Thomas Pesquet au téléphone après avoir atterri au Kazakhstan, le 2 juin 2017.
Thomas Pesquet au téléphone après avoir atterri au Kazakhstan, le 2 juin 2017.
Shamil Zhumatov/Pool /AFP
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L'astronaute français Thomas Pesquet raconte son expérience

C'était sa première apparition publique depuis qu'il est revenu sur Terre le vendredi 2 juin 2017. L'astronaute français Thomas Pesquet a donné une conférence de presse au cours de laquelle il est notamment revenu sur ce qui lui avait manqué lors de ces six mois passés à bord de la station spatiale internationale.
Par Simon Rozé -

Avec notre envoyé spécial à Cologne,  Simon Rozé

On pouvait penser que Thomas Pesquet aurait le spleen d’avoir quitté l’espace et sa chambre avec vue sur la Terre. Mais il n’en est rien ! En conférence de presse, le mardi 6 juin 2017, l’astronaute est apparu souriant et même content de retrouver dès son atterrissage des sensations oubliées. « Cette première bouffée d’air frais, c’est un peu une overdose de sensations », lance-t-il.

Et Thomas Pesquet d'expliquer : « Ce sont des odeurs qu’on n’a pas connues ; l’odeur de la steppe, l’odeur de l’herbe un peu mouillée. Ce qui était assez drôle, c’est que je sentais même le savon ou le déodorant des gens qui étaient venus nous chercher, parce qu’on n’est pas habitué à tout ça. On a le sens de l’odorat un peu inhibé. »

Ces sensations, l'astronaute français les redécouvre, comme les autres petits plaisirs. Revoir sa compagne, bien sûr, mais aussi des choses plus simples. Thomas Pesquet a avoué avoir énormément apprécié sa première douche. De quoi oublier tous les examens qu’il doit encore passer.

« En ce moment, dit-il, je suis tellement content d’être rentré et d’avoir retrouvé mes proches, etc., et d’être sur terre et d’avoir plein de choses qui m’ont manqué pendant six mois. On me dit : Tiens, Thomas, ta prise de sang ! Je dis : Super ! Pas de problème, allons-y, prise de sang ! Peut-être que dans quelques semaines, j’en aurai un peu marre, mais pour l’instant ça va. »

L’astronaute va encore subir ce régime pendant trois semaines. Il n’a toujours pas le droit de conduire ou de faire du vélo, mais malgré ces désagréments Thomas Pesquet l’a dit, il compte bien repartir là-haut. Voir la Terre d'en haut lui a fait prendre beaucoup de recul.

« J’en ai fait l’expérience avec mes sens : voir la fragilité de la planète. C’est une chose de le comprendre avec son intellect, c’est autre chose de le voir et de le ressentir. C’est en ça que mon regard a un peu changé, ce sont des choses que je savais mais que j’ai confirmées et ça m’a donné envie d’inciter les gens à faire plus pour l’environnement. »

Thomas Pesquet dit regretter, notamment, la décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris : « Quand je vois les décisions comme celle du président américain de sortir de l’accord de Paris, je pense que c’est irresponsable. Il va falloir s’organiser pour que ça marche quand même ! »

Publié le 08/06/2017 - Modifié le 12/06/2017

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