Un soldat français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN s'entretient avec des enfants afghans lors d'une patrouille dans le district de Surobi, dans la banlieue de Kaboul, le 31 octobre 2006.
Un soldat français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN s'entretient avec des enfants afghans lors d'une patrouille dans le district de Surobi, dans la banlieue de Kaboul, le 31 octobre 2006.
Isaf / AFP
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La France au service de l'OTAN

La France, souvent soupçonnée d’être le « vilain canard » de l’OTAN, est en fait un des principaux contributeurs de l’Alliance atlantique. Témoins, de ses deux engagements du moment, en Afghanistan et au sein de la NRF. Le 11 janvier 2007, la NRF-8 est entrée en fonction : elle est la première à avoir été déclarée « entièrement opérationnelle » par le secrétaire général de l’OTAN...
По Philippe Leymarie -

Il s’agit du « tour de garde » que prennent, tous les six mois, les pays membres volontaires de l’organisation, pour mettre en œuvre la Nato Response Force -NRF - (force de réaction de l’OTAN) qui doit pouvoir commencer à se déployer à 5 jours, éventuellement sur une longue distance, pour une période d’un mois, et plus si elle est ravitaillée. L’effectif total des moyens ainsi mis en alerte est de 25 000 hommes, avec une composition inter-armées : terre, air, mer et forces spéciales...

Pour la première fois, la marine nationale française entre dans ce tour d’alerte, aux côtés des Britanniques, Espagnols et Italiens, avec un état-major amphibie, le bâtiment de projection et commandement Mistral, deux transports de chalands de débarquement, et des commandos, deux frégates, des chasseurs de mine, un pétrolier-ravitailleur.

Mais la participation française est conséquente également dans le domaine aérien : une douzaine de Mirage, des Awacs de surveillance, des C135 ravitailleurs, des avions de transport, des drones, et un demi-millier d’hommes en soutien d’une base aérienne de projection. L’armée de terre fournit un bataillon d’infanterie au complet, avec hélicoptères, mortiers, etc. Une participation qui s’établit à 15 % environ de l’ensemble des moyens mis en œuvre par l’OTAN... Et qui implique une préparation intense des forces, sur au moins six mois, avec l’intégration des matériels et surtout des procédures. Et des exercices, qui permettent - ou non ! - de prouver que le « standard » voulu par les instances militaires de l’organisation - standard essentiellement américain, de fait - a bien été atteint par telle ou telle composante.

Autre engagement français sous les couleurs de l’OTAN : Paris, qui vient de retirer son mini-contingent de 200 hommes des forces spéciales opérant sous commandement américain, maintient et renforce même son dispositif au sein de la force de « stabilisation », l’ISAF... La prolongation, à titre permanent, de la présence d’un détachement d’avions de combat : des Mirage 2000, et bientôt des Rafale, avec tout leur environnement. Le soutien du groupe aérien aéronaval du « Charles de Gaulle », pendant sa présence sur zone... Des hélicoptères de transport, des instructeurs insérés dans des bataillons afghans, une participation d’éléments de forces spéciales à la future Commando School... La possibilité donnée à l’état-major d’engager des unités françaises à l’extérieur de la zone de Kaboul dont elles ont la responsabilité. Et la poursuite, bien sûr, de la formation des officiers de l’armée afghane - l’opération baptisée « Epidote » : 4 000 d’entre eux sont déjà passés entre les mains des instructeurs français, les Britanniques s’occupant plutôt des sous-officiers... 2 000 Français s’occupent, de près ou de loin, de ce théâtre afghan... Qui a dit que la France était la mauvaise élève de l’OTAN ?

Опубликовано 26/03/2019 - Изменено 18/04/2019

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