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Bollywood

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Scandale à Bollywood ! On dirait le titre d’un film. Mais il est bien réel. Et Salman Khan, la star du cinéma indien, vient d’être condamné à cinq ans de prison pour avoir tué des antilopes ! Le monde du cinéma de Mumbay est donc tout en émoi, suite à cette affaire. Alors s’il y a un scandale à Bollywood, il convient de savoir ce que c’est. Drôle de mot, évidemment construit à partir de Hollywood. On a donc transformé ce mot (Hollywood) pour l’adapter au cinéma indien, et notamment à la ville où se situe un grand nombre de studios de cinéma. Quelle ville ? Bombay bien sûr. On prend la première lettre et on transforme ainsi le mot, mondialement connu, qui symbolise l’industrie du film, des stars et des paillettes. Mais parle-t-on encore de Bombay ? Plus tellement. Le nom qu’on retient aujourd’hui, c’est plutôt Mumbay, plus proche de la prononciation en hindi. Transformer les noms géographiques pour qu’ils soient apparemment plus faciles à prononcer dans les langues occidentales – essentiellement le français ou l’anglais – ça fait parfois un peu colonial, comme si on voulait occidentaliser ces villes et ces pays. Mais attention, bien souvent ces mots, francisés ou anglicisés se sont bien ancrés dans ces langues. Et pour ce qui est de leurs dérivés, on ne va pas les changer. C’est exactement ce qui se passe avec Bollywood : le nom est né à une époque où l’on parlait uniquement de Bombay, hors des frontières indiennes, ou lorsqu’on regardait vers l’Amérique. Et cela fait longtemps qu’on parle de Bollywood pour désigner l’ensemble de cette production de cinéma, mais aussi le petit monde qui filme et qui se fait filmer, ainsi que les atmosphères de ce cinéma : les vêtements et les costumes, les intrigues, et même les musiques et les chansons puisque les très nombreuses productions qu’on y tourne sont essentiellement musicales. Il faut bien dire que c’est important : c’est là que se concentre la plus grande production de cinéma du monde.

Malgré tout, même si pour le nombre de réalisations, Bollywood pèse plus lourd que Hollywood, c’est l’Amérique qui est à l’origine des grands mythes du cinéma : l’argent et le luxe, mais aussi les films à grand spectacle, avec décor, costumes, reconstitutions, ruissellements de musique : une certaine idée du cinéma, assez différente de celle de la côte est américaine, ou de l’Europe.

Pourquoi Hollywood ? Le cinéma s’y est installé très tôt. Il faut dire que la ville n’est pas vieille, comme c’est souvent le cas pour les villes américaines. Dans les années 1880, un couple achète un terrain dans ce secteur et le nomme « le bois de houx », et non pas le bois sacré comme on le pense souvent. En effet holy, avec un seul « l » aurait ce sens-là. Comme les paysages alentour sont variés, que l’endroit et calme, et très bon marché au tout début du 20e siècle, les premiers aventuriers du cinéma s’y installent et le succès vient très vite.

Mais si Hollywood est encore un symbole, ce n’est plus le lieu où l’on produit le plus de films : Bollywood l’a dépassé, et même Nollywood. Puisque le pli est pris, on peut continuer. Et le « N » est là pour Nigeria. Et le mot est devenu assez courant puisqu’au Nigéria on fait également plus de films qu’à Hollywood.

Mais on en a pas mal d’autres sur le même modèle, qui ont eu moins de succès, mais se sont coulés dans le même moule : Polywwood pour le Penjab, Lolywwod pour Lahore, et même Notingwood, pour l’Afghanistan. Pour signaler qu’on n’a rien là-bas, pour faire des films.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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