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Consentement

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Consentement ! Voilà bien l’un des mots qui représente les questions qui agite le monde d’aujourd’hui. En France en tout cas, il a été depuis quelques mois au centre des interrogations et des débats. Consentement par rapport à des rapports sexuels d’abord. Et notamment pour des mineurs. Pour de jeunes adolescents ou adolescentes. Ou des enfants. En effet, quelle valeur accorder à un accord donné sous la contrainte morale, sachant que les enfants ou même les adolescents n’ont pas vraiment le droit de dire non aux adultes. Il y a donc un livre de Vanessa Springora qui raconte sa propre histoire, sa liaison de toute jeune fille avec un écrivain connu, et ses interrogations sur les conditions de son consentement.

Mais voilà qu’une actualité radicalement différente met également ce mot sur le devant de la scène. En France la vaccination contre le Covid n’est pas obligatoire. Les pouvoirs publics la conseillent fortement, et elle n’est pas si facile à mettre en place, mais il est entendu qu’on ne vaccinera que les personnes qui ont donné leur consentement. On peut s’étonner de l’usage de ce mot qui ordinairement n’appartient pas au vocabulaire médical. On aurait pu parler d’accord, d’acceptation, d’assentiment, peut-être d’aval. C’est consentement qu’on entend. Ce qui fait penser qu’un mot très à la mode peut voleter d’une notion à l’autre, porté par son succès, et la familiarité qu’il a avec nos oreilles. Le terme convient très bien mais son choix s’est sûrement imposé à cause de la vogue qui l’entoure.

Consentement a d’ailleurs un sens et des échos qui ne sont pas exactement ceux des synonymes que j’évoquais.

Consentir, c’est accepter mais souvent du bout des lèvres. C’est finir par dire oui, après que parfois, on a dit non. Pas toujours, certes, mais fréquemment. En tout cas le verbe insiste sur une certaine passivité de la personne qui consent. Elle n’est pas à l’origine de l’affaire : on la lui propose, avec plus ou moins de pression ou d’insistance. Et après réflexion, il accepte. L’hésitation est-elle toujours là ? Parfois elle peut n’être que dans la tête de celui qui propose, et qui n’est pas sûr de la réponse. Si l’on dit par exemple que les parents de la jeune Lili ont consenti à son mariage avec le fils du notaire, cela sous-entend que cet accord n’était pas gagné d’avance.

Avertissement !  
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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