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Journal en français facile 20/12/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 19 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane et bonsoir à toutes et à tous.

AM : Dans ce journal, nous parlerons de la Syrie et du quatorzième veto russe exercé depuis le début de la guerre dans le pays. Moscou et Pékin ont empêché l'adoption d'un projet de résolution, qui devait autoriser l'envoi d'aide humanitaire en Syrie pour une année encore.

Nous parlerons aussi des États-Unis et de ces échanges un peu vifs entre le président américain Donald Trump et un journal évangélique du pays. Dans l'un des derniers numéraux de ce titre, le président américain est décrit comme immoral et dangereux.

Puis, nouvelle victoire pour Boris Johnson au Royaume-Uni. Le Parlement a voté aujourd'hui le texte d'accord de sortie de l'Union européenne. Cette fois, rien ne semble faire obstacle à une séparation entre Londres et Bruxelles, le 31 janvier 2020.

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SB : On commence tout de suite le journal avec cette décision prise aujourd'hui à l'ONU à New York.

AM : La Russie et la Chine ont posé leur veto, c'est à dire se sont opposés, à ce que l'aide transfrontalière accordée à la Syrie par les Nations unies soit prolongée d'un an. Nicolas Falez, bonsoir.

Nicolas Falez : Bonsoir.

AM : Alors, cette aide humanitaire bénéficie pourtant à 4 millions de Syriens.

C'est le 14e veto de la Russie pour bloquer une résolution de l'ONU sur la Syrie, 14e veto depuis que le conflit a commencé dans ce pays en 2011. Veto russe et chinois ce vendredi à New York pour dire non à la prolongation de l'aide humanitaire transfrontalière, c'est à dire venant de pays voisins, de Turquie ou d'Irak, à destination de la population syrienne. La Russie, qui soutient Bachar el-Assad, estime que l’État syrien peut désormais assurer lui-même la distribution d'aide humanitaire sur la majeure partie de son territoire, puisqu'il en reprend progressivement le contrôle. Le système actuel reste en vigueur jusqu’au 10 janvier prochain, ce qui permettra peut-être au Conseil de sécurité de l'ONU de se mettre d'accord avant cette date. Mais cela s’annonce difficile puisque la Russie a présenté son propre texte qui n'a pas réuni suffisamment de votes parmi les 15 membres du Conseil de sécurité.

AM : Nicolas Falez en direct avec nous sur RFI. Sachez également que plus de 80 personnes ont été tuées depuis hier en Syrie, dans le nord-ouest du pays, lors d'affrontements qui opposent les forces armées syriennes et des groupes armés. L’ONU nous apprend, ce vendredi, que des dizaines de milliers de civils ont fui les

SB : Aux États-Unis, Christianity Today est l'un des principaux magazines évangéliques. Et un texte, publié dans ses dernières pages, a fait particulièrement réagir Donald Trump.

AM : Le président américain n'a pas apprécié, n'a pas aimé, ce qu'il a lu dans ce journal. Dedans, il est qualifié « d'immoral », immoral cela signifie contraire à la norme. Le magazine parle aussi de « danger » avec la présidence de Donald Trump. Une attaque envers le dirigeant qui a son importance, sachant que 81 % des évangéliques ont voté pour lui en 2016. Le président américain qui vient d'être mis en accusation par la Chambre des représentants pour abus de pouvoir et obstruction au congrès. Il a écrit sa réponse ce matin. Anne Corpet.

« Un magazine d’extrême gauche, très progressiste » : voici comment Donald Trump qualifie sur Twitter la publication fondée par le pasteur Billy Graham en 1956. Et le président ajoute « Christianity Magazine préférerait avoir un président de la gauche radicale qui veut se débarrasser de vos armes et de la religion. Personne n’a fait plus que moi pour la communauté évangélique. » Le ton de ces tweets révèle l’inquiétude du président après la publication d’un éditorial sévère, qui appelle à sa destitution. Dans cet article, le rédacteur en chef interpelle un lectorat largement acquis à Donald Trump : « Rappelez-vous qui vous êtes et qui vous servez », écrit-il, avant d’interroger : « si vous ne changez pas d’avis maintenant, qui prendra au sérieux ce que nous disons sur la justice et la droiture au cours des décennies à venir ? » Le fils de Billy Graham, un proche de Donald Trump, a estimé que son père défunt aurait été embarrassé par le ton de cet article. Et pense qu’il n’aura aucun impact sur l’opinion des évangéliques au sujet du président. Mais cet éditorial pourrait fragmenter un électorat déjà gêné aux entournures par la politique de la Maison Blanche en matière d’immigration. Anne Corpet, Washington, RFI.

