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Journal en français facile 26/10/2017 20h00 GMT

26 октября 2017
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RFI
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Sébastien Duhamel : Radio France Internationale, il est 22 heures ici à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue à tous dans votre Journal en Français facile. Zéphyrin Kouadio est avec moi en studio pour le présenter. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Sébastien, bonsoir à tous. À la une ce soir, la situation en Catalogne. Le président indépendantiste de la région a finalement refusé l'idée d'organiser des élections plus tôt que prévu. C'est demain que le Sénat espagnol doit dire s'il est d'accord pour que l'autonomie de la Catalogne soit suspendue, comme le souhaite le gouvernement espagnol.

SD : Le Premier ministre irakien était aujourd'hui en visite en Iran. Haider Al Abadi a reçu le soutien de Téhéran pour le respect du territoire irakien. Bagdad, qui est engagée dans une attaque contre le groupe État islamique et parallèlement - en même temps - engagée contre les Kurdes.

ZK : En Colombie, même si un accord de paix a été conclu dans le pays entre l'ancienne rébellion et le gouvernement - c'était l'an dernier -, ceux qu'on appelle les défenseurs des droits sont toujours tués. Le nombre de morts depuis 22 mois est estimé à 200.

SD : Et puis une découverte scientifique réalisée au Lesotho, en Afrique : les traces d'un dinosaure géant inconnu jusqu'à aujourd'hui. C'est une équipe de chercheurs de Manchester, au Royaume-Uni, qui a réalisé cette découverte.

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ZK : Le président indépendantiste catalan a donc renoncé, aujourd'hui, à organiser des élections dans sa région.

SD : C'est sous pression que Carles Puigdemont a pris cette décision. Demain, le sénat espagnol doit donner son accord ou non à la mise sous tutelle de la Catalogne, donner son accord ou non pour suspendre l'autonomie de la région - Madrid ayant déclenché l'application de l'article 155 de la Constiution espagnole. Et on a longtemps attendu Carles Puigdemont aujourd'hui. Il a plusieurs fois repoussé une allocution - c'est-à-dire une prise de parole - prévue à la mi-journée. Mais le président catalan s'est finalement exprimé, écoutons-le.

« Mon devoir en tant que président, et ma responsabilité, c'est d'épuiser toutes les voies absolument possibles pour trouver une solution dans le dialogue à un conflit politique, de nature démocratique. Je ne dispose d'aucune garantie qui justifierait aujourd'hui de convoquer des élections au Parlement. L'application de l'article 155 comme elle a été approuvée par le Conseil des ministres, et comme elle sera approuvée par le Sénat, est une application hors-la-loi, abusive et injuste. C'est au Parlement catalan d'agir en fonction de ce que la majorité parlementaire décide à propos des conséquences de l'article 155. »

SD : C'était Carles Puigdemont, le président indépendantiste catalan. Et de son côté, la vice-présidente du gouvernement espagnol a déclaré cet après-midi, je cite : « Il est temps que la loi soit respectée », fin de citation. Déclaration tenue devant une commission du Sénat chargée d'examiner la demande de suspension de l'autonomie de la Catalogne demain.

ZK : Il était hier en Turquie pour asseoir la coopération avec Ankara, Haider Al-Abadi, le Premier ministre irakien était aujourd'hui en Iran.

SD : Haider Al-Abadi a rencontré le Guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, ainsi que le président Hassan Rohani. Une visite qui s'effectue au moment où les forces irakiennes ont repris des bases militaires et des villages dans le dernier bastion du groupe Etat Islamique dans le pays, la dernière ville où le groupe islamiste est implanté. Il s'agit de la localité d'Al-Qaïm, située dans l'immense province désertique d'al-Anbar, dans l'ouest du pays, proche de la frontière avec la Syrie. Les forces irakiennes sont également engagées dans des combats contre les kurdes dans le nord. Autant d'opérations qui sont vues d'un bon oeil par le pouvoir iranien, Haider Al-Abadi peut en être certain aujourd'hui. À Téhéran, les précisions de Siavosh Ghazi.

Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a apporté son soutien au gouvernement irakien « pour défendre l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak ». « L'Iran se tient au côté de l'Irak dans la lutte contre le terrorisme », a déclaré de son côté le président Hassan Rohani en recevant le Premier ministre irakien. L'Iran à majorité chiite soutient l'Irak, également à majorité chiite, dans sa lutte contre le groupe Etat islamique, mais aussi contre les Kurdes, qui voulaient déclarer leur indépendance. Les autorités iraniennes ont répété au Premier ministre irakien que Téhéran se tenait au côté du gouvernement de Bagdad après le référendum d'autodétermination au Kurdistan irakien. L'Iran, qui compte une minorité kurde, s'oppose farouchement à la création d'un État kurde dans la région. Téhéran soutient aussi les gouvernements irakien et syrien contre les groupes jihadistes et rebelles, en envoyant sur place des conseillers militaires et des volontaires. L'Iran a également joué un rôle important pour soutenir les milices chiites Hashed Al-Shabi, qui ont combattu le groupe Etat islamique et empêché la chute de Bagdad. L'Iran a développé ces dernières années ses relations économiques et commerciales avec l'Irak, qui est le second pays après la Chine en termes d'exportations de produits iraniens. À Téhéran, Siavosh Ghazi, RFI.

