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Homologue

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Emmanuel Macron, le président français a écrit une lettre à son homologue Félix Tshisekedi. Le sens de cette information, entendue, à la Une de RFI, est très clair : un président écrit à un autre président. Ce qui signifie que le président Macron a reconnu Tshisekedi comme président de la RDC. L’affaire valait d’être soulignée puisque l’exécutif français, au lendemain des résultats tardifs de l’élection congolaise, était dubitatif sur leur validité. Mais aujourd’hui le doute est levé, pour Emmanuel Macron d’un côté, pour RFI de l’autre : en publiant cette information, en utilisant ce mot homologue, la radio reconnaît le président de RDC. En effet, l’homologue d’un chef d’État, c’est un autre chef d’État, celui qui lui correspond, mais dans un autre pays. Il y a donc symétrie entre les positions de l’un et de l’autre. Cela s’applique bien sûr à n’importe quelle organisation : le secrétaire général d’un syndicat peut s’adresser à son homologue, un autre responsable d’un autre syndicat, au même niveau de responsabilité. Le gardien de but d’une équipe de foot s’adresse-t-il à celui de l’autre équipe comme à son homologue ? Techniquement, il meut. Mais on emploiera rarement ce mot, qui est réservé à un usage très administratif, sérieux, officiel.

Le mot est également souvent employé comme un adjectif, et là il est moins empesé : deux objets homologues se ressemblent. Si on insiste, et qu’on dit qu’ils sont parfaitement homologues, c’est peut-être qu’on aurait du mal à reconnaître l’un de l’autre.

Et pourtant le sens d’origine est un peu différent : la ressemblance n’est pas la similitude. Et ce mot, on l’a hérité d’abord du vocabulaire des mathématiques, et notamment de la géométrie. On sait par exemple ce que sont deux triangles semblables : ils ont les mêmes angles. Mais ils peuvent très bien avoir des côtés de longueur différente : on en a un grand et un plus petit… Et ils ont la même forme. C’est pour cela qu’on les appelle semblables. Et on appelle les côtés qui se correspondent des côtés homologues, bien que leur longueur ne soit pas égale.

Mais on a aussi un verbe, homologuer dont le sens est en général assez différent. Homologuer, c’est « abord approuver, et le plus souvent reconnaître comme officiel, comme conforme au règlement. Le mot se rencontre souvent dans le langage des sports : on parle d’un record homologué, reconnu, enregistré, et donc non contestable. Alors que parfois le record a été établi devant des témoins dignes de foi, mais sans arbitrage officiel. Il ne peut donc figurer dans les annales, et être la nouvelle performance à détrôner. Ou bien un établissement est homologué, c’est-à-dire qu’il a une sorte d’estampille officielle de l’administration. Comment en est-on arrivé à un sens si lointain de l’idée de similitude, de ressemblance ? Probablement à partir du verbe grec homologein, qui signifiait reconnaître : admettre l’existence de quelque chose, qui paraît vraie, qui ressemble au vrai, et donc qu’on peut accepter.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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