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Journal en français facile 05/11/2019 20h00 GMT

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RFI
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Andréane Meslard : Il est 21h à Paris, 20h en temps universel, bonsoir et merci d’écouter RFI. Bienvenue dans votre Journal en français facile, avec moi pour vous le présenter Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane bonsoir à toutes et à tous. 

AM : À la une de ce mardi 5 novembre : il va peut-être devoir quitter Israël : Omar Shakir, président de Human Rights Watch dans la zone. En tout cas, la Cour suprême israélienne a validé son expulsion aujourd’hui. Désormais le gouvernement doit trancher, c’est-à-dire prendre la décision. C’est demain que les mesures sur l’immigration vont être dévoilées en France. C’est un projet de refonte de la politique migratoire. L’un d’elles c’est de plus réguler la prise en charge médicale des demandeurs d’asile. Puis une nouvelle voix du cinéma sort du silence. L’actrice française Adèle Haenel a révélé avoir été agressée sexuellement par un réalisateur lorsqu’elle était enfant. On en parle à la fin de ce journal.

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SB : Une nouvelle étape a été franchie vers l’expulsion d’Omar Shakir. Il est le directeur de l’ONG Human Rights Watch, pour Israël et la Cisjordanie. 

AM : La Cour suprême israélienne a approuvé aujourd’hui son expulsion. Et la décision finale qui dira si Omar Shakir va devoir ou non quitter Israël, c’est le gouvernement qui va la prendre. Et s’il donne son feu vert c’est-à-dire s’il valide cette décision de justice, il s’agira alors de la première expulsion de ce type, suivant la loi de 2017 autorisant l’expulsion des étrangers qui soutiennent le boycott d’Israël. Pour Omar Shakir il s’agit d’une décision politique.

« La Cour suprême a en fait déclaré que la liberté d’expression en Israël n’inclut pas le courant le plus conventionnel de la défense des droits des Palestiniens. Si le gouvernement expulse désormais les employés de Human Rights Watch on ne peut pas vraiment savoir qui seront les prochains sur la liste à être jetés dehors. Cette décision marque effectivement la fin des recours juridiques de notre organisation. C’est le terme d’un processus qui dure depuis trois ans pour réduire l’accès de Human Rights Watch aux territoires palestiniens occupés par Israël. Mais cela renvoie maintenant tout simplement cette affaire devant le gouvernement israélien qui va devoir décider s’il a l’intention de mettre à exécution la mesure d’expulsion. S’il le fait, il s’alignera sur un groupe de pays tels que l’Iran, Cuba et la Corée du nord, des pays où sévit la répression et qui ont bloqué l’entrée aux personnels de Human Rights Watch. »

AM : Des propos recueillis par Michel Paul.

SB : C’est un nouveau coup porté à l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015.

AM : Après le départ des États-Unis l’an dernier. Téhéran a annoncé hier la reprise dans une usine souterraine d’activités d’enrichissement d’uranium jusqu’à la gelée. L’Union européenne se dit très préoccupée par cette annonce. Londres, de son côté appelle Téhéran à revenir d’urgence au plein respect de l’accord sur le nucléaire. 

SB : En Irak le mouvement de contestation se poursuit, une foule s’est de nouveau rassemblée aujourd’hui à Bagdad.

AM : Cela fait un peu plus d’un mois que des manifestations ont lieu en Irak. Les protestataires réclament la transition, la chute du régime. Plusieurs villes notamment au sud sont bloquées et les administrations sont à l’arrêt. Hier des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre, plusieurs personnes sont mortes. À Nassiriya cette nuit, il y a eu deux morts, deux autres ce matin à Bassora. Internet a aussi été coupé à de nombreuses reprises.

SB C’était leur seule condition à ce rachat : ne pas payer pour les erreurs commises dans le passé.

AM : Et cette condition n’étant plus respectée, Arcelor Mittal se rétracte. Le géant de l’acier renonce à racheter une aciérie italienne. En effet, Arcelor Mittal craint l’ouverture, en justice, de nombreuses plaintes d’employés qui pointent des décès dans leurs rangs, dus à des cancers imputables, c’est-à-dire que l’on peut lier, à leur activité. Une bataille juridique est donc en cours. Précisions à Rome, Anne Le Nir.

