#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 03/01/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau Congrès aux États-Unis. Les députés et sénateurs élus lors des élections de mi-mandat font leur rentrée. La grande nouveauté c’est que la Chambre des Représentants est désormais dominée par les démocrates, avec à sa tête Nancy Pelosi.

SB : Malte se dit prête à accueillir une cinquantaine de migrants récupérés par des bateaux d’ONG en fin de semaine dernière. Mais Malte prévient qu’il s’agit d’un accueil temporaire. La Commission européenne appelle à davantage de solidarité.

RA : Et puis à fin de cette édition, nous évoquerons une découverte surprenante au Mexique. Un temple datant d’avant la conquête des Aztèques.

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SB : On suit la rentrée parlementaire aux États-Unis.

RA : Les députés et sénateurs élus à l’issue des élections de mi-mandat aux États-Unis qui se sont déroulées en novembre dernier. En tout, 535 parlementaires. Et désormais les démocrates qui contrôlent la Chambre des représentants, c’est le principal changement. Car le Sénat lui reste républicain. Christophe Paget cette ouverture du nouveau Congrès américain est sur le point de se terminer.

Christophe Paget : Oui, et ce sont les nouveaux sénateurs qui avaient ouvert le bal à midi heure locale, il y a trois heures, en prêtant serment sur la Bible, par petits groupes de huit. De son côté la Chambre des représentants à majorité désormais démocrate devait se choisir un nouveau speaker, et comme prévu, par 219 voix contre 192, Nancy Pelosi, 78 ans, retrouve le perchoir qu’elle occupait entre 2007 et 2011. « Mais Nancy Pelosi ne fait que commencer », a plaisanté le député démocrate qui présentait sa candidature.

RA : Cette rentrée parlementaire se fait dans un contexte délicat Christophe, le Shutdown.

CP : Oui, l’administration américaine tourne au ralenti depuis presque deux semaines. Dans son discours devant la Chambre des représentants, juste avant de prêter serment, Nancy Pelosi a confirmé que la nouvelle majorité démocrate à la chambre allait proposer dès aujourd’hui des mesures budgétaires temporaires pour débloquer les administrations. Des mesures que la Maison-Blanche a déjà rejetées parce qu’elles n’incluent pas le financement du mur anti-immigration de Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Et comme le chef de la majorité républicaine au Sénat a dit qu’il ne mettrait au vote qu’une solution qui serait signée par Donald Trump, la situation va rester bloquée…

SB : Et dans la politique américaine, à l’étranger : la vive réaction du Venezuela après les déclarations de Mike Pompeo.

RA : Mike Pompeo le Secrétaire d’État américain, hier mercredi il était en Colombie pour rencontre le président Ivan Duque. À l’issue de leur entretien, les deux hommes se sont mis d’accord pour unir leurs efforts afin d’isoler diplomatiquement le Venezuela et de rétablir la démocratie dans le pays. De quoi effectivement provoquer la réaction, rapide de Caracas. Correspondance de Benjamin Delille.

C’est le ministère des Affaires étrangères vénézuélien qui a réagi ce jeudi matin à la rencontre entre Ivan Duque et Mike Pompeo. Dans un communiqué, les gouvernements colombiens et américains sont accusés, je cite, « de prétendre soumettre et enfreindre la souveraineté et l’autodétermination du peuple vénézuélien ». Selon Caracas, la rhétorique anti-vénézuélienne des deux pays est un moyen de « détourner l’attention de l’opinion publique de l’échec de leur politique anti-drogue » en Colombie. À une semaine du début officiel du second mandat de Nicolas Maduro, les États-Unis et leurs alliés latino-américains entendent resserrer la pression sur le président vénézuélien. Sa réélection, le 20 mai 2018, n’a pas été reconnue par une grande partie de la communauté internationale. De son côté, Nicolas Maduro dit être le bouc-émissaire de l’impérialisme américain auxquels ses voisins seraient soumis. Début décembre, il accusait son homologue colombien et le nouveau président brésilien Jaïr Bolsonaro de soutenir un plan des États-Unis visant à le renverser et l’assassiner. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

RA : Le Brésil qui était évoqué à l’instant, alors que le gouvernement de Jaïr Bolsonaro prend ses fonctions. Sachez que ce jeudi le premier Conseil des ministres s’est tenu à Brasilia. Et une décision de poids a été prise : l’épuration des contractuels de l’administration publique. Épuration cela veut dire nettoyage, le nouvel exécutif veut donc supprimer de nombreux postes au sein de la fonction publique brésilienne.

SB : Dans l’actualité également, la première journée du procès autour de l’affaire Jamal Khashoggi.

