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Journal en français facile 03/08/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain Auzouy, bonsoir à tous.

RA : À la Une ce soir : deux explosions à Kaboul la capitale afghane. L'une d'entre elles a touché le domicile du ministre de la Défense qui n'était pas chez lui au moment des faits. L'offensive des talibans s'intensifie et touche trois capitales provinciales.

SB : En Inde, la colère après la mort d'un étudiant congolais. Il est décédé au lendemain de son interpellation officiellement d'un arrêt cardiaque. Mais ses amis livrent une toute autre version, détails dans ce journal.

RA : Et puis une médaille de bronze pour Simone Biles. La star américaine de la gymnastique avait créé la stupeur la semaine dernière en annonçant une succession de forfaits en raison d'une fatigue mentale importante. Elle termine troisième du concours de la poutre.

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SB : En Afghanistan, les combats sont intenses à moins d'un mois du retrait total des troupes étrangères.

RA : Les soldats étrangers doivent avoir quitté le pays d'ici la fin du mois, la plupart ne sont d'ailleurs plus en Afghanistan, et dans ce contexte l'offensive des talibans s'intensifie. Cette offensive touche trois capitales provinciales. Notamment à Lashkar Gah dans le sud du pays. 40 civils ont été tués en 24 heures selon les Nations unies. Dans cette province, l'armée appelle les habitants à quitter leur maison. Correspondance à Kaboul de Sonia Ghezali.

L’aviation afghane mène des raids aériens dans la ville de Lashkar Gah. Elle va même surement les intensifier dans les prochains jours. Objectif : repousser les centaines de combattants talibans qui ont réussi à pénétrer dans la ville. D’où cet appel de l’armée afghane lancée à la population afin qu’elle quitte Lashkar Gah le plus vite possible. Le ministère de la Défense à Kaboul dément cette information qui a pourtant bien été diffusée par des radios locales selon des journalistes sur place. Les talibans se servent de la population comme de boucliers humains affirment des militants des droits de l’Homme qui s’alarment de la situation sur place pour les civils. Un journaliste sur place joint par téléphone nous a affirmé que de nombreux civils avaient été blessés dans des raids aériens. Nombreux ont été tués, affirme-t-il, tendant son téléphone vers sa fenêtre pour nous faire écouter le bruit des explosions et des tirs qui retentissent à l’extérieur de chez lui. Dans le centre-ville, les talibans s’affichent pieds nus, lance-roquette et kalachnikov à l’épaule se laissant prendre en photo avec fierté. Des corps sans vie jonchent les rues de Lashkar Gah, nous confie notre confrère afghan sur place. Des milliers de familles ont fui leur village dans les districts tombés sous le contrôle des talibans. Elles se sont réfugiées dans la capitale provinciale sans s’attendre à ce que celle-ci devienne la nouvelle ligne de front. Sonia Ghezali, Kaboul, RFI.

RA : Et puis la dégradation sécuritaire également dans la capitale afghane, puisque deux fortes explosions ont touché Kaboul ce soir, à deux heures d'intervalle. La première a été provoquée par un véhicule piégé, il a explosé aux abords du domicile du ministre de la Défense. Ce dernier n'était pas chez lui au moment des faits. S'en sont suivis des affrontements entre les assaillants et les forces de sécurité. Trois personnes ont été tuées selon une source sécuritaire afghane. On vient d'apprendre que l'attaque était terminée, tous les assaillants tués, c'est ce qu'indiquent les autorités afghanes.

SB : En Inde, un drame qui provoque une vive polémique.

RA : La mort d'un étudiant congolais pendant sa garde à vue. Joel Malu avait 27 ans, il a été arrêté dimanche dernier pour possession de drogue et est décédé le lendemain matin, pendant sa détention. Plusieurs ressortissants de pays africains ont organisé une manifestation devant le commissariat de police pour exprimer leur colère. Il y a eu des échauffourées avec les policiers. Car la version officielle du décès est un arrêt cardiaque, et les amis de Joel Malu contestent cette hypothèse. L'un d'entre eux s'est confié au correspondant de RFI en Inde, Sébastien Farcis.

C’était dimanche dans la nuit. La police de Bangalore dit avoir arrêté Joel Malu en scooter, muni de MDMA, une drogue psychotrope. Les agents emmènent ce jeune Congolais de 27 ans au poste, et quelques heures après, il serait mort d’une crise cardiaque. Mais ses amis racontent une tout autre histoire : selon eux, les policiers débarquent chez Joel alors qu’il célèbre un anniversaire. Ils fouillent son appartement, ne trouvent rien, mais lui demandent de l’argent. Il ne peut en donner, donc les agents le placent en détention. Et réclament une rançon pour le libérer. Glody Kparagume, un vieil ami congolais de Joel, assiste à ce marchandage : « Ils avaient demandé au moins 1 500 dollars pour le libérer. On essaie un peu de se cotiser et de voir comment on pouvait trouver un petit rien pour aller négocier. Le matin, en allant là-bas pour commencer les démarches, on nous dit : "Votre frère est décédé hier soir". Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne sais pas ce qu’ils lui ont donné. » Quand une vingtaine de ressortissants africains ont manifesté lundi devant le poste de police, ils ont été tabassés. Et deux autres personnes qui ont assisté à la demande d’extorsion auraient été arrêtées. Un représentant de l’ambassade de RDC vient d’arriver à Bangalore pour obtenir les résultats de l’autopsie du corps de Joel Malu. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI.