L’Ilva, la plus grande aciérie européenne, a été rachetée par Arcelor Mittal fin 2018. Le groupe franco- indien s’était engagé à investir pour redresser la productivité et rendre le site moins polluant. Mais avait posé une condition : il ne devrait pas payer pour les erreurs du passé. Selon le parquet de Tarente, entre 2004 et 2010, 7500 décès ont été causés par des maladies imputables aux émissions toxiques des hauts fourneaux. Rome avait donc prévu une sorte de bouclier pénal pour protéger Arcelor Mittal. Cette protection juridique a été supprimée par le parlement, fin octobre. D’où le retrait de la multinationale qui risque d’entraîner la perte de 10 700 postes dans une région très affectée par le chômage. Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, rencontrera les dirigeants d’Arcelor Mittal ce mercredi pour tenter de trouver un accord. Mais les négociations s’annoncent ardues. Car en toile de fond, Arcelor Mittal ne parvient pas à faire face à la crise de la sidérurgie. Anne Le Nir Rome RFI.

SB : Emmanuel Macron est en visite en Chine, sa deuxième dans le pays depuis son arrivée à l’Élysée.

AM : Le président français a notamment inauguré aujourd’hui, le tout nouveau Centre Pompidou de Shanghai, la première implantation hors de l’Europe pour le musée parisien. « Vive l’amitié entre la Chine et la France » s’est écrié Emmanuel Macron ce mardi. Il s’est également rendu à la foire aux importations de la ville et appelé son homologue à consolider et renforcer l’ouverture du marché chinois aux importations et investissements étrangers.

SB : En France, plusieurs mesures sur l’immigration doivent être annoncées demain. Parmi elles, la prise en charge médicale des demandeurs d’asile.

AM : Jusqu’à présent, ils avaient une couverture maladie dès le moment où ils déposaient une demande d’asile. Désormais le gouvernement compte mettre en place pour eux un délai de carence de 3 mois avant qu’elles puissent obtenir une protection universelle maladie. Pour Pierre Henri, directeur général de l’ONG France Terre d’Asile, cette décision est incompréhensible.

[Transcription manquante]

AM : Propos recueillis par Aram Mbengue. 

SB : Deux ans après le début du mouvement metoo, point de départ d’une vague de libération de la parole des femmes autour du monde. Une vague qui avait largement assommé le monde du cinéma américain, cette fois, le voile se lève sur le cinéma français.

AM : Et ce voile, c’est l’actrice Adèle Haenel, 30 ans qui l’a levé. Dans une longue enquête publiée par Médiapart, l’actrice à succès, couronnée d’un césar par 2 fois, accuse le réalisateur Christophe Ruggia de l’avoir agressée sexuellement à plusieurs reprises lors de ses 12 et 15 ans. L’enquête menée par le site internet d’investigation accumule des dizaines de témoignages accablants et des preuves matérielles. Sophie Torlotin, nous en parle.

Adèle Haenel n’a que 12 ans quand elle est choisie pour tenir le premier rôle du film Les Diables. Christophe Ruggia met en scène un amour incestueux entre un frère et sa sœur, autiste. Pendant plusieurs mois, le réalisateur qui a alors 36 ans, mets en condition ses deux jeunes acteurs pour qu’ils soient à l’aise lors de scène très dénudées. 18 ans après, Adèle Haenel dénonce un phénomène d’emprise. Un conditionnement et des agressions pédophiles avérés par de nombreux témoignages. Dans une vidéo mise en ligne par Mediapart, l’actrice explique vouloir libérer à son tour la parole - SON - Christophe Ruggia lui conteste les faits. Il a refusé de répondre à Mediapart. Contactés par RFI, ses avocats confirment qu’il ne s’exprimera pas publiquement. Mais la profession, elle, l’a déjà condamné. Christophe Ruggia a en effet été radié de la Société des réalisateurs de films.

AM : Les précisions de Sophie Torlotin. RFI, c’est la fin de ce Journal en français facile, il est 21h10 à Paris. 

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