#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 21/01/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Loic Bussières : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.
 
Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loic, bonsoir à toutes et à tous. 
 
LB: À la une : les États-Unis de retour dans le giron de l'Organisation Mondiale de la Santé. C'était une promesse de Joe Biden et c'est un soulagement pour l'organisation, d'un point de vue financier. Les explications dans un instant.
 
ZK:
Nous reviendrons également sur le dossier Alexei Navalny, l'opposant russe a été arrêté à son retour à Moscou, dimanche dernier. Bruxelles réclame sa libération immédiate. Vous l'entendrez.
 
LB: Et puis en France, une charte pour l'islam qui peine à convaincre les intéressés. Elle peine en tous cas à convaincre les fédérations du CFCM, le conseil français du culte musulmans.

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ZK: C'est l'une des conséquences du changement de locataire à la Maison Blanche. Les États-Unis vont à nouveau rejoindre l’OMS.
 
LB: L'annonce a été faite ce matin par le Dr. Anthony Fauci, le principal conseiller sur le Covid-19 du nouveau président américain Joe Biden. Il occupait déjà ce poste sous le mandat de Donald Trump. Donald Trump qui avait retiré son pays de l'Organisation Mondiale de la Santé, ce qui n'avait pas été sans conséquence sur l'agence onusienne puisque Washington participe à hauteur de 15 % du budget de l’OMS chaque année, soit 400 millions de dollars. Écoutez la réaction du Dr. Matshidiso Moeti, elle est la directrice Afrique de l’OMS.

« C’est une nouvelle importante. D’abord, les États-Unis sont le plus gros donateur de l’OMS, et l’impact sur le financement de l’organisation et de notre travail avait été significatif lorsque leur retrait avait été annoncé. Et deuxièmement, c’est important car cet état membre, qui a de grandes capacités en terme de santé et plusieurs institutions travaillaient de manière multilatérale avec l’OMS et d’autres. Donc, pour l’Afrique, c’est majeur car les États-Unis sont un des plus grands partenaires de programme de développement dans le secteur de la santé sur le continent, et si nous travaillons avec eux cela va encore faciliter ces aides bilatérales. Ils rejoignent aussi l’initiative Covax, ce partenariat pour aider les pays pauvres à accéder au vaccin. Cela montre qu’un pays riche peut adhérer à un principe d’équité et de solidarité et contribuer, y compris financièrement, à aider d’autres pays à avoir accès à ces outils. »

ZK: Toujours concernant le Covid-19, un autre organisme, la Banque mondiale, va distribuer des vaccins, au Liban, d’ici le début du mois de février.
 
LB: C’est la première opération financée par la Banque Mondiale, pour aider un pays à la vaccination. En plus de la violente crise économique que traverse le pays, Le Liban affronte une hausse sans précédent du nombre de contaminations et d’infections. Patricia Lecompte.

La Banque Mondiale débloque 34 millions de dollars pour fournir des vaccins contre le Covid-19, à plus de 2 millions de libanais, alors que le pays fait face à une hausse sans précédent du nombre de cas d’infections. Depuis le début de l’année, le Liban enregistre chaque jour 5 500 nouveaux cas. Actuellement le taux de positivité est de 17%, alors que l’Organisation mondiale de la Santé indique un taux maximum de 5%. Malgré le prolongement d’un confinement strict, le pays ne parvient pas à faire baisser le nombre de contaminations et de décès. La crise sanitaire s’ajoute à la crise économique, débutée à l’automne 2019. Depuis des décennies, c’est la pire récession qu’affronte le Liban. En 2020 le PIB a chuté de 19.5 %, le taux d’inflation dépasse 133% et 45% de la population vit sous le seuil d’extrême pauvreté. Dans un tel contexte, la Banque mondiale a approuvé, le 12 janvier, une aide d’urgence de 246 millions de dollars sous forme de transferts d’argent afin d’aider directement les Libanais les plus pauvres. L’aide annoncée ce jeudi pour l’achat de vaccins fait partie d’un projet sanitaire, plus global, de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement d’un montant de 95 millions 800 mille dollars.

ZK: La lutte contre la pandémie qui est aussi à l'agenda d'un sommet européen ce soir.
 
LB: Un rendez-vous par visioconférence entre les 27 dirigeants de l'Union européenne, il s'agit de tenter de s'accorder sur des mesures coordonnées, des mesures communes, notamment une possible restriction des déplacements d'un pays à l'autre.
 
