françaises. Un Suisse qui habite en France, mais qui ne l’a pas déclaré prive donc sa commune d’une part importante de son budget. La campagne de sensibilisation lancée ces dernières années porte quand même ses fruits. En 5 ans, le nombre de Suisses qui se sont enregistrés à Saint-Julien a doublé. Ils seraient encore 400 dans l’illégalité. Soit 400 000 euros en moins dans les caisses de la ville selon le calcul de son maire. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

SB : En football, la sélection française pour les trois prochains matchs a été annoncée ce mardi par Didier Deschamps.

RA : Voilà ce qu’il faut retenir : Steve Mandanda n’a pas été retenu. Le sélectionneur fait appel pour la première fois à trois jeunes : les défenseurs Clément Lenglet, Léo Dubois et le gardien Mike Maignan. Ils sont donc convoqués pour les trois prochaines rencontres des Bleus : d’abord un match amical contre la Bolivie le 2 juin, puis des déplacements en Turquie le 8 juin et en Andorre le 11 juin, comptant pour les qualifications pour l’Euro 2020.

SB : Enfin du très beau monde à Cannes ce soir.

RA : C’est la 7e journée du Festival de cinéma. Et ce soir les acteurs américains Brad Pitt et Leonardo Di Caprio ont défilé sur le célèbre tapis rouge qui mène au Palais des festivals où sont projetés les films. Les deux hommes sont à l’affiche du dernier film de Quentin Tarrantino dont le titre est « Once upon a time », que l’on peut traduire par « ll était une fois ».

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