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Journal en français facile 14/09/2021 20h00 GMT

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RFI
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Clémentine Pawlotsky : Bonsoir à tous. Bienvenue dans votre Journal en français facile.
Dans l’actualité, une commission de l'ONU réclame la libération des enfants de combattants de l'État islamique en Syrie. Ils seraient 40 000 à être enfermés dans des camps contrôlés par les forces kurdes.
En France, Emmanuel Macron annonce de nouvelles réformes, dans le domaine de la sécurité. Le président va débloquer un 500 millions d'euros supplémentaires en 2022. Il souhaite aussi que les policiers et gendarmes soient sanctionnés, lorsqu'ils commettent des fautes.
Ce journal nous emmènera aussi en Norvège. Le pays aura bientôt un nouveau Premier ministre. La gauche a remporté les législatives. c'est donc une page qui se tourne.
Et puis, le célèbre photographe franco-brésilien Sebastiao Salgado récompensé pour son travail. Il fait partie des lauréats du prestigieux prix japonais Preamium Imperial.

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CP : Il ne sort que très rarement de Syrie. Le président du pays, Bachar el-Assad, était hier en Russie. Il a été reçu par son homologue Vladimir Poutine, à Moscou. Le président russe l'a, une nouvelle fois, assuré de son soutien dans la guerre qui détruit la Syrie depuis 10 ans. Sur le terrain, la situation n'a pas vraiment évolué. Les différentes parties en conflit continuent de commettre des crimes de guerre et crime contre l'humanité et les familles de combattants du groupe terroriste État islamique croupissent dans les camps du nord-est de la Syrie comme celui d'Al-hol. Elles « croupissent », cela veut dire qu'elles restent sur place sans pouvoir en sortir et dans des conditions très difficiles, très pénibles. Parmi ces familles, on retrouve de nombreux enfants. Une commission de l'ONU demande d'ailleurs leur libération. Explications de Jeremie Lanche.

Personne ne sait vraiment combien d'enfants survivent dans les camps contrôlés par les forces kurdes. L'ONU estime leur nombre à 40 000. Dont une moitié d'Irakiens. 7 800 autres enfants viendraient d'une soixantaine de pays différents. Aucun ou presque ne souhaite les rapatrier. Ou alors au compte-goutte. Une attitude contraire à la convention relative aux droits de l'enfant rappelle le président de la commission d'enquête sur la Syrie, Paulo Pinheiro. Ratifié par quasiment tous les États de la planète : « On ne peut pas punir des enfants pour les crimes de leurs parents. Ces enfants doivent être protégés – c'est même gênant de devoir le rappeler. Les 60 États dont ces enfants ont la nationalité savent très bien quelles sont leurs obligations. »L'argument traditionnellement opposé par les États est d'ordre sécuritaire. Mais pour l'ONU, il ne tient pas. Ou en tout cas il ne tient plus. Hanny Megally, membre de la commission d'enquête : « Ce que nous disent les gouvernements, c'est « on préfère laisser les enfants dans les camps pour ne pas les séparer de leur mères qu'on ne veut pas rapatrier». Mais cette situation dure depuis 2 ans et demi. Et je crois que la plupart des pays ont les moyens de traduire en justice les mères de ces enfants ». Autre motif d'inquiétude pour la commission, dans son dernier rapport. C'est le retour de la tactique de siège par les forces pro-gouvernementales. Notamment à Deraa. La ville berceau de la révolution était assiégée depuis le début de l'été. Elle a été reprise quasi-intégralement par le régime il y a quelques jours. 

CP : Et par ailleurs, la Cour européenne des droits de l'homme demande à la Russie de suspendre l'expulsion de 8 syriens vers leur pays d'origine. La juridiction estime qu'une telle décision serait une atteinte à leurs droits. Les 8 syriens sont entrés en Russie, entre 2011 et 2014. Ils n'ont pas quitté le pays, après la date d'expiration de leur visa. Aucun d'eux n'a obtenu le statut de réfugié.

CP : En France, le président Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces sur la sécurité. Le chef de l'Etat s'est exprimé, ce midi, lors de la clôture d'une réunion appelée « beauveau de la sécurité ». Il a détaillé les réformes qu'il souhaite faire aboutir, c'est-à-dire les réformes qu'il souhaite mettre en place et mener à leur terme. Emmanuel Macron a annoncé un budget supplémentaire de 500 millions d'euros en 2022. Il a aussi demandé à l'IGPN et l'IGGN, les deux organes chargés d'inspecter la police et la gendarmerie de faire preuve de plus de transparence. « Quand il y a des fautes, elles doivent être sanctionnées » a déclaré le dirigeant. On l’écoute.