SD : Le Premier ministre irakien, encore, Haider Al Abadi qui a par ailleurs refusé la main tendue hier par les Kurdes. Les dirigeants autonomistes se disaient prêts à geler, à suspendre le résultat du référendum d'indépendance tenu le mois dernier. Dans un communiqué, Haider al Abadi a déclaré que Bagdad n'accepterait que l'annulation de ce référendum. Pour sa part, le Conseil de sécurité de l'ONU - le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations-Unies - a appelé aujourd'hui les deux parties à fixer un calendrier de négociation pour mettre fin à cette crise.

ZK : Et on passe maintenant à la situation inquiétante en Colombie Sébastien.

SD : Oui, malgré l'accord de paix conclu l'an dernier, en 2016, des assassinats continuent d'avoir lieu. Depuis 22 mois, on estime à 200 le nombre de "défenseurs des droits" qui ont été tués. Cela représente près de 10 morts tous les mois. On fait le point sur les raisons de ces morts et sur l'identité des victimes avec Victor Zammit.

Un gouverneur indigène, des défenseurs de l'eau, des militants opposés à la prospection minière... La liste est longue, mais toutes ces victimes partagent deux points communs : D'abord, leur implication dans la défense des droits, notamment du droit à la terre et de l'environnement. Ensuite l'endroit de leur assassinat puisqu’une énorme majorité de ces meurtres ont été commis dans des régions riches, très riches en ressources naturelles. Si le mobile de ces meurtres semble clair, une question reste néanmoins sans réponse : qui sont les assassins ? Plusieurs pistes peuvent être envisagées : des gangs impliqués dans l'extraction illégale d'or, des dissidents des FARC, ou même la guérilla de l'ELN, l'armée de libération nationale. Mais une autre piste a été avancée, notamment dans un rapport de la FIDH : à savoir certaines entreprises impliquées dans l'exploitation de ces ressources naturelles. Les défenseurs des droits de l'environnement constitueraient pour eux une entrave à leur business. Car rappelons que la Colombie est un des pays possédant une des biodiversités les plus riches au monde. Et que surtout le gouvernement colombien a axé le développement économique du pays par l'exploitation massive de ses ressources naturelles. Ceci pourrait alors expliquer pourquoi les autorités colombiennes ne réagissent pas assez vite à toutes ces alertes.

ZK : L'élection présidentielle au Kenya reportée à samedi dans quatre comtés de l'ouest du pays.

SD : Les électeurs étaient appelés aux urnes aujourd'hui pour voter - dans les bureaux de vote donc - une nouvelle fois, après l'annulation du premier scrutin - de la première élection - par la Cour Suprême. Un scrutin boycotté par l'opposant Raila Odinga, il refuse en effet de participer et avait appelé les Kényans à rester chez eux. Le président sortant Uhuru Kenyatta semble donc vainqueur d'avance. Et des affrontements ont éclaté aujourd'hui entre partisans de l'opposition - des membres de l'opposition - et des forces de l'ordre. Ils ont fait au moins trois morts.

ZK : Une page consacrée à la science à présent, et à ce nouveau dinosaure découvert au Lesotho, dans le sud de l'Afrique Sébastien.

« Kayentapus ambrokholohali », le nom est compliqué, mais c'est le nom scientifique de ce dinosaure. Il est géant : grand comme 4 lions, avec 9 mètres de long et 3 mètres de haut. C'est un bipède carnassier, cela signifie qu'il possédait deux jambes et mangeait de la viande, comme le célèbre Tyrannosaure Rex, rendu célèbre par le film Jurassic Park notamment. C'est une équipe de chercheurs de Manchester, au Royaume-Uni, qui a réalisé cette découverte. Ils n'ont pas trouvé des ossements - des os - Jeanne Richard, mais seulement des empreintes fossilisées dans le sol - des traces laissées par l'animal.

Ce sont les plus grandes empreintes de pattes à 3 orteils trouvées à ce jour sur le continent africain : 57 centimètres (cm) de long et 50 cm de large. Alors, vu leur taille, leur forme, les chercheurs ont pu déduire qu'il s'agissait d'un dinosaure géant du groupe des « méga-théropodes », le groupe qui compte l'un des plus grands carnivores terrestres ayant existé : le fameux Tyrannosaure rex. Et puis ces nouvelles traces de pattes ont été trouvées sur une couche géologique datant du début du Jurassique, sur le site d'une ancienne rivière. Les chercheurs en déduisent que le Kayentapus ambrokholohali aurait foulé le sol il y a près de 200 millions d'années. C'est la première fois qu'on trouve des preuves de vie d'un dinosaure aussi grand datant de cette époque, et à cet endroit. Jusqu'à présent les paléontologues pensaient qu'il n'y avait que des dinosaures bien plus petits qui vivaient là, dans une zone qui correspond au sud du Gondwana, le continent préhistorique. La découverte d'un carnassier géant ayant vécu il y a 200 millions d'années est très rare. Ce n'est seulement qu'au Crétacé, soit 55 millions d'années plus tard, que les autres méga-théropodes, comme le Tyrannosaure rex, commencent à apparaître.

SD : Jeanne Richard, et il faut noter qu'il n'existe qu'un seul autre endroit sur terre où on avait retrouvé de telles empreintes, c'est en Pologne. Il est bientôt 22 heures 10 ici à Paris, merci d'écouter RFI. Restez avec nous, bonne soirée.

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