RA : Ce journaliste saoudien assassiné en octobre dernier alors qu’il se trouvait dans le consulat saoudien d’Istanbul en Turquie. Depuis ce matin 11 personnes sont jugées devant une Cour pénale de Riyad, et déjà le procureur général qui requiert la peine de mort à l’encontre de 5 d’entre elles, cela veut dire qu’il demande que la peine de mort leur soit appliquée. Les avocats de ces suspects demandent plus de temps pour préparer la défense de leurs clients.

SB : Une triste réalité qui continue, concernant la situation des migrants.

RA : Le Haut-commissariat aux réfugiés a publié les chiffres de l’année 2018. Ils sont moins alarmants que l’année précédente, mais ils montrent les dangers que continue de représenter la traversée de la Méditerranée : 2260 personnes ont trouvé la mort l’an dernier en tentant une telle traversée. Et les départs de migrants continuent en ce début d’année, notamment en direction de l’Espagne, le pays qui est devenu la première destination des embarcations. On fait le point avec Juliette Gheerbrant.

En deux jours les garde-côtes espagnols ont enchaîné les interventions au large des côtes andalouses et porté secours à déjà 401 personnes. Et le 28 décembre, c’est en Andalousie aussi que 300 migrants secourus cette fois au large de la Libye accostaient à bord du navire humanitaire Pro activa Open arms. Avec plus de 57.000 entrées en 2018, l’Espagne est devenue le premier pays européen d’arrivée par la mer. Et avec l’augmentation des traversées sur cette route migratoire le nombre de morts a triplé en un an. Malgré la fermeture des ports italiens par le gouvernement national-populiste, et les accords conclus avec la Libye, les départs continuent aussi depuis les côtes libyennes. Hier mercredi, deux navires humanitaires, le Sea-eye et le Sea-watch 3, ont été autorisés à accoster à Malte. Ils avaient secouru 49 migrants, au large de la Libye donc les 22 et 29 décembre, et attendaient depuis une autorisation d’accoster. Malte, qui a comme l’Italie fermé ses ports aux ONG, dit avoir agi exceptionnellement, en raison de la détérioration des conditions de vie à bord. L’Allemagne et les Pays-Bas se sont dits prêts à accueillir une partie des 49 rescapés, si un autre pays en faisait autant. Des décisions d’accueil qui restent prises au cas par cas et dans l’urgence, en l’absence d’accord entre pays européens.

RA : Et face à ce problème qui persiste, la Commission européenne a appelé aujourd’hui à « plus de solidarité ».

SB : Au Sénégal, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall voit la présidentielle s’éloigner.

RA : La Cour suprême rejette son recours alors que Khalifa Sall contestait sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie. Mais Khalifa Sall n’entend pas abdiquer, l’un des principaux opposants au président Macky Sall maintient sa candidature à la présidentielle de février prochain. Et sa défense annonce ce soir son intention d’introduire un ultime recours.

SB : Et puis une découverte surprenante au Mexique.

RA : Un temple qui appartenait à un dieu très important de l’époque pré hispanique, on parle d’époque pré hispanique au Mexique pour évoquer tout ce qui s’est passé dans le pays avant la colonisation espagnole au 16e siècle. Cette découverte s’est produite dans l’État de Puebla dans le centre du pays, et Margot Turgy nous raconte comment cela s’est déroulé.

Le temple était là, juste sous leurs pieds, à l’ouest du site de fouilles archéologiques de la ville de Tehuacán. Les archéologues ont pu authentifier le sanctuaire grâce à trois statues, deux crânes et un corps, sculptés dans la pierre. Hautes de soixante-dix centimètres, elles représentent le dieu Xipe Tótec. Les deux têtes, avec leurs yeux ronds et leurs rangées de dents carrées qui leur barrent le visage, font penser aux masques de la traditionnelle fête des Morts mexicaine. Le corps, au nombril creusé et habillé d’une jupe, est amputé de sa tête. Une troisième main a été sculptée sur son flanc, allégorie d’une victime humaine sacrifiée. Le nom de Xipe Tótec signifie « notre seigneur écorché ». Ce dieu majeur de la période pré-hispanique est connu pour son habit de peau humaine, qui symbolise le renouveau de la terre au printemps. Pour honorer ce dieu de la fertilité, les prêtres eux-mêmes portaient sur eux la peau d’êtres humains sacrifiés. Les archéologues estiment que le temple, long de douze mètres et haut de 3 mètres et demi, a été actif de 1000 à 1260 après notre ère, jusqu’à la conquête des Aztèques.

SB : Enfin en sport il y a un match-choc de la Premier League ce soir.

RA : La Premier League c’est le championnat de football en Grande-Bretagne. Et depuis quelques minutes Manchester City, troisième au classement, accueille le premier Liverpool. Avec dans les rangs de Liverpool l’Égyptien Mohamed Salah. Et puis en tennis Novak Djokovic s’est qualifié pour les ½ finales du tournoi de Doha. En ¼ de finale il a dominé le Géorgien Basilashvili et il affrontera l’Espagnol Bautista.

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