#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 03/11/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

21h à Paris, 20h en temps universel.

Loïc Bussières : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir.

Sébastien Duhamel : Bonsoir. 

LB : À la une : la rue toujours mobilisée contre le pouvoir au Liban. Les Libanais qui manifestent depuis plus de 15 jours maintenant appelaient à un nouveau rassemblement dans le centre de Beyrouth cet après-midi. Avant cela, ce sont les partisans du président Michel Aoun qui se sont mobilisés ce matin. Reportage à suivre dans un instant.

SD : La polémique sur les conditions d’accueil des migrants à Calais qui prend de l’ampleur. À l’origine : un arrêté municipal qui rend impossibles les distributions de repas en centre-ville.

LB : Et puis nous reviendrons sur la disparition de Marie Laforet, la chanteuse et actrice s’est éteinte hier à l’âge de 80 ans.

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SD : On se rend au Liban pour débuter cette édition. Le Liban où une manifestation de soutien au président Michel Aoun était organisée devant le palais présidentiel aujourd’hui.

LB : Dans la banlieue de Beyrouth, alors que le Chef de l’État est contesté par la rue libanaise depuis 15 jours, ses partisans ont rassemblé des milliers de personnes. Reportage Murielle Paradon.

Sous un soleil de plomb, une foule compacte avance vers le palais présidentiel. Agitant des drapeaux orange aux couleurs du Courant patriotique libre, le parti de Michel Aoun. Maroun, la trentaine, est venu soutenir le président [...]. Hala, chevelure blonde peroxydée, attend aussi du président qu’il nomme un nouveau gouvernement différent des précédents : [...]. Les partisans de Michel Aoun se sont mobilisés massivement. Une façon de répondre aux manifestants qui occupent la rue depuis 15 jours et qui veulent un changement radical au Liban.

LB : Après ce rassemblement des partisans du président Michel Aoun, plusieurs milliers de personnes ont envahi les rues de Beyrouth et d’autres grandes villes.

SD : En Irak, la pression monte après un mois de manifestations réclamant « la chute du régime ».

LB : La contestation, née le 1er octobre, a été marquée par des violences qui ont fait, officiellement, au moins 257 morts. Mais, depuis sa reprise il y a une semaine, elle a pris un tour plus festif et est désormais organisée par les étudiants et les syndicats, qui ont accru l’ampleur des rassemblements. Ensemble, ils ont multiplié les appels à la désobéissance civile, tandis que les syndicats des enseignants, des ingénieurs, des médecins et des avocats ont déclaré la grève générale.

SD : Manifestations également à Hong Kong où le mouvement pro-démocratie dure depuis le printemps dernier.

LB : Mais ce que l’on retiendra ce dimanche, c’est une attaque au couteau qui a fait cinq blessés, dont un activiste pro-démocratie qui a eu l’oreille coupée après qu’une bagarre a éclaté devant un centre commercial où des manifestants pro-démocratie s’étaient rassemblés une partie de la journée. Selon des témoins cités par la presse locale, l’auteur présumé de l’attaque était un homme parlant mandarin, langue dominante en Chine.

SD : À Calais, dans le nord e la France, ville où la polémique sur les conditions d’accueil des migrants ne cesse d’enfler ces derniers jours.

LB : Pour comprendre, il faut remonter au 18 octobre, en prévision des festivités organisées ce week-end autour d’un gigantesque dragon en métal. La municipalité avait interdit aux migrants et aux bénévoles qui leur distribuent des repas d’accéder au centre-ville. Officiellement, pour des raisons de sécurité. Conséquence probablement indirecte : dans la nuit de jeudi à vendredi, un Nigérian de 24 ans y est mort intoxiqué en essayant, sous sa tente, de faire du feu dans une boîte de conserve pour cuisiner ou se réchauffer. Anna Piekarec.

