#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 07/04/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h ici à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : les commémorations du génocide au Rwanda. 800 000 personnes tuées il y a 25 ans. Une cérémonie a eu lieu ce dimanche à Kigali. Le Président Paul Kagame a évoqué la force de son peuple.

SB : Condamnation des Palestiniens après les propos de Benyamin Netanyahu. À trois jours des législatives le Premier ministre israélien a promis qu’en cas de réélection les colonies israéliennes en Cisjordanie seraient annexées, explications à suivre.

RA : Du football ce soir, on suit le match du Paris Saint Germain contre Strasbourg dans la 31e journée de Ligue 1. Si les Parisiens gagnent, ils seront champions de France. C’est actuellement la mi-temps et ce sont les Strasbourgeois qui mènent, 2 buts à 1.

SB : Et puis nous retrouverons Yvan Amar à la fin de cette édition pour l’expression de la semaine.

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SB : La journée du souvenir au Rwanda.

RA : Il y a 25 ans le génocide qui coûta la vie à au moins 800mille personnes selon l’ONU. Les cérémonies se sont déroulées à Kigali. Symboliquement une flamme a été allumée au mémorial de Gisozi dans la capitale rwandaise. En présence bien sûr de Paul Kagame le Président, et de chefs d’État ou de gouvernement du continent. En revanche un seul dirigeant non africain : le Premier ministre de Belgique Charles Michel. Venu exprimer le soutien de l’ancienne puissance coloniale. Je vous propose d’écouter un extrait de son discours.

[Transcription manquante]

RA : Charles Michel le Premier ministre belge lors des commémorations du génocide au Rwanda. Propos recueillis par l’un des envoyés spéciaux de RFI à Kigali, Jean-Pierre Monzat. Et puis à noter qu’il y eut ce soir une veillée au stade Amahoro en présence de plusieurs centaines de personnes.

SB : Au Proche Orient une promesse de Benjamin Nentanyahu qui fait polémique.

RA : Une déclaration du Premier ministre israélien qui intervient alors que mardi ont lieu les élections législatives en Israël. À la télévision donc Benyamin Netanyahu a promis que s’il était réélu, il annexerait les colonies israéliennes en Cisjordanie, cela veut dire que ces colonies seraient considérées comme étant sur un territoire israélien. Vive réaction des Palestiniens qui condamnent une telle position. Mais qui ne s’étonnent pas de l’annonce de Benyamin Netanyahu. On écoute Xavier Abu Eid, porte-parole de l’Organisation de libération de la Palestine.

« Le gouvernement israélien a déjà multiplié les violations du droit international et des résolutions de l’ONU. Ce sont des violations qui sont critiquées et condamnées, mais aucune mesure concrète n’est prise pour les contrer. Quand c’est l’impunité qui prévaut, on ne peut que s’attendre à ce genre de déclarations. Donc ce n’est pas surprenant. C’est juste la conséquence d’années d’impunité accordées à Israël. L’annonce de Benyamin Netanyahou a en partie quelque chose à voir avec des questions internes, mais c’est aussi le résultat d’une stratégie politique soutenue par son parti. Et après les déclarations de Trump sur Jérusalem et sur le plateau du Golan ce n’est pas étonnant qu’il tente d’annexer des pans de la Cisjordanie occupée ».

RA : Le porte-parole de l’Organisation de libération de la Palestine. Propos recueillis par Marine Vlahovic.

SB : Au Brésil, cela fait un an jour pour jour que Lula est en prison.

RA : L’ancien Président est détenu en effet depuis le 7 avril 2018 à Curitiba dans le sud du pays. Il a été condamné à une peine de 12 ans et un mois pour corruption. Et c’est depuis sa cellule qu’il a écrit une lettre qui a été publiée dans la presse. Voici le titre de cette lettre : « Pourquoi ont-ils aussi peur de remettre Lula en liberté » ? Détail de cette tribune, c’est ainsi que l’on nomme un texte d’opinion publié dans la presse, avec notre correspondant au Brésil, Martin Bernard.

Du fond de sa cellule aménagée dans un commissariat de la police fédérale à Curitiba, dans le sud du pays, l’ancien président continue de clamer son innocence. « Mon indignation ne fait qu’augmenter à chaque jour que je passe ici », affirme-t-il. « Mes adversaires ont déjà atteint leur objectif en m’empêchant de me présenter à la présidentielle de l’an dernier », alors demande-t-il, qui a peur de Lula libre ? « Pourquoi ont-ils tant peur de remettre Lula en liberté ? » écrit-il dans une tribune publiée par le journal à plus gros tirage au Brésil, Folha de Sao Paulo. Ce serait, selon lui, pour « ne pas reconnaître les décisions arbitraires qu’ils ont prises afin de faire élire un président incapable et qui nous fait honte ». Sans prononcer son nom, Lula fait allusion à Jair Bolsonaro, qui durant la campagne électorale, avait promis de le « laisser moisir en prison ». La justice brésilienne a condamné Lula en appel à 12 ans de prison pour corruption, puis dans une deuxième affaire à 13 ans de réclusion. Il doit encore répondre à plusieurs procès. Mais toutes ses accusations sont avant tout politiques, dit-il... Et, selon lui, aucune preuve n’a été présentée. Martin Bernard, Sao Paulo, RFI.

SB : En football peut-être le grand soir pour le Paris Saint-Germain.

RA : Les joueurs de la capitale ont l’occasion de remporter leur 8e titre de champion de France. Pour cela ils doivent battre Strasbourg dans la 31e journée de Ligue 1, Cédric de Oliveira vous êtes au Parc des Princes, et surprise ce sont les Strasbourgeois qui mènent.

[Transcription manquante]

RA : 22h08 ici à Paris, l’heure de retrouver comme chaque dimanche l’expression de la semaine, avec Yvan Amar. Ce soir, « régime présidentiel ».

La constitution du Sénégal c’est-à-dire l’ensemble des lois qui organisent la conduite de la politique va bientôt changer, très probablement. Il se dirige vers un régime présidentiel. Ce qui veut dire donc que pour le moment ce n’est pas le cas. Alors comment le pays est-il gouverné en ce moment ? Plutôt par un régime parlementaire. Ce sont les deux possibilités principales dans un pays démocratique. On sait qu’on distingue deux pouvoirs principaux ; l’exécutif qui fait appliquer la politique et le législatif, qui fait les lois. (Et il y en a bien sûr un troisième, le judiciaire, qui fait appliquer les lois). Si le législatif et l’exécutif sont très liés, on a plutôt un régime parlementaire : c’est qu’on a un contrôle mutuel important. Le gouvernement (l’exécutif) peut dissoudre les assemblées élues (Assemblée nationale et Sénat en général) et les Assemblées peuvent voter pour faire tomber le gouvernement et le changer. Et le gouvernement, le plus souvent, est conduit par un Premier ministre. Dans le cas d’un régime présidentiel, ces pouvoirs sont bien plus séparés : ou bien on n’a pas de Premier ministre, ou bien il a un pouvoir assez restreint : c’est le président de la République qui décide la politique, et il est bien plus indépendant par rapport aux députés et sénateurs des assemblées. C’est la façon dont fonctionnent par exemple les États-Unis, et également, même si c’est moins marqué, la France. En France, on a bien un Premier ministre, mais il est chargé d’organiser une politique décidée par le président qui a un pouvoir fort. C’est bien pourquoi on parle d’un régime présidentiel.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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