#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 05/05/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : les violences dans la bande de Gaza avec de nouveaux tirs de roquettes palestiennes ce dimanche. L’armée israélienne a riposté. Depuis hier on compte déjà 22 morts et aucun des deux camps ne semble prêt à cesser les hostilités. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée de mener des « frappes massives ». Les Panaméens votent aujourd’hui ! Ils vont élire leur nouveau président après une campagne électorale marquée par la lutte contre la corruption.

JZ : Alors que les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis semblaient apaisées, Donald Trump a fait une annonce surprenante aujourd’hui. 200 milliards de dollars de bien chinois seront taxés à 25 % dès vendredi prochain.

FB : Et puis nous retrouverons Yvan Amar qui nous parlera de l’expression « les 100 jours ».

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JZ : Deuxième jour de violence autour de la bande de Gaza, et déjà quatre Israéliens ont été tués, ainsi que 18 Palestiniens selon le Hamas.

FB : Environ 600 roquettes palestiennes ont été tirées depuis hier de Gaza. L’état hébreu a répliqué. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné la poursuite de « frappes massives » et l’envoi de renforts militaires. La journée dans le sud d’Israël a été rythmée par les sirènes d’alarme. Et à Ashkelon, ville israélienne située à quelques kilomètres au nord de la bande de Gaza, la vie tournait au ralenti aujourd’hui. Reportage sur place de Guilhem Delteil.

De manière inhabituelle pour un début de semaine, la plupart des magasins avaient gardé porte close, ce dimanche, à Ashkelon. La cafeteria-boulangerie Roladin, elle, était l’un des rares commerces ouverts. Shem Or Shaya en est le gérant. »Nous avons un abri collé à la cafeteria. Donc on se sent à l’aise pour l’ouvrir. Et tristement, on s’habitue à la situation. » Au loin, les explosions dues aux interceptions de roquettes par le bouclier anti-missile israélien se font entendre. Dans la cafeteria, les clients sont rares : les habitants sont éprouvés, témoigne le jeune homme, âgé de 25 ans. « Je vis uniquement dans les abris. La nuit dernière, on a été réveillé 3 fois par les sirènes et à chaque fois, c’était l’horreur avec les enfants. On a finalement décidé de tous dormir dans l’abri. On ne peut pas vivre sachant qu’à n’importe quel moment on risque d’être réveillé par les alarmes. Ça fait très peur. » Comme d’autres habitants de la périphérie de Gaza, Shem Or Shaya nourrit une aigreur à l’égard du gouvernement. « Ce que j’aimerais, c’est que le pays ait autant de considération pour Ashkelon que pour Tel-Aviv. La dernière fois qu’une roquette a touché le centre du pays, il y a eu immédiatement une grande opération. Ici, nous avons eu trois morts en moins de 24h et le Premier ministre ne réagit pas du tout de la même façon. » « On veut sentir qu’on ne nous abandonne pas », conclut Shem Or Shaya. GD, Ashkelon, RFI.

JZ : En Algérie, le frère du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a été placé en détention provisoire.

FB : Il est incarcéré, tout comme deux anciens hauts responsables du renseignement. Les trois hommes ont été arrêtés hier. Ils sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État ». Saïd Bouteflika était considéré comme le véritable homme fort du palais présidentiel depuis l’accident vasculaire cérébral dont a été victime son frère Abdelaziz en avril 2013.

JZ : Jour de vote ce dimanche au Panama.

FB : Les bureaux de vote ferment dans trois heures. Les citoyens sont appelés à élire leur président ainsi que 850 représentants locaux et nationaux. La campagne électorale a été marquée par le thème de la lutte contre la corruption, notamment après l’affaire Odebrecht et celle des Panama Papers. Écoutez Olga de Obaldia. C’est la directrice de la Fondation Libertad Ciudadana.

La grande inégalité au Panama est non seulement économique, mais aussi sociale. Une grande partie de la société subsiste grâce à l’économie informelle. Et pendant longtemps, les citoyens ne se sont pas inquiétés de la corruption. Ils pensaient vraiment que cela ne les concernait pas, que c’était quelque chose réservé aux riches. Mais petit à petit, nous avons réussi à faire en sorte que le citoyen soit conscient de ce que produit la corruption. Je ne dis pas que toute la population en est consciente. Mais de plus en plus de gens voient concrètement les conséquences de la corruption. Et la preuve en est que la corruption est le thème central du discours de tous les candidats.

FB : Propos recueillis par Alejo Shapire.

JZ : On reste sur le continent américain au Venezuela, l’immunité des députés du Parlement va être levée.

FB : Ceux qui avaient pris part au soulèvement cette semaine. Annonce de l’Assemblée constituante, acquise au président Nicolas Maduro. Alors que les États-Unis ont dit cette semaine ne pas exclure une solution militaire au Venezuela, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov les appelle à « abandonner leurs plans irresponsables ».

