#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 19/01/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.
 
Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.
 
Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. 
 
RA : À la une ce soir : J-1 avant l'investiture de Joe Biden à la Maison Blanche. Le futur président doit arriver à Washington dans la soirée. La cérémonie s'annonce hors norme, sans public, et dans la crainte de violences.
 
SB : La pandémie de coronavirus. Et les premières polémiques liées au vaccin. Un vaccin indien qui interroge. Toutes les explications à suivre.
 
RA : Le Covid-19 qui plane au-dessus de l'Open d'Australie. Le tournoi de tennis qui doit débuter dans plus de deux semaines mais les joueurs sont déjà sur place car ils doivent respecter une quarantaine. Et cela crée déjà quelques tensions.

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SB : Demain un nouveau président sera donc investi aux États-Unis.
 
RA : L'investiture marque le début du mandat. Elle aura donc lieu deux mois et demi après l'élection. Et cette investiture va se dérouler dans un climat très particulier. D'abord parce que le public ne pourra pas y assister en raison de la pandémie de coronavirus. Et ensuite parce que la tension sera forte. On connait la défiance entre Joe Biden et le président sortant, à tel point que le président sortant n'assistera pas à la cérémonie ce qui constituera un première depuis 150 ans. Et les évènements du 6 janvier quand des partisans radicaux de Donald Trump ont envahi le Capitale, font craindre des violences. Donc la sécurité est massivement déployée avec la présence de plus de 20 000 soldats. Joe Biden prêtera serment devant le Congrès avant de rejoindre la Maison Blanche. Joe Biden qui doit arriver dans la soirée sur place. Il s'est exprimé avant de quitter sa ville de Willmington dans le Delaware, je vous propose de l'écouter.

« Il y a douze ans j’attendais à la gare de Wilmington, qu’un homme noir me récupère sur son trajet vers Washington où nous avons prêté serment en tant que président et vice-président des États-Unis d’Amérique. Et voilà qu’aujourd’hui ma famille et moi sommes sur le point de repartir à Washington, pour retrouver une femme noire, aux origines sud asiatiques, pour prêter serment en tant que président et vice-présidente des États-Unis. Comme je l’ai dit à mon fils Beau en attendant Barack sur ce quai de gare, ne me dis pas que les choses ne peuvent pas changer, elles le peuvent, et elles changent. C’est cela l’Amérique, c’est cela le Delaware. Un lieu d’espoir, de lumière, aux possibilités illimitées. Et je suis honoré, réellement honoré d’être votre prochain président et commandant en chef. Et je serai toujours un fier fils de l’État du Delaware. »

RA : Joe Biden, qui sera donc investi demain président des États-Unis.
  
SB : Joe Biden qui a annoncé qu'il prendrait dès demain des décisions face à la pandémie de coronavirus
 
RA : Les États-Unis sont le plus le plus endeuillé par la pandémie c'est-à-dire le pays où l'on enregistre le plus grand nombre de morts. Joe Biden prévoit de prendre un décret juste après son investiture, afin de rendre obligatoire le port du masque dans les locaux appartenant à l'État fédéral, le rendre obligatoire également lors des déplacements entre les États américains.
 
Ailleurs dans le monde la pandémie continue de faire des ravages. Le Royaume-Uni l'un des pays les plus touchés par la maladie a enregistré aujourd'hui un nouveau record avec 1 610 morts supplémentaires en 24h. Au Royaume-Uni où selon une étude officielle une personne sur huit a eu le virus. D'où l'urgence des vaccins, aujourd'hui l'Union européenne a appelé les États membres à vacciner 70% des adultes d'ici la fin de l'été.
 
Mais déjà les premières polémiques liées au vaccin. En Inde, un vaccin conçu dans le pays par le géant Bharat Biotech inquiète. Les spécialistes affirment que les études cliniques ne sont pas terminées. Alors que l'Inde veut exporter ce vaccin, c'est-à-dire le vendre dans le monde. La correspondance de Côme Bastin.

L’Inde aura son vaccin, développé et produit sur son sol. Mais à quel prix ? Depuis samedi le Vaccin Covaxin du laboratoire Bharat Biotech est administré au personnel soignant et municipal Indien, aux côtés du vaccin Covishield d’AstraZeneca. Mais les données manquent sur l’efficacité et la sûreté de Covaxin, auquel une autorisation d’urgence a été accordée par les autorités indiennes. Anant Bhan est chercheur en éthique médicale. « Les données de la phase 3 des études cliniques ne sont toujours pas disponibles et ne le seront sans doute pas avant mars. Cela ne semble pas rationnel de distribuer ce vaccin à la hâte. En Inde, le nombre de cas quotidiens est à la baisse, le taux de mortalité est très faible. » Autre point de blocage selon le chercheur, les études en cours auraient lieu dans des conditions discutables. Notamment dans la région de Bhopal, où plusieurs ONG rapportent des tests effectués sans réel consentement sur des populations pauvres. « Des études menées de cette manière pourraient compromettre la fiabilité des données sur le vaccin. Il faudra que la lumière soit faite. Quand bien même les résultats ne seraient pas impactés, les tests doivent être fait selon les règles de l’éthique médicale. » Ce lundi, Bharat Biotech a publié une liste de personnes qui devraient éviter d’utiliser Covaxin, renforçant la défiance envers le vaccin. Le gouvernement s’apprête néanmoins à en expédier gratuitement 2,5 millions de doses vers la Mongolie, Oman, la Birmanie et les Philippines. Côme Bastin Bangalore RFI.

