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Cours à la London Academy of Pole Dancing.
Cours à la London Academy of Pole Dancing.
© Marie Billon
C’est au printemps 2011 que sont nées en Amérique du Nord les « sluts walks », littéralement des marches de salopes... Des manifestations qui réclamaient le droit pour les femmes de s’habiller librement sans être considérées comme des objets de désir pour les hommes. Une nouvelle forme de féminisme qualifiée de « sex-positive ». Cette tendance pousse à l’extrême la valorisation du corps de la femme et de son droit à en disposer comme elle le souhaite. Toute forme de sensualité et de sexualité qui peut aider les femmes à se sentir plus fortes est aussi valorisée.

8'42'' - Première diffusion le 14/06/2012

Une nouvelle forme de féminisme en Europe : au Royaume-Uni, des femmes défendent le droit à être sexy sans être considérées comme des objets de désir pour les hommes. Reportage à Londres de Marie Billon.

En six ans d’existence, le club de la London Academy of pole-dancing (1) a dispensé des cours à plus de 10 000 adhérentes. Pour sa directrice, cette danse sexy est un art qui permet de renforcer la confiance et l’estime de soi. Les femmes se sentent gratifiées en pratiquant un sport en connexion avec leur sensualité et leur sexualité

Ces cours participent du mouvement féministe Sex-positive (mouvement pro sexe en français) basé sur la valorisation sexuelle de la femme. Ce courant s’oppose au féminisme radical qui considère la sexualité en termes de domination de l’homme sur la femme. Mais ce féminisme doit encore lutter pour prouver que ces pratiques n’ont rien de dégradant. Une tentative de créer des Sweat Dreams - soirées de pole-dancing ou de striptease réservées aux femmes - a échoué. La raison ? Les femmes ne seraient pas prêtes à payer pour consommer du sexe comme le font les hommes.

 

En Allemagne, c’est la jeune ministre de la Famille qui règle ses comptes avec les féministes dans un livre accueilli plutôt froidement. À Berlin, les précisions de Julien Méchaussié.

Dans son essai Merci nous sommes nous-mêmes émancipées. Pour en finir avec le diktat des rôles stéréotypés, Kristina Schröeder affirme que les femmes, prises en tenaille entre leur rôle de protection de la famille et le combat des féministes pour l’égalité des sexes, n’ont pas gagné leur liberté. Et selon la ministre chrétienne-démocrate (CDU), les politiques publiques pour réduire les inégalités salariales ou favoriser l’accès aux postes à responsabilité ne leur sont pas nécessaires. Cette vision post-féministe de la société a provoqué un véritable tollé outre-Rhin, y compris au sein du parti conservateur. 

(1) Le pole-dancing est une discipline qui mêle danse, figures et acrobaties qu’une femme exécute autour d’une barre verticale.

 

Publié le 09/03/2017 - Modifié le 23/03/2017 - Par Laurent Berthault

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