JZ : Les États-Unis dont les rapports avec la Chine ne sont pas toujours limpides.

FB : Donald Trump a annoncé une hausse des taxes sur 200 milliards de dollars de biens chinois importées. Vendredi ces taxes passeront de 10 % à 25 %. Un revirement soudain de Doandl Trump qui estime que les négociations commerciales entre les deux pays avancent « trop lentement ». Les précisions d’Anissa El Jabri.

Officiellement tout allait bien entre Pékin et Washington en pleine trêve dans leur guerre commerciale. En déplacement il y a quelques jours dans la capitale chinoise, le secrétaire d’État au trésor parlait d’entretiens fructueux avec le vice-premier ministre chinois. Encore 2 cycles de négociations avaient-il dit et nous aurons un accord commercial. Les échanges doivent justement reprendre ce mercredi. Cette annonce du président américain intervient en tout cas après une avalanche de bonnes nouvelles pour l’économie américaine, chômage au plus bas en avril 3,6 %, un record en 50 ans. Les salaires sont eux aussi repartis à la hausse, tout ça avec une croissance forte : 3,2 % au premier trimestre.

FB : Anissa El Jabri.

JZ : Les États-Unis qui maintiennent leur position sur le climat.

FB : Alors que les ministres de l’Environnement du G7 avec plusieurs représentants d’autres pays sont réunis aujourd’hui et demain à Metz, dans l’est de la France. Ils espèrent pouvoir avancer vers des actions « concrètes » pour la biodiversité. Demain on attend un rapport très alarmant sur l’état des écosystèmes dans le monde.

JZ : Au moins 13 morts en Russie après l’atterrissage d’urgence d’un avion, à Moscou.

FB : Il s’agit d’un avion de la compagnie russe Aeroflot. Il a pris feu en vol, peu de temps après son décollage. 73 passagers et 5 membres d’équipages se trouvaient à son bord.

JZ : Dans le Sud-Est de la France, la journée a été marquée par de violentes rafales de vent.

FB : En Corse une touriste allemande d’une soixante d’année est morte ce dimanche. Elle a été emportée par les vagues sur une plage de Port.

JZ : Et place à présent à l’expression de la semaine.

FB : « Les 100 jours » avec Yvan Amar.

Les Cent Jours de Tshisekdi ! Voilà cent jours exactement qu’il est au pouvoir en RDC : un peu plus de trois mois. Mais on a pris l’habitude de considérer qu’une période de cent jours était une unité de durée dans tous les cas ? Non, mais « cent jours » représente une période qu’on marque dans un contexte politique, notamment, au début d’un gouvernement. Au bout de cent jours, on fait un premier bilan, on considère que vient de s’écouler une sorte de période d’inauguration, un premier acte. Il y a de l’histoire là-dessous, qui remonte à Napoléon. En avril 1814, il a abdiqué. Après les Adieux de Fontainebleau, il s’exile sur l’île d’Elbe, pas si loin que ça de la France, et à quelques encablures au sud de la Corse. Louis XVIII prend le pouvoir en se faisant couronner roi, mais il devient rapidement impopulaire si bien qu’au bout de moins d’un an, Napoléon décide de tenter sa chance et de redevenir Empereur. Il quitte donc son île le 1er mars 1815 et débarque sur la côte sud de la France, à Golfe Juan, pas très loin de Nice. Et il remonte vers le nord, empruntant une route, de Cannes à Grenoble, que depuis on appelle la Route Napoléon. Louis XVIII envoie des troupes pour le stopper, mais Napoléon sait habilement les rallier à lui, les retourner. Et le 20 mars, il est aux Tuileries, que le roi Louis XVIII a quittées dans la nuit. Mais les puissances européennes se rassemblent dans une nouvelle coalition. C’est de nouveau la guerre ! Quelques victoires… et une écrasante défaite à Waterloo le 18 juin. Napoléon abdique une seconde et dernière fois le 22 juin 1815. Les Cent jours sont finis ! Y en a-t-il vraiment 100 ? Pas tout à fait : si l’on considère la période qui va du 20 mars (l’arrivée à Paris), jusqu’au 22 juin, la seconde abdication. On n’en comptera que 94. Un peu plus de 100, si on commence le compte au débarquement sur le sol français. Mais 100, c’est un chiffre rond. Et l’expression est consacrée par le préfet de la Seine, le Comte de Chabrol, qui déclara hypocritement à Louis XVIII, de retour en France, après son exil à Gand, le 8 juillet 1815 : « Cent jours se sont écoulés depuis le moment fatal où Votre Majesté, forcée de s’arracher aux affections les plus chères, quitta sa capitale au milieu des larmes et des lamentations publiques. »

FB : L’expression de la semaine vous était présentée par Yvan AmarMerci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute. Je vous rappelle que ce journal est à retrouver sur notre site savoirs.rfi.fr.

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