SB : La Turquie inflige des sanctions à plusieurs réseaux sociaux.
 
RA : Parmi eux le géant Twitter qui se voit interdit de faire de la publicité en Turquie. C'est ce que prévoit une loi. Et les autorités préviennent que d'autres sanctions suivront si les plateformes refusent de se soumettre à ces exigences. À Istanbul pour RFI Anne Andlauer.

La facture s’alourdit pour Twitter, Pinterest et Periscope. Après leur avoir infligé deux amendes pour un total de 40 millions de livres – soit presque 4 millions et demi d’euros au cours actuel – les autorités turques interdisent désormais les publicités, donc les revenus publicitaires, à ces trois compagnies. Le motif est toujours le même : ces géants des réseaux sociaux refusent de désigner un représentant légal en Turquie, comme les y contraint une loi adoptée fin juillet 2020. Les plateformes, qui sont déjà étroitement surveillées par le gouvernement, considèrent qu’une telle décision les soumettrait à la censure des autorités politiques. Le représentant désigné aurait entre autres l’obligation de se plier sous 48 heures aux demandes de retraits de contenu émises par la justice. Après avoir d’abord résisté aux injonctions des autorités, des concurrents tels que Facebook, TikTok et YouTube avaient fini par obtempérer ces dernières semaines. S’ils persistent dans leur refus, Twitter, Pinterest et Periscope subiront une réduction de leur bande passante de l’ordre de 50 % en avril et de 90 % en mai. Ils deviendraient alors inaccessibles en Turquie. Anne Andlauer, Istanbul, RFI. 

SB : La Chine accusée de génocide par les États-Unis.
 
RA : Sans doute l'une des dernières prises de parole du secrétaire d'État américain sortant Mike Pompeo. A la veille de l'investiture de Joe Biden il a évoqué la situation des musulmans ouïghours dans la région du Xinjiang. Dans un communiqué il écrit ceci : « Je pense que ce génocide est encore en cours et que nous assistons à une tentative systématique de détruire les Ouïghours de la part du parti-État chinois ». Il évoque également des crimes contre l'humanité. Selon des experts étrangers, plus d'un million d'Ouïghours sont en détention dans des camps de rééducation politique en Chine.
 
SB : Et puis du tennis et le Covid qui plane au-dessus de l'Open d'Australie.
 
RA : La compétition ne doit débuter que le 8 février mais les joueurs qui y participeront sont déjà en Australie, car ils doivent respecter une quarantaine de deux semaines. Ils sont confinés dans leur chambre d'hôtel avec seulement le droit de sortir quelques heures pour pouvoir s'entraîner. C'est une situation qui provoque déjà des tensions. Frédéric Suteau.

Quand Novak Djokovic le numéro un mondial demande au nom des joueurs, une amélioration des conditions offertes lors de cette quarantaine, qualité des repas, dérogations pour sortir etc, Daniel Andrew premier ministre du Victoria le renvoie dans les cordes « aucun traitement de faveur ne sera accordé ». Nick Kyrgios, la star australienne a ajouté son grain de sel sur Twitter « Djokovic est un crétin », le Serbe il est vrai n'est pas à plaindre. Il bénéficie d'une quarantaine aménagée à Adelaïde avec quelques ténors du circuit quand tous les autres sont à Melbourne à 1000km de là. Novak Djokovic parlait justement en leur nom car certains trouvent déjà le temps très longs surtout ceux et celles qui n'ont plus le droit de sortir s'entraîner, les 72 considérés comme cas contact pour avoir voyagé dans un avion ou un cas positif a été avéré. Faire les 100 pas dans sa chambre d'hôtel « c'est comme être en prison » dixit l'espagnol Roberto Bautista Agut 13e joueur mondial. « C'est absurde » a lancé la française Alizé Cornet avant d'effacer son message. Certains heureusement dédramatisent, Pablo Cuevas l'argentin  surfe sur son lit d'hôtel à roulette quand Victoria Azarenka la biélorusse 2 fois vainqueur à Melbourne écrit « J’aimerais vous demander d’être sensibles aux gens qui ont perdu leur emploi et des proches pendant cette crise, de respecter les gens qui travaillent sans relâche pour nous faciliter la vie ».

RA : Et les autorités australiennes annoncent ce mardi deux premiers cas de Covid-19 parmi les joueurs de l'Open d'Australie. Le tournoi qui doit se dérouler du 8 au 21 février.

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