#تعلم الفرنسية من خلال الأخبار

Journal en français facile 02/12/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Merci d’écouter RFI, il est 20h00 en temps universel, 21h00 à Paris et Berlin.

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Clémentine, bonsoir à tous.

CP : Dans l’actualité, la lutte contre le Covid-19 en Europe. Face à la quatrième vague, plusieurs pays renforcent leurs mesures sanitaires. Nous serons en Allemagne où les non vaccinés vont être de plus en plus exclus de la vie sociale.

SB : Nous reviendrons aussi sur la rencontre entre Antony Blinken et Sergueï Lavrov. Les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont retrouvés à Stockholm, en Suède. Un rendez-vous sur fond de tensions sur l'Ukraine.

CP : Au Cambodge, le Premier ministre ouvre la voie à une dynastie politique. Hun Sen, au pouvoir depuis plus de 30 ans, souhaite que son fils lui succède. Il lui a apporté son soutien pour les prochaines législatives prévues en 2023.

SB : Enfin, les stars du tennis mondial saluent une décision courageuse de la WTA. L'instance qui régit ce sport à l'échelle planétaire a décidé de suspendre ses tournois de tennis féminin en Chine. Un geste destiné à soutenir la joueuse Peng Shuai qui avait été portée disparue en novembre.

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SB : L'Allemagne resserre l'étau autour des personnes non vaccinées contre le Covid-19.

CP : Le pays fait face à une quatrième vague de contaminations. Certains hôpitaux sont saturés. Une rencontre s'est tenue aujourd'hui entre la chancelière sortante Angela Merkel, son successeur Olaf Scholz et les représentants politiques des régions. De nouvelles restrictions ont été décidées, des mesures qui excluent les non vaccinés de la vie sociale. L'obligation d'être vacciné doit aussi être adoptée prochainement. À Berlin, Pascal Thibaut.

« Un acte de solidarité nationale ». Pour Angela Merkel qui, ces dernières semaines, n’a cessé de plaider pour des mesures plus strictes, la situation est très grave et les non vaccinés devront restreindre leurs activités pour limiter le nombre d’infections et une saturation des hôpitaux. Hormis les commerces essentiels, ces personnes - près d’un tiers de la population - n’auront plus accès aux commerces non essentiels, aux restaurants, aux lieux culturels ou de loisirs. L’ampleur des rencontres privées auxquelles des non vaccinés participent sera limitée. Et hormis l’obligation vaccinale déjà approuvée pour le personnel médical et soignant, une obligation pour l’ensemble de la population doit être adoptée, un tournant majeur comme le reconnaît le futur chancelier Olaf Scholz : « La situation actuelle s’explique d’abord par un nombre insuffisant de personnes vaccinées. C’est pourquoi beaucoup, dont je fais partie, ont changé d’avis. » La décision reviendra aux députés qui doivent voter en leur âme et conscience. Angela Merkel qui avait exclu depuis le printemps 2020 toute obligation vaccinale a également modifié sa position : « Vu la situation actuelle, c‘est une mesure adéquate. Si j’étais encore députée, je voterais pour. » Pour améliorer le taux de vaccination insuffisant, mais aussi la protection des personnes déjà vaccinées avec une troisième dose, Olaf Scholz s’est fixé un objectif ambitieux de 30 millions de nouvelles vaccinations d’ici Noël. Une cellule de crise avec un général à sa tête à la chancellerie doit coordonner ces efforts.

SB : La Norvège aussi adopte de nouvelles mesures, face au variant Omicron du Covid-19.

CP : Cinq cas ont été détectés. À partir de ce soir, minuit, tous les voyageurs arrivant dans le pays devront se soumettre à un test de dépistage dans les 24 heures. À Oslo, la capitale, le port du masque sera rendu obligatoire dans certains lieux et ceux qui le peuvent devront télé-travailler, c'est-à-dire travailler de chez eux.

SB : Les chefs de la diplomatie américaine et russe se sont rencontrés aujourd'hui.

CP : Antony Blinken et Sergueï Lavrov se sont retrouvés à Stockholm, en Suède, à l'occasion du sommet de l'OSCE, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en europe. Cette rencontre intervient en plein pic de tensions entre la Russie et les Occidentaux, alliés de l’Ukraine. Pour rappel, les Américains accusent la Russie de préparer une action militaire contre l’Ukraine. Moscou, de son coté, dément et dit vouloir simplement des « garanties sécuritaires » à ses frontières. On écoute le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov :

« L'Otan refuse d'examiner de manière constructive nos propositions visant à faire baisser les tensions et à prévenir les incidents dangereux. Au contraire, l'infrastructure militaire de l'alliance se rapproche de manière irresponsable des frontières de la Russie, avec des systèmes de défense antimissile déployés en Roumanie et en Pologne qui pourraient être utilisés comme systèmes de frappe. Des missiles américains à moyenne portée sont sur le point d’être installés sur le territoire européen. Le scénario cauchemardesque de la confrontation militaire, revient. L’aide militaire extérieure alimente la volonté de Kiev de saboter les accords de Minsk et nourrit l'illusion que le conflit peut être résolu par la force. »

CP : Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Des propos recueillis par Anissa El Jabri.