C’est déjà un troisième décès de migrant cette année à Calais. Selon François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants, la mort du jeune nigérian est le symbole de la situation des exilés qui campent dans cette ville et que l’arrêté de la mairie a rendue encore plus difficile : [...]. Les associations vont donc attaquer l’arrêté en justice. À l’approche de l’hiver, elles dénoncent aussi la passivité des autorités tenues pourtant d’assurer aux exilés une mise à l’abri pérenne : [...]. De 300 à 400 migrants se trouvent actuellement à Calais dans l’espoir de traverser la Manche et de rejoindre la Grande-Bretagne.

SD : En bref, toujours en France, la tempête Amélie a traversé le territoire ce dimanche.

LB : la première tempête de l’automne en France laisse derrière elle 140 000 foyers sans électricité à cause des rafales de vent qui ont atteint les 160 km/h en Gironde. À noter que le sud-est aussi touché par les intempéries où une septuagénaire est portée disparue après un glissement de terrain.

SD : Des violences urbaines hier soir en banlieue parisienne.

LB : Dans la ville de Chanteloup-les-Vignes où des policiers ont été pris pour cible et un chapiteau de cirque incendié suite à des jets de cocktail Molotov. Des actes qualifiés de « lâches et imbéciles » par le ministre de l’Intérieur.

SD : On referme cette édition sur une disparition, celle de Marie Laforêt.

LB : La chanteuse et actrice s’est éteinte hier soir à Genolier, en Suisse, c’est ce qu’annonce sa famille. Elle était âgée de 80 ans. Son portrait par Elisabeth Lequeret.

Fragile douée, chanteuse accomplie, actrice émérite Marie Laforet était tout cela. Sa carrière est à l’image de sa beauté : fascinante et déconcertante. La jeune ingénue aux yeux verts est lancée au cinéma en 1960 face à Alain Delon dans Plein Soleil. C’est son rôle le plus remarquable est son meilleur film. Suivront quelques autres, La fille aux yeux d’or ou encore Marie Chantal contre Dr Kha, de Claude Chabrol. Mais plutôt que de valoriser son incontestable talent de comédienne, elle délaisse le 7e art pour la chanson, et c’est là qu’elle rencontre le succès. Elle laisse derrière elle un répertoire foudroyant, pas moins de quatorze albums studio, elle qui chantait en français, mais aussi en espagnol, en portugais et en italien. Ses plus grands tubes resteront Les vendanges de l’amour incunable de la variété française et Viens sur la montagne.

LB : Fin de ce journal, l’heure de retrouver comme chaque dimanche dans le Journal en français facile, l’expression de la semaine d’Yvan Amar : « retenir son souffle ».

L’Inde a-t-elle retenu son souffle pendant toute cette journée, dans l’attente de la décision du tribunal : il s’agit en effet de savoir, dans la ville d’Ayodhya à qui reviendrait un terrain : aux hindous ou aux musulmans. Et si l’Inde retient son souffle, c’est pour plusieurs raisons : l’affaire est importante, et en effet d’un point de vue symbolique, il y a un gros enjeu, une grosse partie se joue. Mais aussi on ne présume pas de la décision de la Cour Suprême. Ce n’est pas comme si tout le monde devinait plus ou moins de quel côté allait pencher la balance : on n’en sait rien. Alors on retient son souffle. L’expression est figurée évidemment : une personne peut retenir son souffle, mais pas tout un pays. Mais elle est parlante ! On retient son souffle d’abord pour ne pas faire de bruit. Aucun bruit même, pour ne pas troubler ce qui est en train de se faire. On entend les mouches voler, comme on le dit aussi ! Mais ce geste, ou plutôt cette absence de geste, cette immobilité est bien révélatrice, donne bien l’impression de l’importance de l’événement. Dans l’attente, et même dans l’angoisse du dénouement, c’est-à-dire du résultat, on ne bouge pas d’un millimètre. Ca montre bien la très grande attention qu’on prête à ce moment : on regarde, on écoute, on attend. Comme si on s’arrêtait de vivre pendant un petit instant, comme si le temps était suspendu jusqu’à ce que la décision soit connue : on retient son souffle !

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