Par ailleurs en France, Emmanuel Macron s'est adressé aux étudiants aujourd'hui à l'occasion d'un déplacement à l'université Paris-Saclay. Le Chef de l'État promet qu'ils pourront retourner un jour par semaine dans les universités ainsi qu'un accès à deux repas par jour à un euro. « Le retour à la normalité ne se fera pas avant le premier semestre de l'année prochaine », a-t-il toutefois rappelé, soulignant que « les prochaines semaines vont être assez dures. »
 
Ce soir, on dénombre près de 23 000 nouvelles contaminations au Covid-19 et plus de 300 morts en 24h. Le nombre des patients hospitalisés, y compris en réanimation est également à la hausse.

ZK: On évoquait à l'instant cette réunion entre les dirigeants des 27 pays européens, un peu plus tôt, ce sont les Eurodéputés qui se sont penchés sur le cas Alexei Nalvalny.
 
LB: Ils ont adopté une résolution qui condamne l'arrestation de l'opposant russe, dimanche juste après son arrivée à l'aéroport de Moscou en provenance d'Allemagne. Les élus demandent sa libération immédiate ainsi que celle des 70 personnes qui l'attendaient à l’aéroport et qui ont également été arrêtées. RFI Bruxelles, Joana Hostein.
 
Pour les eurodéputés, l'arrestation d'Alexei Navalny est un moyen de le réduire au silence, voire de l’éliminer, à l'approche des élections en Russie cet automne. Les parlementaires demandent d'élargir le régime de sanctions qui frappent la Russie. Raphael Glucksmann, eurodéputé français, membre de la délégation socialiste. […] De nombreux députés veulent aller plus loin et demandent de mettre un terme au projet de gazoduc Nord Stream 2 qui doit intensifier le transit de gaz entre l’Allemagne et la Russie. Réponse de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne : « C’est un projet menée par des compagnies privées. La Commission européenne considère qu’il ne permettra pas de diversifier les sources d’approvisionnement énergétiques de l’Union européenne. Mais nous ne pouvons pas empêcher ces entreprises de le construire, si le gouvernement allemand le soutient. » Le nouveau régime de sanctions sera examiné lundi, lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères, promet le chef de la diplomatie.
 
ZK: En bref, l'Irak, frappé ce matin par un double attentat suicide. 
 
LB: Deux kamikazes ont actionné leurs explosifs sur un marché très fréquenté du centre de la capitale, Bagdad. Bilan: au moins 32 morts et plus d'une centaine de blessés. C'est l'attaque la plus meurtrière à Bagdad depuis 3 ans.
 
ZK: Retour en France et l'on reparle de cette charte de l'Islam de France, un texte salué par l'Élysée, lundi.
 
LB: Un texte qui précise que ses signataires s'engagent à respecter les valeurs de la République, est que celles-ci sont placées au-dessus des valeurs de la religion ? 5 des fédérations composant les CFCM, le conseil français du culte musulman, l'ont signé lundi. Les 3 autres, après avoir donné un accord de principe, ont finalement annoncé hier qu’elles ne signeraient pas le document en l'état. À l'arrivée, Marie Casadebaig.

Dans un communiqué commun, deux organisations, représentant des musulmans d'origine turque et une 3e, proche d'un courant rigoriste, regrettent que cette charte ait été signée par certaines fédérations du CFCM, avant d'être sure que l'ensemble des composantes y adhère, mais surtout avant qu'elles n'aient eu le temps de consulter leur base. C'est-à-dire les imams des mosquées qu'elles gèrent à travers la France. D'autant que cette charte les concerne en premier lieu. Elle entérine le projet de création d'un Conseil national des imams, qui doit permettre de labelliser les imams exerçant en France. Un reproche qui ne vient d'ailleurs pas que de ces 3 fédérations frondeuses. Le délégué général du CFCM, Abdalla Zekri, estime que toute cette affaire a été gérée à l'envers. Que les consultations auraient dû commencer dans les régions et que les imams auraient dû participer aux discussions. Mais le président de la République a son propre agenda et il fallait s'y plier, conclue-t-il. Dans son communiqué, les 3 associations estiment aussi que certaines déclarations présentait un caractère accusatoire et marginalisant, envers les musulmans. Abdalla Zekri constate que dans sa région, une grande majorité d'imams refusent de reconnaître cette charte, la considérant insultante. Ils rappellent qu'un tel document n'a jamais été soumis à des rabbins ou des prêtres.

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