[Transcription manquante]

CP : Le président français Emmanuel Macron, propos recueillis par Marine de la Moissonnière.
La gauche est de retour au pouvoir en Norvège. Le parti travailliste de Jonas Gahr Støre a remporté hier les législatives. C'est un tournant dans la vie politique du pays, car la droite était au pouvoir depuis 8 ans. Le millionnaire Gahr Støre sera très probablement le prochain Premier ministre. Son portrait est signé Béatrice Leveillé.

À la tête du parti travailliste Jonas Gahr Støre a fait campagne contre les inégalités sociales dans un des pays pourtant parmi les plus égalitaires e Europe. Multimillionnaire, diplômé de Sciences Po Paris, celui qui sera sans doute le prochain Premier ministre est pourtant beaucoup plus riche que la majorité des norvégiens qui ont voté pour lui. Brillant étudiant, il ne s’est pas contenté de la fortune dont il a hérité, à 61 ans, il a une longue carrière politique derrière lui. Il a été ministre des affaires étrangères puis de la santé. Le Premier ministre Jens Stoltenberg qui disait de lui Jonas est une personne extraordinaire « il sait beaucoup de choses, il a une énorme capacité de travail et le don de rendre les gens heureux ». Quand il était à la tête de la diplomatie norvégienne Jonas Gahr Støre a dénoué un long différent avec la Russie sur les frontières maritimes qui a permis à la Norvège d’étendre sa prospection pétrolière. En passe décrocher une majorité absolue à la chambre avec le parti du Centre et la Gauche socialiste, il pourrait diriger le gouvernement en se passant d’une alliance avec les écologistes qui eux veulent mettre un terme à la prospection pétrolière.

CP : dans l'actualité également, les États-Unis. La Californie décide de l’avenir de son gouverneur démocrate Gavin Newsom. Un référendum est organisé après une pétition pour demander son départ. Les habitants sont donc invités à voter pour ou contre son maintien au pouvoir. Le président Joe Biden a fait le déplacement hier pour soutenir Gavin Newsom.

CP : Les suites de l'enquête sur l'assassinat en juillet du président d'Haïti Jovenel Moise. Le procureur de Port au Prince a demandé aujourd’hui au juge d'inculper le Premier ministre Ariel Henry. Il met en avant des appels téléphoniques que le chef du gouvernement aurait eu avec l'un des principaux suspects. Le commissaire du gouvernement de Port au Prince a de son côté demandé que le Premier ministre soit interdit de quitter le territoire haïtien « en raison de la gravité des faits exposés ».

CP : C'est en quelque sorte le prix Nobel du monde des arts. Le Praemium imperiale a décerné ses prix ce matin. Plusieurs artistes ont été distingués : le sculpteur américain James Turell.. L’architecte australien Glenn Murcutt, le violoncelliste virtuose Yo-Yo Ma ou encore dans la catégorie peinture, le photographe franco-brésilien Sebastiao Salgado. Le jury de ce prix japonais doté de 115 000 euros a salué les œuvres en noir et blanc du photographe. Sophie Torlotin.

Un photographe qui reçoit le prix Praemium Imperiale dans la catégorie peinture, c’est rarissime.Mais si Sebastiao Salgado est distingué à 77 ans, c’est pour la qualité toute picturale de ses clichés en noir et blanc. C’est en Afrique dans les années 1970 que Salgado, économiste de formation ayant fui la dictature militaire brésilienne, se prend de passion pour la photographie. Il vit aux côtés des sujets qu’il immortalise, révélant leur humanité. De ses premiers travaux sur le Sahel en 1986 jusqu’à ses tous derniers clichés sur la forêt amazonienne, en passant par sa série Workers sur les travailleurs manuels à travers le monde, le photographe franco-brésilien veut sensibiliser le public aux déséquilibres des richesses et aux effets de la guerre. Horrifié par ce qu’il a vu du génocide des tutsis au Rwanda et la guerre en ex Yougoslavie, Sebastiao Salgado abandonne un temps la photographie pour fonder au Brésil l’Instituto terra, une organisation de reboisement. Il a depuis repris son objectif, témoignant sans relâche de la beauté de la nature et des populations menacées par l’appât du gain et le réchauffement climatique.

CP : Et sachez qu'en France, on rendait hommage aujourd’hui au chanteur de rock Johnny Halliday décédé en décembre 2017. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale française. Une « Esplanade Johnny » a été inaugurée devant la salle de spectacle de Bercy. Une statue a aussi été dévoilée, elle mesure 6 mètres de haut, elle est composée d'un mât en forme de manche de guitare avec au sommet une moto Harley Davidson ayant appartenu au chanteur.

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