SB : Dans l'actualité également, l'ONU obligée de boucler son siège à New York.

CP : Un homme armé a été arrêté, selon la police et plusieurs sources au sein de l'organisation. Il se trouvait devant les grilles de l'ONU et menaçait de se suicider. La police n'a pas donné plus d'informations sur les motivations de cet homme. La fermeture du siège n'a pas entrainé de perturbations au sein des bâtiments. Le Conseil de sécurité a même pu poursuivre sa réunion consacrée à l’Irak.

SB : En Libye, le fils de l'ancien président Mouammar Kadhafi reste finalement dans la course pour la présidentielle du 24 décembre.

CP : Seif al-Islam Kadhafi pourra être candidat au scrutin. La cour d'appel de Sebha, dans le sud du pays, lui a donné raison. Seif al-Islam Kadhafi avait, dans un premier temps, été écarté de l'élection, par l'autorité électorale.

SB : Au Cambodge, le Premier ministre apporte son soutien à son fils aîné pour lui succéder.

CP : Hun Sen dirige le royaume d'une main de fer depuis plus de 30 ans, mais il souhaite que l'accession au pouvoir de son fils, Hun Manet, passe par des élections. C'est ce qu'il a précisé, alors que des législatives sont prévues en 2023. Le Premier ministre cambodgien ouvre ainsi officiellement la voie à une dynastie politique. Une dynastie, c'est lorsque des membres d'une même famille occupent le pouvoir. Les précisions de Jelena Tomic.

La politique au Cambodge, c’est une histoire de famille. Et ce n’est un secret pour personne que Hun Sen souhaite voir l’un de ses fils lui succéder. Hun Manet, 44 ans, occupe déjà des fonctions importantes. Ce diplômé de la prestigieuse académie militaire américaine de West Point est devenu, en 2018, le commandant en chef adjoint des forces armées royale. Deux ans plus tard, il a été promu au comité permanent du Parti du peuple cambodgien, l’unique parti du pays après la dissolution en 2017 de la plus importante formation politique de l’opposition, le Parti du sauvetage national du Cambodge. Cela fait donc déjà plusieurs années que l’indéboulonnable Premier ministre prépare son fils à sa succession. Mais Hun Sen, 69 ans, qui détient le record de longévité politique en Asie, n’envisage toujours pas de quitter le pouvoir. En juin dernier, il avait déclaré que son parti resterait une force dominante pour encore 100 ans.

SB : Nouveau rebondissement dans l'affaire Peng Shuai, en Chine.

CP : Peng Shuai, c'est cette star chinoise du tennis qui a disparu pendant plusieurs semaines, après avoir accusé un ancien haut responsable du parti communiste d'agression sexuelle. Elle est finalement réapparue dans des vidéos et photos, mais cela n'a pas du tout rassuré la WTA, l'instance qui dirige le tennis féminin mondial. L'organisation a donc décidé de suspendre tous les tournois féminins organisés dans le pays. Ce soutien courageux à Peng Shuai a été salué par les stars du tennis mondial. Simon Bourtembourg.

Novak Djokovic, Billie Jean King ou encore Alizée Cornet, ils ont tous salué l'initiative de la WTA de suspendre tous les tournois féminins organisés en Chine. Si la nouvelle fait l'objet d'une intense censure sur les réseaux sociaux chinois, partout ailleurs dans le monde, on assiste à une pluie de réactions en soutien à la prise de position de l'instance qui gère le circuit féminin de tennis. Steve Simon, président de la WTA, a motivé sa décision assurant qu'il existait des « doutes sérieux » quant à la liberté de mouvement Peng Shuai. Suspendre tous les tournois en Chine, une « position audacieuse et très courageuse », commente Novak Djokovic. De son côté, Martina Navratilova, deuxième joueuse la plus titrée du tennis féminin, se félicite que la WTA ait fait passer « les principes avant les dollars ». Le retrait décidé par la WTA pourrait en effet coûter des millions d'euros à l'organisation, la Chine constitue l'un de ses plus gros marchés, dix tournois avaient été organisés lors de la saison 2019.

CP : RFI, il est 21h10 à Paris. C’est la fin de ce Journal en français facile. Très belle soirée à vous.

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