SB : En Russie, une nouvelle condamnation pour un proche d'Alexeï Navalny.

RA : On sait que les autorités surveillent de très près les activités de l'opposant russe. Et de son entourage. Ainsi Lioubov Sobol, qui est la juriste du Fonds de lutte contre la corruption d’Alexeï Navalny, a été condamnée par la justice à 18 mois de liberté surveillée. Le motif : avoir organisé des manifestations pendant la pandémie de Covid-19. Il s'agissait de rassemblements de soutien à Alexeï Navalny en janvier dernier, lorsque l'opposant a été arrêté à son retour en Russie. Les précisions avec la correspondance à Moscou de Jean-Didier Revoin.

Lioubov Sobol n’a plus le droit de sortir de chez elle entre 22 heures et 6 heures du matin pendant 18 mois. Elle a également interdiction de participer à des rassemblements collectifs et devra se soumettre à un contrôle judiciaire trois fois par mois. À un peu plus d’un mois des législatives, l’opposante a dénoncé une procédure politique absurde et infondée. En janvier dernier, elle avait appelé à manifester pour dénoncer la mise en détention d’Alexeï Navalny. Des manifestations que les autorités avaient interdites en invoquant les risques accrus de dispersion du Covid-19. Un motif qui leur a néanmoins permis de poursuivre l’opposante, ainsi que d’autres figures de l’opposition russe qui avaient appelé à soutenir Alexeï Navalny. Lioubov Sobol doit sa popularité à son activité de juriste du Fonds de lutte contre la corruption, aujourd’hui dissous. À l’été 2019, à Moscou, c’est elle qui avait animé les manifestations précédant les élections locales. On l’a vue encore dans des vidéos diffusées sur YouTube aux côtés d’Alexeï Navalny pour dénoncer le train de vie fastueux des proches du pouvoir. Jean-Didier Revoin, Moscou, RFI.

SB : Enfin les Jeux olympiques de Tokyo. Une nouvelle médaille française aujourd'hui.

RA : Elle est en bronze, remportée par l'équipe de cyclisme dans l'épreuve de la vitesse. Le grand moment du jour c'est le record du monde pulvérisé, cela veut dire largement battu, en 400m haies par le Norvégien Karsten Warholm qui est passé sous les 46 secondes. À retenir également, au saut à la perche, la victoire du Suédois favori Armand Duplantis, le Français Renaud Lavillenie, blessé, n'a pu faire mieux qu'une 8e place.

SB : Et puis autre grand moment, le retour de Simone Biles.

RA : Cela restera l'un des coups de tonnerre de ces JO, la star américaine de la gymnastique avait abandonné en pleine finale du concours général par équipe avant de déclarer forfait pour quatre finales suivantes, évoquant alors une fatigue mentale importante. Simone Biles était de retour, ce mardi, dans l'épreuve de la poutre et Simone Biles a remporté une médaille, en bronze. En conférence de presse, elle est revenue sur ce qu'elle a vécu la semaine dernière, et le débat qu'elle a relancé sur la fragilité mentale des athlètes. On écoute Simone Biles :

« Je pense qu'on devrait aborder beaucoup plus le sujet de la santé mentale, surtout avec les athlètes. Parce que je sais que certains d'entre nous traversent les mêmes choses, et on nous dit toujours d'aller jusqu'au bout de nous-même. À la fin de la journée, nous ne sommes pas simplement un divertissement, nous sommes des humains. Et il y a des choses qui se passent dans les coulisses avec lesquelles nous essayons aussi de jongler en plus du sport. J'ai dû être évaluée médicalement tous les jours, et j'ai eu deux séances avec un psychologue du sport de l'équipe américaine. J'ai à peine pu faire des finales, donc ça craint. Il fallait juste prendre les choses un jour après l'autre et voir ce que ça donnait. Physiquement et mentalement, je n'étais pas en état de concourir par ce que je n'étais pas capable de réaliser mes figures sans mettre en danger ma santé et ma sécurité. »

RA : La gymnaste américaine Simone Biles en conférence de presse.

Un coup d'œil sur le programme de la nuit prochaine à Tokyo avec notamment les débuts du Français Kevin Mayer dans l'épreuve du décathlon. Recordman du monde de la discipline, il est la principale chance de médaille d'or pour l'athlétisme français.

Fin du journal en français facile.

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