AM : Le président américain qui a aussi déclaré ce vendredi avoir eu, je le cite, « une très bonne discussion » avec le président chinois Xi Jinping. Une déclaration qui survient une semaine après l'annonce d'un accord de principe, c'est-à-dire qu'il n'a pas encore été signé, entre les États-Unis et la Chine concernant la guerre commerciale qui les oppose depuis mars 2018.

AM : Emmanuel Macron est arrivé ce soir en Côte d'Ivoire. Le président français doit y rester jusqu'à dimanche. Ce soir, il va fêter Noël au camp militaire de Port-Bouët, non loin d'Abidjan. Il va passer la soirée avec les soldats français déployés sur place.

SB : Un nouveau pas important a été franchi aujourd'hui au Royaume-Uni, en ce qui concerne le Brexit.

AM : La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue d'ici au 31 janvier prochain. Et depuis la victoire du parti conservateur aux élections législatives de la semaine dernière, tout semble se mettre en place pour que cette sortie de l'UE, de l'Union européenne, se passe à la date prévue. Aujourd'hui, la Chambre des communes a approuvé le texte d'accord de sortie de l'Union européenne. Ce texte qui inscrit le Brexit dans le droit britannique. Alors, il reste encore un peu de chemin avant la sortie définitive, mais tout semble rouler comme sur des rails, Muriel Delcroix, cela signifie que plus aucun obstacle ne semble se dresser face au Premier ministre britannique.

Boris Johnson est en train de réaliser au pas de charge ce que sa prédécesseure Theresa May n’avait pas pu faire : mettre sur les rails et lancer la machine législative pour sortir du giron européen, après 47 ans d’une vie commune mouvementée. Ce divorce va se faire en deux temps : d’abord l’application, le 31 janvier, de l’accord de retrait négocié, qui ouvrira alors une période de transition jusqu’à la fin 2020. Si d’ici là aucun accord commercial n’est trouvé, le pays sortira quand même. Le Premier ministre l’a inscrit dans la loi, histoire de maintenir la pression sur les négociateurs, au risque, vu la brièveté des délais, d’un départ sans filet et donc brutal pour l’économie britannique. L'Union européenne a d’ailleurs prévenu qu'elle ferait le « maximum » pour conclure un accord, tout en prévenant qu'un « no deal » aurait « plus d'impact sur le Royaume-Uni » que sur les Européens. Boris Johnson a le temps de changer d’avis, mais cette ferme détermination est un signal adressé à des électeurs lassés de la paralysie ambiante. Au passage, la loi de retrait votée est débarrassée des protections pour les droits des travailleurs pourtant obtenus par les partis d’opposition sous Theresa May. Bref, le Brexit est enclenché, il est sans retour, et Boris Johnson promet, comme en 2016, un avenir économique radieux au Royaume-Uni à bonne distance de ses voisins du continent. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

SB : Un chiffre à la Une ce vendredi. 11 milliards et demi d'euros, c'est le coût prévu des Jeux olympiques de Tokyo.

AM : Les JO d'été qui doivent donc avoir lieu au Japon l'été prochain, du 24 juillet au 9 août 2020. Une note salée, c'est à dire très élevée, qui n'inclut pas les coûts de dernière minute. Cela suscite, créé de l'inquiétude, car parfois l'addition finale, donc ce qu'on paie à la fin, peut beaucoup augmenter. Explications Ariane Gaffuri.

Il faut rajouter à ces 11 milliards et demi d'euros, les 250 millions estimés pour déplacer le marathon et les épreuves de marche vers le nord du pays, à Sapporo, à cause des fortes chaleurs. Pour l'heure, les JO de Tokyo 2020 sont financés à près de la moitié par le Comité d'organisation de Tokyo. L'autre moitié environ par la ville elle-même et un peu plus d'un milliard restant par le gouvernement central. Le pays a prévu également une réserve de plusieurs milliards pour faire face à d'éventuelles catastrophes naturelles. Si cette réserve ne suffisait pas, le Comité olympique compte sur les recettes liées aux parrainages et aux ventes de billets qui dépassent déjà les prévisions d'environ 2 milliards et demi d'euros. Mais le coût total de ses JO pour la nation suscite la polémique. Il est estimé à 9 milliards d'euros par la Commission de vérification des comptes du Japon. Entre les prévisions et coût réel, il peut y avoir des surprises : les JO d'été de Rio de 2016 ont coûté près de 15 milliards d'euros, soit 74 % plus chers que le montant estimé.

AM : Des explications d'Ariane Gaffuri sur RFI. C'est ainsi que se termine ce Journal en français facile. Merci de l'avoir suivi. 

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